Quand l’amour de la lecture est plus fort que le handicap …

Sabine est malvoyante depuis très longtemps. Elle a toujours aimé lire malgré la perte progressive de vision et a du s’adapter pour pouvoir continuer à dévorer des histoires. Elle nous propose de partager ses dernières découvertes littéraires.

« Le fait d’être malvoyante, depuis que je suis bébé, ne m’a jamais empêché de lire. Je peux même dire que je suis une lectrice boulimique. Je devrais plutôt dire « étais » car à partir de 2012, il m’est devenu de plus en plus pénible de lire.

En 2013, j’ai été prise en charge par le centre de réadaptation des « Amis des Aveugles et Malvoyants » et les thérapeutes m’ont parlé des alternatives possibles : livres à grands caractères, liseuses, livres audio…

Dans un premier temps, j’ai opté pour les livres à grands caractères et j’ai testé la liseuse. J’ai vite renoncé à cette dernière car la taille des caractères limitait le nombre de mots par page et j’en ai eu vite marre de devoir sans arrêt « tourner les pages » ! Quant aux livres à grands caractères, c’était bien mais j’étais vite fatiguée et, de plus, je ne trouvais pas toujours ce dont j’avais envie, d’où un sentiment de frustration…

Et puis, au début de cette année, un déclic s’est produit, après une séance aux Amis des Aveugles : je « devais » passer aux livres audios. J’ai donc commencé à tester des supports, puis à chercher des endroits où je pourrais acheter mes livres.

J’ai alors dépensé une fortune en livres sur CD ! Waouw ! Quel bonheur de m’adonner à nouveau à ce plaisir. Je me suis vite rendue compte que mon budget allait drôlement souffrir de cette passion ressuscitée. J’ai donc cherché du côté des plateformes de téléchargement.

Et bien voilà… J’ai aujourd’hui retrouvé le plaisir de lire. J’ai même écouté des livres que j’avais lus. Vous ne me croirez peut-être pas mais je les ai découverts autrement, j’y ai même perçu des détails qui m’avaient échappé lors de ma lecture classique.

Petit Pays – Gaël Faye

En quelques mots : après La nuit de feu, Eric-Emmanuel Schmitt poursuit son exploration des mystères spirituels dans un roman troublant, entre suspense et philosophie.Tout commence par une explosion à la sortie d’une messe. Le narrateur était là. Il a tout vu. Et davantage encore, il possède un don unique : voir à travers les visages et percevoir autour de chacun les êtres minuscules –souvenirs, anges ou démons- qui le motivent ou le hantent.Est-ce un fou ? Ou un sage qui déchiffre la folie des autres ? Son investigation sur la violence et le sacré va l’amener à la rencontre dont nous rêvons tous…

Ce qui m’a plu : j’aimerais vous recommander l’un des derniers livres que j’ai écoutés : « Petit pays » de Gaël Faye. L’auteur lit lui-même le livre ce qui est un « plus » appréciable ! Il raconte l’émergence du génocide au Rwanda. Il narre le quotidien de Gabriel, jeune Franco-Rwandais avant le génocide mais aussi pendant, jusqu’à sa fuite vers la France. Le livre cumule humour, légèreté, poésie avec drame, horreur, réflexion. Un beau récit à s’offrir !

Eric-Emmanuel Schmitt, « L’homme qui voyait à travers les visages »

En quelques mots : Augustin, jeune journaliste stagiaire est le témoin du premier d’une série d’attentats qui secouent Charleroi. Il est alors embarqué, malgré lui, dans l’enquête. Entraîné par les différents acteurs des événements, dont il espère être si pas apprécié, remarqué, Augustin est écartelé entre les facettes de cette enquête à géométrie variable et englué dans une réflexion philosophique et religieuse…

Ce qui m’a plu : le suspense ! Et les dénouements en cascades ! Mais également le fait que l’auteur se mette en scène dans l’intrigue…

 

Voilà donc l’étape franchie : ma vue peut encore décliner, j’ai maintenant les clés d’une lecture toujours possible et c’est un pur bonheur !

Bonnes lectures !

Sabine

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« Nuit blanche » accessible aux aveugles et malvoyants le 07 octobre à Bruxelles

Le 7 octobre, l’évènement culturel Nuit Blanche envahit le Parc de Bruxelles et ses alentours avec plus de 20 projets artistiques dans des lieux insolites ! Grâce au service “Blind Date”, découvrez le parcours et les projets à travers un accompagnement personnalisé.

