« Nuit blanche » accessible aux aveugles et malvoyants le 07 octobre à Bruxelles

Le 7 octobre, l’évènement culturel Nuit Blanche envahit le Parc de Bruxelles et ses alentours avec plus de 20 projets artistiques dans des lieux insolites ! Grâce au service “Blind Date”, découvrez le parcours et les projets à travers un accompagnement personnalisé.

Nuit blanche pour tous

NUIT BLANCHE entend favoriser l’accès à la culture pour tous. Pour la 6ème édition consécutive, le programme d’accessibilité ouvre l’évènement à tous les publics, en particulier aux personnes porteuses d’un handicap, en améliorant l’accessibilité des lieux et des projets.

A travers un thème fort comme « Power Games », NUIT BLANCHE invite chacun à questionner son rapport à l’autre. Le choix de projets artistiques comme HUG, une performance de chant vécue les yeux bandés, prive le spectateur de ses repères et le contraint à vivre l’expérience uniquement à travers ce qu’il peut percevoir : le son, la respiration et la vibration des corps.

Cette année, plus de la moitié des projets artistiques sont rendus accessibles aux personnes en chaise roulante, déficients visuels et déficients auditifs.

Avec la collaboration de partenaires extérieurs, un parcours spécifique est aménagé, en plus d’une information accessible et d’un accueil personnalisé. De plus, l’enthousiasme et la créativité des artistes de NUIT BLANCHE offrent à ce public la possibilité d’approcher les œuvres autrement, parfois en faisant appel aux dimensions tactiles, olfactives et gustatives, poussant ainsi à la réflexion et à l’échange de points de vues.

Intéressé(e) ? Inscrivez-vous par mail à info@nuitblanchebrussels.be
Plus d’infos > www.nuitblanche.brussels/nuitblanchepourtous

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Vivez la danse autrement

À l’invitation du Kaaitheater de Bruxelles et de ses partenaires européens Wiener Tanzwochen, CND (Paris) et The Place (Londres), Vera Tussing et Anne Juren créent des œuvres dont peuvent pleinement jouir des personnes non-voyantes ou malvoyantes. Un choix qui favorise le toucher vis-à-vis du regard, la proximité vis-à-vis de la distance.

Faut-il vraiment le voir pour le croire ?

https://www.kaaitheater.be/sites/default/files/styles/4_5_portrait/public/article/piet_devos.png?itok=CPxfMoyRPiet Devos – aveugle depuis qu’il a cinq ans – a ressenti, entendu et vécu différentes sortes de danse et vient partager ses expériences avec le public du Kaaitheater : « Je pense que pour les malvoyants et les aveugles, la danse peut représenter un véritable voyage de découverte. »
> Lisez l’interview complète

Les spectacles

Volmir Cordeiro — L’œil la bouche et le reste

Après une série de solos,   Volmir Cordeiro crée un premier spectacle pour quatre danseurs. Dans « L’œil la bouche et le reste », il nous invite à considérer différemment l’acte de regarder. Il part de l’œil pour toucher tout ce qui est sphérique : le soleil, un œuf, la lune, une arène. Il crée une danse censée reproduire les actions et les fonctions physiques de l’œil : pleurer, fixer, cligner, épier… L’intériorité, la latence et même le pré-humain et le cannibale sont mis à nu lors de cette quête intense, quasi obsessionnelle de la danse et de l’innommé.

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Quand ? mercredi 18 octobre 2017 – 19h30

Prix ? € 10 (tarif réduit) – votre accompagnateur ne paie rien

Langue ? Audiodescription en français et néerlandais.

Mette Edvardsen — We to be

Mette Edvardsen étend considérablement l’espace d’interprétation classique. Elle joue « We to be » dans trois lieux à la fois : le livre dont elle fait la lecture à haute voix, la scène vide qui fait office d’écran de projection de l’imagination du spectateur et les ondes radiophoniques à travers une diffusion en direct. Avec ce spectacle, Mette      Edvardsen achève une trilogie dans laquelle la langue et la voix prennent le dessus et l’aspect visuel se déplace vers l’imaginaire du public.

