Sommet mondial « Destination pour tous 2018 » – Recherche de personnes à besoins spécifiques pour une campagne promotionnelle

Les organisations Kéroul, du Québec, Access-i et le Collectif Accessibilité Wallonie-Bruxelles (CAWaB) de Belgique, organiseront la deuxième édition du Sommet mondial Destinations pour tous à Bruxelles à l’automne 2018. Cet événement a pour but de mettre en œuvre de façon concrète les recommandations de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) en matière de tourisme accessible à tous.A cette occasion, deux partenaires institutionnels du tourisme se mobilisent et préparent différents outils de promotion touristique. Ils sont à la recherche de personnes / familles (avec ou sans enfants) / groupes d’amis pour participer à un shooting photos :

  • personnes en fauteuil roulant,
  • personnes marchant difficilement,
  • personnes aveugles,
  • personnes malvoyantes,
  • personnes sourdes,
  • personnes malentendantes,
  • personnes avec difficulté de compréhension.

Les photos seraient prises tant à l’extérieur qu’à l’intérieur (musées, attractions, lieux touristiques, etc.). Les lieux sont en cours de sélection et seront proposés aux participants avant de confirmer leur participation. Les frais de repas (éventuels) et de transport seront pris en charge.

Bruxelles :

La période retenue est celle de fin septembre.

Si vous êtes intéressés, envoyer un email et une photo récente à info@cawab.be au plus tard le 5 septembre

Wallonie :

La période retenue est celle de fin août / début septembre.

Si vous êtes intéressés, envoyez un email et une photo récente à info@access-i.be au plus tard le 21 août

Pour toute demande de renseignement, votre personne de contact est Emilie GOFFIN : info@access-i.be ou 0473/ 76 64 28.

Le livre Binettes Bizarres pour les enfants aveugles et malvoyants

L’ASBL Les Amis des Aveugles et Malvoyants est partenaire officiel du projet « Binettes Bizarres », un livre qui s’adresse aux enfants aveugles ou malvoyants. Cet ouvrage est dit « inclusif » car il est accessible à toute personne en ce y compris les enfants non et malvoyants ou encore dyslexiques. Ce livre de poèmes en images met en scène des animaux originaux.

 

Un livre accessible aux enfants déficients visuels

Publié par l’ASBL Bindenzorg Licht en Liefde, ce livre résulte de la collaboration entre l’auteur Jan DEWITTE et l’illustratrice Freya VLERICK. Grâce aux grandes images, aux couleurs contrastées, aux caractères nets et son contenu entièrement gaufré, l’ouvrage est accessible aux enfants atteints d’une déficience visuelle. « Binettes Bizarres » est à lire en tendant l’oreille, à toucher des yeux et à regarder du doigt.

Expérience multi-sensorielle

« Binettes Bizarres » est une véritable expérience multi-sensorielle pour les enfants atteints de cécité, de malvoyance ou encore de dyslexie: il fait appel aussi bien aux sens de l’ouïe, du toucher ou de la vue. Cet ouvrage contribue à l’accroissement des compétences cognitives, linguistiques et sociales de l’enfant.

Audiodescription

Au travers d’un CD-Rom qui accompagne le livre, le lecteur peut avoir accès à l’audiodescription des illustrations et des informations concernant les personnages. Le cri des animaux représentés dans le livre est également audible sur le CD-Rom.

Informations complémentaires

Pour le commander ou en savoir plus, contactez docu@lichtenliefde.be ; dewitte.jan@lichtenliefde.be ou rendez-vous sur le site internet de Blindenzorg Licht en Liefde.

Lucy Kloeck – la musique comme métier

Lucy est une jeune maman, très malvoyante, atteinte d’une  amaurose congénitale de Leber (dégénérescence de la rétine). Passionnée par la musique, elle a décidé à l’âge de 18 ans d’en faire son métier.

Quel a été votre parcours ?