Nuit blanche pour tous

NUIT BLANCHE entend favoriser l’accès à la culture pour tous. Pour la 6ème édition consécutive, le programme d’accessibilité ouvre l’évènement à tous les publics, en particulier aux personnes porteuses d’un handicap, en améliorant l’accessibilité des lieux et des projets.

A travers un thème fort comme « Power Games », NUIT BLANCHE invite chacun à questionner son rapport à l’autre. Le choix de projets artistiques comme HUG, une performance de chant vécue les yeux bandés, prive le spectateur de ses repères et le contraint à vivre l’expérience uniquement à travers ce qu’il peut percevoir : le son, la respiration et la vibration des corps.

Cette année, plus de la moitié des projets artistiques sont rendus accessibles aux personnes en chaise roulante, déficients visuels et déficients auditifs.

Avec la collaboration de partenaires extérieurs, un parcours spécifique est aménagé, en plus d’une information accessible et d’un accueil personnalisé. De plus, l’enthousiasme et la créativité des artistes de NUIT BLANCHE offrent à ce public la possibilité d’approcher les œuvres autrement, parfois en faisant appel aux dimensions tactiles, olfactives et gustatives, poussant ainsi à la réflexion et à l’échange de points de vues.

Intéressé(e) ? Inscrivez-vous par mail à info@nuitblanchebrussels.be
Plus d’infos > www.nuitblanche.brussels/nuitblanchepourtous

Vivez la danse autrement

À l’invitation du Kaaitheater de Bruxelles et de ses partenaires européens Wiener Tanzwochen, CND (Paris) et The Place (Londres), Vera Tussing et Anne Juren créent des œuvres dont peuvent pleinement jouir des personnes non-voyantes ou malvoyantes. Un choix qui favorise le toucher vis-à-vis du regard, la proximité vis-à-vis de la distance.

Faut-il vraiment le voir pour le croire ?

https://www.kaaitheater.be/sites/default/files/styles/4_5_portrait/public/article/piet_devos.png?itok=CPxfMoyRPiet Devos – aveugle depuis qu’il a cinq ans – a ressenti, entendu et vécu différentes sortes de danse et vient partager ses expériences avec le public du Kaaitheater : « Je pense que pour les malvoyants et les aveugles, la danse peut représenter un véritable voyage de découverte. »
> Lisez l’interview complète

Les spectacles

Volmir Cordeiro — L’œil la bouche et le reste

Après une série de solos,   Volmir Cordeiro crée un premier spectacle pour quatre danseurs. Dans « L’œil la bouche et le reste », il nous invite à considérer différemment l’acte de regarder. Il part de l’œil pour toucher tout ce qui est sphérique : le soleil, un œuf, la lune, une arène. Il crée une danse censée reproduire les actions et les fonctions physiques de l’œil : pleurer, fixer, cligner, épier… L’intériorité, la latence et même le pré-humain et le cannibale sont mis à nu lors de cette quête intense, quasi obsessionnelle de la danse et de l’innommé.

volmir

Quand ? mercredi 18 octobre 2017 – 19h30

Prix ? € 10 (tarif réduit) – votre accompagnateur ne paie rien

Langue ? Audiodescription en français et néerlandais.

Mette Edvardsen — We to be

Mette Edvardsen étend considérablement l’espace d’interprétation classique. Elle joue « We to be » dans trois lieux à la fois : le livre dont elle fait la lecture à haute voix, la scène vide qui fait office d’écran de projection de l’imagination du spectateur et les ondes radiophoniques à travers une diffusion en direct. Avec ce spectacle, Mette      Edvardsen achève une trilogie dans laquelle la langue et la voix prennent le dessus et l’aspect visuel se déplace vers l’imaginaire du public.

Quand ? vendredi 20 + samedi 21 octobre 2017 – 20h00

Prix ? 10 € (tarif réduit) – votre accompagnateur ne paie rien

Quoi ? théâtre/performance, en anglais

mette

Vera Tussing — The Palm of Your Hand II 

En 2015, Vera Tussing a créé le spectacle « The Palm of Your Hand » dans lequel des actes sociaux et des motifs chorégraphiques classiques frôlaient de très près les spectateurs – disons plutôt les participants. À présent, Vera Tussing retravaille le spectacle de manière à le rendre accessible aux malvoyants et aux non-voyants. Voilà pourquoi la chorégraphie communique à présent au-delà du purement visible. Une interaction continue entre performeurs et public s’ancre dans une connivence tacite. Avec ses co-spectateurs, on balise une surface de jeu en forme d’ellipse : une danse du frôlement.