Quand ? vendredi 20 + samedi 21 octobre 2017 – 20h00

Prix ? 10 € (tarif réduit) – votre accompagnateur ne paie rien

Quoi ? théâtre/performance, en anglais

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Vera Tussing — The Palm of Your Hand II 

En 2015, Vera Tussing a créé le spectacle « The Palm of Your Hand » dans lequel des actes sociaux et des motifs chorégraphiques classiques frôlaient de très près les spectateurs – disons plutôt les participants. À présent, Vera Tussing retravaille le spectacle de manière à le rendre accessible aux malvoyants et aux non-voyants. Voilà pourquoi la chorégraphie communique à présent au-delà du purement visible. Une interaction continue entre performeurs et public s’ancre dans une connivence tacite. Avec ses co-spectateurs, on balise une surface de jeu en forme d’ellipse : une danse du frôlement.

Quand ? vendredi 17 novembre à 19h30 + samedi 18 novembre à 21h00

Prix ? 10€ (tarif réduit) – votre accompagnateur ne paie rien

Quoi ? danse/performance, sans paroles

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Anne Juren – Anatomie

Comment une chorégraphie mentale peut-elle procurer un sentiment de mouvement ? Dans « Anatomie », Anne Juren crée une partition de mouvements pour viscères et fonctions corporelles. Alors qu’on est allongé sur un tapis, les yeux clos, sa voix nous guide à travers notre corps et notre esprit. Pour la recherche effectuée pour cette « danse » – recherche qui s’est articulée autour de la tache aveugle –, Anne Juren a travaillé avec des personnes malvoyantes. Leurs expériences se sont transformées en matériau pour créer une chorégraphie « dans » le corps.

Quand ? vendredi 17 novembre à 21h00 + samedi 18 novembre à 19h00

Prix ? 10 € (tarif réduit) – votre accompagnateur ne paie rien

Quoi ? performance, en anglais

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Vera Tussing — The Palm of Your Hand for kids (4-12 ans)

Serrer la main, saluer avec un high five, s’appuyer sur l’épaule de quelqu’un : dans « The Palm of Your Hand », les danseurs cherchent le contact avec le public. Du sens du toucher aux petits jeux en cercle en passant par des signes de solidarité, avec Vera Tussing on part à l’aventure ! Après s’être produite deux soirs pour les adultes, c’est au tour des enfants !

Quand ? dimanche 19 novembre à 15h00

Prix ? gratuit

Infos pratiques

  • Vous payez le tarif réduit, votre accompagnateur vous escorte gratuitement
  • Les chiens guides d’aveugles sont les bienvenus, mais veuillez juste nous en informer au préalable.
  • Vous souhaitez de l’assistance pour le trajet de la gare du Nord au Kaaitheater ? Nous serons heureux de vous l’offrir.

Contact

Hilde Peeters

Kaaistudio’s, 81 rue Notre Dame du Sommeil, 1000 Bruxelles

t +32 2 274 03 88

m +32 477 60 81 16

hilde.peeters@kaaitheater.be

Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) – « Ce qui nous lie » en audiodescription le 02 octobre

INVITATION

Dans le cadre du Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF), l’Œuvre fédérale Les Amis des Aveugles et Malvoyants vous invite à la projection du film audiodécrit

« CE QUI NOUS LIE »

Un film de Cédric Klapisch

le lundi 2 octobre 2017 à 18h00

au cinéma Caméo, rue des Carmes à Namur.

 

Le film a été audiodécrit par l’asbl Les Amis des Aveugles, avec le soutien de la Wallonie. L’audiodescription consiste en l’insertion de commentaires descriptifs sur la bande originale du film. Notre manière de travailler préserve la spontanéité et ne dénature pas l’œuvre originale. Chacune de nos audiodescriptions est validée par une personne déficiente visuelle employée au sein de notre association.

Attention, le nombre de places est limité. Merci de confirmer votre participation avant le 26/09 par mail via n.philippart@amisdesaveugles.org ou au 065 40 31 00 en précisant votre nom, prénom et si vous êtes accompagné(e).