La maladie de Leber est une maladie qui cause une perte de vision progressive. Par exemple, à l’école primaire, j’utilisais des agrandis en format A3 et puis ensuite en secondaire, je suis passée à l’écriture braille. En primaire, j’ai suivi l’enseignement ordinaire dans l’école de mon village avec l’aide d’accompagnateurs à raison d’une fois par semaine. Pour parfaire ma connaissance du braille et aussi développer l’utilisation de la canne blanche, j’ai suivi les quatre premières années du secondaire en internat dans l’enseignement spécialisé. Le rythme était plus lent et un peu plus détendu. Je suis retournée dans l’enseignement ordinaire en 5e et 6e secondaire mais comme nous avions déménagé, je n’ai pas pu revenir dans l’école de mon village. C’était plus compliqué de s’intégrer avec des adolescents qui n’étaient pas sensibilisés à la déficience visuelle et aussi plus compliqué de reprendre un rythme plus soutenu.

Depuis quand jouez-vous de la musique et comment avez-vous appris ?

J’ai commencé à apprendre à jouer du violon vers l’âge de 9 ans. Mon professeur a utilisé la méthode Suzuki. Selon cette méthode, on apprend à jouer à l’oreille avant de connaître les règles de solfège. Des chiffres symbolisant les doigts ou les cordes à employer sont placés au dessus des notes des partitions pour dévelop­per la mémorisation. Au fur et à mesure, on enlève les chiffres. J’utilisais pour cela des partitions agrandies. J’ai appris aussi la guitare lorsque j’étais en internat. Une ergothérapeute apportait sa guitare pour nous apprendre, pendant son temps libre, quelques accords basiques d’abord, de plus en plus compliqués ensuite. A l’âge de 18 ans, j’ai eu la sur­prise d’être admise à l’Institut Lemmens de Leuven pour poursuivre des études supérieures dans la mu­sique. J’y ai appris le piano, le chant, la flûte à bec et les percussions. En 3e année, j’ai choisi de me spéciali­ser dans la musicothérapie. Je me passionne aussi pour la musique ancienne, la musique baroque (mais pas les œuvres symphoniques du romantisme tardif) et la musique atonale.

Pourquoi avoir fait de la musique un métier ?

Il faut être honnête, le choix des métiers possibles quand on est déficient visuel, est plus restreint. Bien sûr, j’aurai pu étudier la médecine mais je n’aurais pas su quoi en faire et surtout pas la pratiquer (rires). Et puis, je ne me voyais pas dans un boulot administratif. C’est donc tout naturellement que j’ai choisi la musique et ainsi vivre de ma passion. Mais pas en tant qu’artiste. Je ne peux pas jouer dans un orchestre professionnel car il faut avoir de bons yeux. Pour jouer comme soliste, le niveau est très exigeant. J’ai donc commencé ma carrière en donnant des cours de musique en 1re et 2e secondaire. C’était très chouette mais aussi très lourd de gérer des classes de plus de 20 étudiants. Depuis 10 ans, je travaille à Leuven dans une académie de musique qui propose des cours de solfège et de culture musicale pour des enfants aveugles et malvoyants.

Comment se passent les leçons ?

J’enseigne essentiellement à des enfants déficients visuels mais cela m’arrive de donner cours à des élèves qui ont plus de difficultés à apprendre le solfège. Je travaille soit individuellement avec l’élève, soit en petits groupes. Pour cela, nous utilisons des manuels transcrits en braille ou en grands caractères. Les élèves peuvent aussi apprendre à l’oreille. En règle générale, on travaille un peu moins car on prend plus le temps d’aller en profondeur. J’aide mes élèves à apprendre par cœur. Pour l’apprentissage des rythmes, j’ai développé un système tactile basé sur des briquettes de Lego. Chaque valeur rythmique correspond à une briquette si bien que les élèves peuvent les recomposer facilement en les disposants sur une plaquette de Lego.

Pensez-vous que les déficients visuels ont un sens de l’audition plus développé ?

Non, je ne pense pas. En tant que déficient visuel, nous nous concentrons sans doute plus que les autres mais avoir l’oreille musicale est une toute autre chose. J’ai déjà eu des élèves déficients visuels qui chantaient très faux (rires).

Des loisirs adaptés pour jeunes déficients visuels pendant l’été !

Pour la première fois, Les Amis des Aveugles proposeront des activités ludiques pour les jeunes aveugles et malvoyants. Rires, détente, amitié, découvertes et bonne humeur seront au programme de l’été !