Quand ? vendredi 17 novembre à 19h30 + samedi 18 novembre à 21h00

Prix ? 10€ (tarif réduit) – votre accompagnateur ne paie rien

Quoi ? danse/performance, sans paroles

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Anne Juren – Anatomie

Comment une chorégraphie mentale peut-elle procurer un sentiment de mouvement ? Dans « Anatomie », Anne Juren crée une partition de mouvements pour viscères et fonctions corporelles. Alors qu’on est allongé sur un tapis, les yeux clos, sa voix nous guide à travers notre corps et notre esprit. Pour la recherche effectuée pour cette « danse » – recherche qui s’est articulée autour de la tache aveugle –, Anne Juren a travaillé avec des personnes malvoyantes. Leurs expériences se sont transformées en matériau pour créer une chorégraphie « dans » le corps.

Quand ? vendredi 17 novembre à 21h00 + samedi 18 novembre à 19h00

Prix ? 10 € (tarif réduit) – votre accompagnateur ne paie rien

Quoi ? performance, en anglais

anne

Vera Tussing — The Palm of Your Hand for kids (4-12 ans)

Serrer la main, saluer avec un high five, s’appuyer sur l’épaule de quelqu’un : dans « The Palm of Your Hand », les danseurs cherchent le contact avec le public. Du sens du toucher aux petits jeux en cercle en passant par des signes de solidarité, avec Vera Tussing on part à l’aventure ! Après s’être produite deux soirs pour les adultes, c’est au tour des enfants !

Quand ? dimanche 19 novembre à 15h00

Prix ? gratuit

Infos pratiques

  • Vous payez le tarif réduit, votre accompagnateur vous escorte gratuitement
  • Les chiens guides d’aveugles sont les bienvenus, mais veuillez juste nous en informer au préalable.
  • Vous souhaitez de l’assistance pour le trajet de la gare du Nord au Kaaitheater ? Nous serons heureux de vous l’offrir.

Contact

Hilde Peeters

Kaaistudio’s, 81 rue Notre Dame du Sommeil, 1000 Bruxelles

t +32 2 274 03 88

m +32 477 60 81 16

hilde.peeters@kaaitheater.be

Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) – « Ce qui nous lie » en audiodescription le 02 octobre

INVITATION

Dans le cadre du Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF), l’Œuvre fédérale Les Amis des Aveugles et Malvoyants vous invite à la projection du film audiodécrit

« CE QUI NOUS LIE »

Un film de Cédric Klapisch

le lundi 2 octobre 2017 à 18h00

au cinéma Caméo, rue des Carmes à Namur.

 

Le film a été audiodécrit par l’asbl Les Amis des Aveugles, avec le soutien de la Wallonie. L’audiodescription consiste en l’insertion de commentaires descriptifs sur la bande originale du film. Notre manière de travailler préserve la spontanéité et ne dénature pas l’œuvre originale. Chacune de nos audiodescriptions est validée par une personne déficiente visuelle employée au sein de notre association.

Attention, le nombre de places est limité. Merci de confirmer votre participation avant le 26/09 par mail via n.philippart@amisdesaveugles.org ou au 065 40 31 00 en précisant votre nom, prénom et si vous êtes accompagné(e).

SYNOPSIS: « Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pour faire le tour du monde. En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terre de son enfance. Il retrouve sa sœur, Juliette, et son frère, Jérémie. Leur père meurt juste avant le début des vendanges. En l’espace d’un an, au rythme des saisons qui s’enchaînent, ces 3 jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s’épanouissant et mûrissant en même temps que « le vin qu’ils fabriquent ».

 

Raconter ses rêves : recherche de témoignages de personnes déficientes visuelles

Voyages et réflexions ont amené Thibaut Drouillon à se pencher sur l’art. le jeune artiste s’est toujours intéressé aux sons s’articulant dans notre quotidien, par exemple, l’ambiance et l’émotion que ces ondes peuvent procurer de façon personnel chez chacun d’entre nous. Il recherche des personnes déficientes visuelles qui accepteraient de lui raconter leurs rêves dans le but d’enrichir son dernier projet : percécité. Il s’agit d’une transposition du code braille sur une portée musicale délivrant un message particulier. Percécité – Thibaut Drouillon

Les rêves… fruits de notre inconscient auxquels on s’efforce de donner un sens. Derrière ce travail, se cache un rêve : un aveugle lisant en braille la phrase suivante : « Et à ce moment-là, je compris que j’étais le seul à le voir. ».

On y trouve une inversion des rôles presque ironique : face au braille une personne atteinte par la cécité est plus apte à déchiffrer ce code d’écriture que bon nombre d’individu possédant la vue.