SYNOPSIS: « Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pour faire le tour du monde. En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terre de son enfance. Il retrouve sa sœur, Juliette, et son frère, Jérémie. Leur père meurt juste avant le début des vendanges. En l’espace d’un an, au rythme des saisons qui s’enchaînent, ces 3 jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s’épanouissant et mûrissant en même temps que « le vin qu’ils fabriquent ».

 

Immoweb – recherche de testeurs déficients visuels

Dans le cadre de l’amélioration de leurs produits et en vue de pouvoir les offrir à tous les publics, le site internet immobilier « Immoweb » cherche des testeurs malvoyants.

Au cours d’une séance d’une heure ou deux, les testeurs pourront interagir avec différents outils et faire part de leur remarques. Le but est de réaliser des tests plusieurs fois par an. Les participants se verront offrir  un bon-cadeau.

Contact :

Diego de Wautier – diego.dewautier@immoweb.be – 0486 367 194

 

 

 

Raconter ses rêves : recherche de témoignages de personnes déficientes visuelles

Voyages et réflexions ont amené Thibaut Drouillon à se pencher sur l’art. le jeune artiste s’est toujours intéressé aux sons s’articulant dans notre quotidien, par exemple, l’ambiance et l’émotion que ces ondes peuvent procurer de façon personnel chez chacun d’entre nous. Il recherche des personnes déficientes visuelles qui accepteraient de lui raconter leurs rêves dans le but d’enrichir son dernier projet : percécité. Il s’agit d’une transposition du code braille sur une portée musicale délivrant un message particulier. Percécité – Thibaut Drouillon

Les rêves… fruits de notre inconscient auxquels on s’efforce de donner un sens. Derrière ce travail, se cache un rêve : un aveugle lisant en braille la phrase suivante : « Et à ce moment-là, je compris que j’étais le seul à le voir. ».

On y trouve une inversion des rôles presque ironique : face au braille une personne atteinte par la cécité est plus apte à déchiffrer ce code d’écriture que bon nombre d’individu possédant la vue.

Par cette pièce, cette réinterprétation, l’artiste aspire à faire vivre ce rêve et ces questions aux visiteurs.

Coordonnées : Thibaut Drouillon – drouillonthibaut@gmail.com – 0474 / 104 496

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Sommet mondial « Destination pour tous 2018 » – Recherche de personnes à besoins spécifiques pour une campagne promotionnelle

Les organisations Kéroul, du Québec, Access-i et le Collectif Accessibilité Wallonie-Bruxelles (CAWaB) de Belgique, organiseront la deuxième édition du Sommet mondial Destinations pour tous à Bruxelles à l’automne 2018. Cet événement a pour but de mettre en œuvre de façon concrète les recommandations de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) en matière de tourisme accessible à tous.A cette occasion, deux partenaires institutionnels du tourisme se mobilisent et préparent différents outils de promotion touristique. Ils sont à la recherche de personnes / familles (avec ou sans enfants) / groupes d’amis pour participer à un shooting photos :

  • personnes en fauteuil roulant,
  • personnes marchant difficilement,
  • personnes aveugles,
  • personnes malvoyantes,
  • personnes sourdes,
  • personnes malentendantes,
  • personnes avec difficulté de compréhension.

Les photos seraient prises tant à l’extérieur qu’à l’intérieur (musées, attractions, lieux touristiques, etc.). Les lieux sont en cours de sélection et seront proposés aux participants avant de confirmer leur participation. Les frais de repas (éventuels) et de transport seront pris en charge.

Bruxelles :

La période retenue est celle de fin septembre.

Si vous êtes intéressés, envoyer un email et une photo récente à info@cawab.be au plus tard le 5 septembre

Wallonie :

La période retenue est celle de fin août / début septembre.

Si vous êtes intéressés, envoyez un email et une photo récente à info@access-i.be au plus tard le 21 août

Pour toute demande de renseignement, votre personne de contact est Emilie GOFFIN : info@access-i.be ou 0473/ 76 64 28.

Le livre Binettes Bizarres pour les enfants aveugles et malvoyants

L’ASBL Les Amis des Aveugles et Malvoyants est partenaire officiel du projet « Binettes Bizarres », un livre qui s’adresse aux enfants aveugles ou malvoyants. Cet ouvrage est dit « inclusif » car il est accessible à toute personne en ce y compris les enfants non et malvoyants ou encore dyslexiques. Ce livre de poèmes en images met en scène des animaux originaux.

 

Un livre accessible aux enfants déficients visuels

Publié par l’ASBL Bindenzorg Licht en Liefde, ce livre résulte de la collaboration entre l’auteur Jan DEWITTE et l’illustratrice Freya VLERICK. Grâce aux grandes images, aux couleurs contrastées, aux caractères nets et son contenu entièrement gaufré, l’ouvrage est accessible aux enfants atteints d’une déficience visuelle. « Binettes Bizarres » est à lire en tendant l’oreille, à toucher des yeux et à regarder du doigt.

Expérience multi-sensorielle

« Binettes Bizarres » est une véritable expérience multi-sensorielle pour les enfants atteints de cécité, de malvoyance ou encore de dyslexie: il fait appel aussi bien aux sens de l’ouïe, du toucher ou de la vue. Cet ouvrage contribue à l’accroissement des compétences cognitives, linguistiques et sociales de l’enfant.

Audiodescription

Au travers d’un CD-Rom qui accompagne le livre, le lecteur peut avoir accès à l’audiodescription des illustrations et des informations concernant les personnages. Le cri des animaux représentés dans le livre est également audible sur le CD-Rom.

Informations complémentaires

Pour le commander ou en savoir plus, contactez docu@lichtenliefde.be ; dewitte.jan@lichtenliefde.be ou rendez-vous sur le site internet de Blindenzorg Licht en Liefde.

Lucy Kloeck – la musique comme métier

Lucy est une jeune maman, très malvoyante, atteinte d’une  amaurose congénitale de Leber (dégénérescence de la rétine). Passionnée par la musique, elle a décidé à l’âge de 18 ans d’en faire son métier.

Quel a été votre parcours ?

La maladie de Leber est une maladie qui cause une perte de vision progressive. Par exemple, à l’école primaire, j’utilisais des agrandis en format A3 et puis ensuite en secondaire, je suis passée à l’écriture braille. En primaire, j’ai suivi l’enseignement ordinaire dans l’école de mon village avec l’aide d’accompagnateurs à raison d’une fois par semaine. Pour parfaire ma connaissance du braille et aussi développer l’utilisation de la canne blanche, j’ai suivi les quatre premières années du secondaire en internat dans l’enseignement spécialisé. Le rythme était plus lent et un peu plus détendu. Je suis retournée dans l’enseignement ordinaire en 5e et 6e secondaire mais comme nous avions déménagé, je n’ai pas pu revenir dans l’école de mon village. C’était plus compliqué de s’intégrer avec des adolescents qui n’étaient pas sensibilisés à la déficience visuelle et aussi plus compliqué de reprendre un rythme plus soutenu.

Depuis quand jouez-vous de la musique et comment avez-vous appris ?

J’ai commencé à apprendre à jouer du violon vers l’âge de 9 ans. Mon professeur a utilisé la méthode Suzuki. Selon cette méthode, on apprend à jouer à l’oreille avant de connaître les règles de solfège. Des chiffres symbolisant les doigts ou les cordes à employer sont placés au dessus des notes des partitions pour dévelop­per la mémorisation. Au fur et à mesure, on enlève les chiffres. J’utilisais pour cela des partitions agrandies. J’ai appris aussi la guitare lorsque j’étais en internat. Une ergothérapeute apportait sa guitare pour nous apprendre, pendant son temps libre, quelques accords basiques d’abord, de plus en plus compliqués ensuite. A l’âge de 18 ans, j’ai eu la sur­prise d’être admise à l’Institut Lemmens de Leuven pour poursuivre des études supérieures dans la mu­sique. J’y ai appris le piano, le chant, la flûte à bec et les percussions. En 3e année, j’ai choisi de me spéciali­ser dans la musicothérapie. Je me passionne aussi pour la musique ancienne, la musique baroque (mais pas les œuvres symphoniques du romantisme tardif) et la musique atonale.