Par cette pièce, cette réinterprétation, l’artiste aspire à faire vivre ce rêve et ces questions aux visiteurs.

Coordonnées : Thibaut Drouillon – drouillonthibaut@gmail.com – 0474 / 104 496

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Sommet mondial « Destination pour tous 2018 » – Recherche de personnes à besoins spécifiques pour une campagne promotionnelle

Les organisations Kéroul, du Québec, Access-i et le Collectif Accessibilité Wallonie-Bruxelles (CAWaB) de Belgique, organiseront la deuxième édition du Sommet mondial Destinations pour tous à Bruxelles à l’automne 2018. Cet événement a pour but de mettre en œuvre de façon concrète les recommandations de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) en matière de tourisme accessible à tous.A cette occasion, deux partenaires institutionnels du tourisme se mobilisent et préparent différents outils de promotion touristique. Ils sont à la recherche de personnes / familles (avec ou sans enfants) / groupes d’amis pour participer à un shooting photos :

  • personnes en fauteuil roulant,
  • personnes marchant difficilement,
  • personnes aveugles,
  • personnes malvoyantes,
  • personnes sourdes,
  • personnes malentendantes,
  • personnes avec difficulté de compréhension.

Les photos seraient prises tant à l’extérieur qu’à l’intérieur (musées, attractions, lieux touristiques, etc.). Les lieux sont en cours de sélection et seront proposés aux participants avant de confirmer leur participation. Les frais de repas (éventuels) et de transport seront pris en charge.

Bruxelles :

La période retenue est celle de fin septembre.

Si vous êtes intéressés, envoyer un email et une photo récente à info@cawab.be au plus tard le 5 septembre

Wallonie :

La période retenue est celle de fin août / début septembre.

Si vous êtes intéressés, envoyez un email et une photo récente à info@access-i.be au plus tard le 21 août

Pour toute demande de renseignement, votre personne de contact est Emilie GOFFIN : info@access-i.be ou 0473/ 76 64 28.

EIDO, une nouvelle police adaptée aux malvoyants

Des chercheurs viennent de développer une nouvelle police de caractères adaptée aux personnes atteintes de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Interview exclusive de Jean-Baptiste Bernard, chercheur au laboratoire de Psychologie Cognitive de l’Université d’Aix-Marseille.

Les patients atteints de DMLA, plus d’1 million en France, 30.000 en Belgique, se plaignent majoritairement de ne pas reconnaître correctement les mots qui composent un texte. Afin d’améliorer leur capacité de lecture, des chercheurs du Laboratoire de psychologie cognitive (CNRS et Aix-Marseille Université) ont développé une nouvelle police de caractères baptisée EIDO.

Exemple

Pourriez-vous nous expliquer brièvement le principe de cette police de caractères ?

La police EIDO se distingue des autres polices de caractères couramment utilisées grâce à des caractères aux formes optimisées qui ne se confondent pas entre eux. En effet, les faibles vitesses de lecture des personnes malvoyantes s’expliquent en partie par la forte proportion de confusions entre lettres physiquement similaires (par exemple, un b avec un d, un p avec un q, un h avec un l ou un e avec un c). La police EIDO a été définie de sorte à maximiser les différences physiques entre ces caractères fréquemment confondus en créant des différences d’orientation ou des formes plus marquées. La police EIDO est ainsi constituée de 26 lettres aux formes contrastées mais familières pour limiter le temps d’apprentissage des patients.

Est-elle unique ou existe-t-il d’autres polices de caractères adaptées au handicap visuel ?

Peu de polices de caractères qui sont destinées aux malvoyants existent, et aucune n’améliore à ma con-naissance les performances de reconnaissance de lettres, de mots ou de lecture chez les patients « basse vision ». Notre police de caractères est donc la première à montrer l’efficacité d’une police adaptée en termes de performance, du moins en ce qui concerne la reconnaissance visuelle de lettres et de mots.

Comment l’avez-vous mise au point ? Quelles sont ses avantages ?

Notre équipe du laboratoire de Psychologie Cognitive à Marseille a réfléchi à des formes visuelles simples qui peuvent se distinguer malgré la présence d’un handicap visuel. Il a fallu ensuite étudier les caractères qui étaient fréquemment confondus entre eux pour créer des différences physiques permettant d’éviter ces confusions. Éviter ces confusions permet ainsi aux sujets malvoyants de reconnaitre les caractères plus facilement, et donc les mots qui sont constitués de ces caractères.