Pourquoi avoir fait de la musique un métier ?

Il faut être honnête, le choix des métiers possibles quand on est déficient visuel, est plus restreint. Bien sûr, j’aurai pu étudier la médecine mais je n’aurais pas su quoi en faire et surtout pas la pratiquer (rires). Et puis, je ne me voyais pas dans un boulot administratif. C’est donc tout naturellement que j’ai choisi la musique et ainsi vivre de ma passion. Mais pas en tant qu’artiste. Je ne peux pas jouer dans un orchestre professionnel car il faut avoir de bons yeux. Pour jouer comme soliste, le niveau est très exigeant. J’ai donc commencé ma carrière en donnant des cours de musique en 1re et 2e secondaire. C’était très chouette mais aussi très lourd de gérer des classes de plus de 20 étudiants. Depuis 10 ans, je travaille à Leuven dans une académie de musique qui propose des cours de solfège et de culture musicale pour des enfants aveugles et malvoyants.

Comment se passent les leçons ?

J’enseigne essentiellement à des enfants déficients visuels mais cela m’arrive de donner cours à des élèves qui ont plus de difficultés à apprendre le solfège. Je travaille soit individuellement avec l’élève, soit en petits groupes. Pour cela, nous utilisons des manuels transcrits en braille ou en grands caractères. Les élèves peuvent aussi apprendre à l’oreille. En règle générale, on travaille un peu moins car on prend plus le temps d’aller en profondeur. J’aide mes élèves à apprendre par cœur. Pour l’apprentissage des rythmes, j’ai développé un système tactile basé sur des briquettes de Lego. Chaque valeur rythmique correspond à une briquette si bien que les élèves peuvent les recomposer facilement en les disposants sur une plaquette de Lego.

Pensez-vous que les déficients visuels ont un sens de l’audition plus développé ?

Non, je ne pense pas. En tant que déficient visuel, nous nous concentrons sans doute plus que les autres mais avoir l’oreille musicale est une toute autre chose. J’ai déjà eu des élèves déficients visuels qui chantaient très faux (rires).

Des loisirs adaptés pour jeunes déficients visuels pendant l’été !

Pour la première fois, Les Amis des Aveugles proposeront des activités ludiques pour les jeunes aveugles et malvoyants. Rires, détente, amitié, découvertes et bonne humeur seront au programme de l’été !

Depuis plusieurs années, notre centre de réadaptation organise des stages et des activités thérapeutiques avec le but de développer les sens compensatoires des jeunes déficients visuels afin d’accroitre leur autonomie. Désireuse de répondre aux sollicitations de parents,  l’association propose durant l’été – en plus des activités thérapeutiques – une programmation de loisirs et de divertissements pour les enfants et ados déficients visuels.

Parmi les activités organisées, les jeunes aveugles et malvoyants profiteront d’ateliers musique et de danse, de la visite d’un parc d’attraction, de la pratique du vol en planeur ou encore de visites sensorielles. Ces activités ont l’avantage d’être encadrées par le service loisirs des Amis des Aveugles et d’être GRATUITES. Il y en a pour tous les goûts car elles ont été pensées aussi bien pour les 3 à 5 ans, les 6 à 11 ans et que pour les plus grands de 12 à 18 ans ; avec l’objectif de se divertir.

Pratiquement, ne pas oublier d’emporter les documents attestant le handicap de l’enfant.  Aides optiques, filtres, casquettes et crèmes solaires sont les bienvenus ! Pour les activités se déroulant sur une journée complète, les enfants de 6 à 11 ans doivent apporter leur pique-nique et boissons sauf lorsqu’un lunch est prévu (voir agenda). Le transport est aussi prévu pour certaines activités.