Est-elle destinée juste à une utilisation numérique ? Envisagez-vous l’impression de livres ?

La force du numérique est de pouvoir instantanément modifier l’apparence physique d’un texte, et donc de passer facilement d’une police de caractère à une autre, comme l’on peut passer d’une taille de caractère à une autre. Utiliser la police de caractères EIDO pour l’impression de livres destinés à des personnes mal-voyantes est une possibilité envisageable dans le futur. Toutefois, nous avons besoin d’études complémentaires pour montrer qu’EIDO est efficace pour améliorer les performances de lecture des patients, avec notamment un test des effets d’un apprentissage poussé avec cette police de caractères.

Quelle a été la réaction des professionnels de la basse vision ?

La réaction des professionnels de la basse vision a été très enthousiaste, tout comme celle d’un grand nombre de patients qui ont pu l’utiliser. La possibilité de télécharger la police gratuitement a permis un retour d’une population importante de patients désirant améliorer leur performance de lecture. Un test à grande échelle est prévu prochainement pour tester l’efficacité de la police après un apprentissage plus important que lors de notre première étude, les utilisateurs dénotant un temps d’adaptation nécessaire avec EIDO.

Vis ma vie – Fauve Hautot dans la peau d’une personne aveugle

Vie-ma-Vie-NT1-Quand-Fauve-Hautot-reapprend-a-danser-a-l-aveugle_news_fullPour « Vis ma Vie », Fauve Hautot, jurée de l’émission Danse avec les stars, a accepté de perdre la vue, aux côtés de Fabienne, une danseuse malvoyante ! Celle qui tous les jours travaille la précision de ses mouvements devant un miroir, se lance un défi de taille : passer 24 heures les yeux bandés. Pour Fauve, qui a peur du noir, perdre la vue est tout simplement inimaginable, angoissant et insurmontable. Comment Fauve vivra-t-elle cette aventure ? Acceptera-t-elle de danser les yeux bandés ? Une expérience riche en émotions !

Replay disponible pendant une semaine : https://www.rtbf.be/auvio/detail_vis-ma-vie?id=2104349

ou https://www.facebook.com/FauveHautotOfficiel/videos/902432583172405/?hc_location=ufi

 

 

Sarina Cohn – S’évader dans la musique

TLG7_155057A 21 ans, Sarina Cohn est une jeune femme brillante et cultivée. Devenue non-voyante depuis quelques années, elle nous parle de sa passion pour la musique.

Depuis quand es-tu passionnée par la musique ?

Cela remonte à ma tendre enfance. C’est ma grand-mère qui était professeur de piano qui m’a initiée à la musique. Nous sommes une famille d’artistes car ma mère est artiste-peintre. J’ai appris le solfège, le piano, le chant et je gratouille aussi un peu de guitare.

Est-ce que tu composes tes propres musiques ?

Oui bien sûr, vous pouvez retrouver mes morceaux sur mon blog www.blogdesarina.net/ et aussi sur Youtube. J’aime écrire sur des personnes en particulier ou bien sur la nature. Mes textes parlent aussi beaucoup d’évasion.

Ton plus beau souvenir de concert ?

Question difficile car j’aime beaucoup me produire en concert même si cela fait un moment que je n’en ai plus fait. J’ai eu la chance de partager un concert avec la chanteuse Noa, j’en garde un très bon souvenir. J’ai participé aussi à des concerts classiques et même joué avec un orchestre symphonique. C’est très impressionnant de sentir derrière soi une vingtaine de musiciens.

Le passage de la Reine Mathilde aux Amis des Aveugles, le 28 avril dernier, m’a laissé un très bon souvenir. C’était une belle expérience de pouvoir l’atteindre et chanter devant une personnalité publique comme elle.

DSC06431Quels sont tes artistes préférés ?

J’écoute beaucoup de musique classique et aussi beaucoup de musique du monde, pas nécessairement des groupes ou des artistes en particulier.

Si tu étais une chanson, quelle serait-elle ?

Je n’ai pas de titre en tête mais je pense qu’elle serait mélancolique, triste et tourmentée. Je ne voudrais pas être une chanson que tout le monde fredonne mais plutôt un morceau unique.

Quels sont tes projets futurs ?

Pour l’instant, je participe à un stage intensif de chant lyrique. J’ai d’ailleurs cours dans peu de temps au château d’Enghien. C’est ma classe qui donne le concert en faveur des Amis des Aveugles chaque été. J’ai le projet de suivre un master en musicologie à Louvain-La-Neuve et de continuer le chant au conservatoire.