Pour consulter le planning des activités, rendez-vous sur notre agenda ! http://amisdesaveugles.org/agenda.html 

Inscriptions et renseignements auprès du service loisirs par téléphone au 065 40 31 00 ou par mail s.sports-loisirs@amisdesaveugles.org

 

Première sortie de longe-côte adaptée aux aveugles et malvoyants.

En exclusivité le 24 juin, venez vivre un loisir pas comme les autres. Le longe-côte est une randonnée aquatique qui consiste à marcher en mer une fois l’eau à la taille, en groupe, en file indienne. Un bol d’air marin qui vous fera du bien ! 

Le longe-côte : une randonnée aquatique peu banale

A l’initiative de Grégory Dubois, jeune trentenaire sportif et déficient visuel (retrouvez son portrait en cliquant sur ce lien), l’ASBL Les Amis des Aveugles, est la première association belge à participer le 24 juin à une sortie longe-côte organisée dans le Nord de la France. « Ce sport, à la base pour les voyants, consiste à marcher dans l’eau de mer en combinaison. Ça ne paraît pas physique mais c’est physique. Après tout, il y a la force de l’eau, les vagues, les marrées, le vent et j’en passe ! », nous explique Grégory.

Le jeune homme, montois d’origine, a découvert ce sport, il y a quelques années, un peu par hasard.  » Ma mère avait commencé à faire du longe-côte et je ne l’avais pas prise au sérieux. Tout est parti d’une boutade. Je lui ai lancé un jour : marcher dans l’eau, c’est un sport pour grand-mère ! Elle m’a mis au défi de faire mon baptême. Je me souviens qu’il y avait beaucoup de vagues ce jour-là et quand je suis sorti de l’eau, j’étais épuisé… J’ai dormi tout l’après-midi. Puis, pour des raisons de santé, ma mère a dû arrêter et mon père a voulu tenter un baptême, le 13 juin 2015, à l’occasion des journées de la mer à Bray-Dunes, tout près de Dunkerque. ». (Source :La Province)

Une activité adaptée aux personnes déficientes visuelles

« Étant presque aveugle, au début, je tenais ma mère par les épaules, ce qui était une très mauvaise technique. Je n’étais pas libre, plus lent et toujours avec elle et ce n’était pas une bonne façon de rencontrer les gens. »

Pour pouvoir pratiquer le longe-côte avec son fils, Patrick Dubois, va alors avoir une idée révolutionnaire : il va développer une première barre guide afin de pouvoir l’orienter dans l’eau, sans devoir le tenir par la main ou par les épaules Jusqu’en avril 2016, Grégory et son père vont ainsi pratiquer ce sport comme un simple loisir, tout en cherchant à améliorer leurs performances dans l’eau. « Au départ, j’ai inventé cette barre guide pour des raisons de sécurité. L’avantage, c’est que la personne non-voyante ne se tient pas sur les épaules de la personne valide. Ainsi, s’il y a une vague, elle n’aura pas le réflexe de la pousser dans l’eau. Beaucoup de gens ont également une répulsion à tenir, par exemple, un aveugle par la main pour le guider. Et de cette façon, la personne non-voyante est passive. »

Plusieurs autres barres guide ont été développées, dont un modèle de compétition et une autre permettant de guider trois personnes non valides ou affaiblies par une maladie grave. Mais l’intérêt pour cette barre dépasse le monde restreint du longe-côte. Des clubs de marche en montagne se sont aussi manifestés afin d’acquérir un exemplaire.  »  On ne s’y attendait pas du tout ! Notre souhait à présent est que cette invention soit protégée et que mon père soit reconnu comme étant l’inventeur. On espère qu’elle se développera à grande échelle. Notre but n’est pas de gagner de l’argent mais avant tout d’aider les gens « , conclut Grégory. (Source La Province)

Infos pratiques

Sortie prévue le samedi 24 juin – GRATUIT (14h30 – Salle Dubois, rue Jean Baptiste Charcot – 59495 Leffrinckoucke). Les combinaisons vous seront fournies mais pensez au nécessaire de douche !

Inscriptions et renseignements sur les possibilités de prises en charge au 065 40 31 00 ou s.sports-loisirs@amisdesaveugles.org