Depuis plusieurs années, notre centre de réadaptation organise des stages et des activités thérapeutiques avec le but de développer les sens compensatoires des jeunes déficients visuels afin d’accroitre leur autonomie. Désireuse de répondre aux sollicitations de parents,  l’association propose durant l’été – en plus des activités thérapeutiques – une programmation de loisirs et de divertissements pour les enfants et ados déficients visuels.

Parmi les activités organisées, les jeunes aveugles et malvoyants profiteront d’ateliers musique et de danse, de la visite d’un parc d’attraction, de la pratique du vol en planeur ou encore de visites sensorielles. Ces activités ont l’avantage d’être encadrées par le service loisirs des Amis des Aveugles et d’être GRATUITES. Il y en a pour tous les goûts car elles ont été pensées aussi bien pour les 3 à 5 ans, les 6 à 11 ans et que pour les plus grands de 12 à 18 ans ; avec l’objectif de se divertir.

Pratiquement, ne pas oublier d’emporter les documents attestant le handicap de l’enfant.  Aides optiques, filtres, casquettes et crèmes solaires sont les bienvenus ! Pour les activités se déroulant sur une journée complète, les enfants de 6 à 11 ans doivent apporter leur pique-nique et boissons sauf lorsqu’un lunch est prévu (voir agenda). Le transport est aussi prévu pour certaines activités.

Pour consulter le planning des activités, rendez-vous sur notre agenda ! http://amisdesaveugles.org/agenda.html 

Inscriptions et renseignements auprès du service loisirs par téléphone au 065 40 31 00 ou par mail s.sports-loisirs@amisdesaveugles.org

 

Première sortie de longe-côte adaptée aux aveugles et malvoyants.

En exclusivité le 24 juin, venez vivre un loisir pas comme les autres. Le longe-côte est une randonnée aquatique qui consiste à marcher en mer une fois l’eau à la taille, en groupe, en file indienne. Un bol d’air marin qui vous fera du bien ! 

Le longe-côte : une randonnée aquatique peu banale

A l’initiative de Grégory Dubois, jeune trentenaire sportif et déficient visuel (retrouvez son portrait en cliquant sur ce lien), l’ASBL Les Amis des Aveugles, est la première association belge à participer le 24 juin à une sortie longe-côte organisée dans le Nord de la France. « Ce sport, à la base pour les voyants, consiste à marcher dans l’eau de mer en combinaison. Ça ne paraît pas physique mais c’est physique. Après tout, il y a la force de l’eau, les vagues, les marrées, le vent et j’en passe ! », nous explique Grégory.

Le jeune homme, montois d’origine, a découvert ce sport, il y a quelques années, un peu par hasard.  » Ma mère avait commencé à faire du longe-côte et je ne l’avais pas prise au sérieux. Tout est parti d’une boutade. Je lui ai lancé un jour : marcher dans l’eau, c’est un sport pour grand-mère ! Elle m’a mis au défi de faire mon baptême. Je me souviens qu’il y avait beaucoup de vagues ce jour-là et quand je suis sorti de l’eau, j’étais épuisé… J’ai dormi tout l’après-midi. Puis, pour des raisons de santé, ma mère a dû arrêter et mon père a voulu tenter un baptême, le 13 juin 2015, à l’occasion des journées de la mer à Bray-Dunes, tout près de Dunkerque. ». (Source :La Province)

Une activité adaptée aux personnes déficientes visuelles

« Étant presque aveugle, au début, je tenais ma mère par les épaules, ce qui était une très mauvaise technique. Je n’étais pas libre, plus lent et toujours avec elle et ce n’était pas une bonne façon de rencontrer les gens. »

Pour pouvoir pratiquer le longe-côte avec son fils, Patrick Dubois, va alors avoir une idée révolutionnaire : il va développer une première barre guide afin de pouvoir l’orienter dans l’eau, sans devoir le tenir par la main ou par les épaules Jusqu’en avril 2016, Grégory et son père vont ainsi pratiquer ce sport comme un simple loisir, tout en cherchant à améliorer leurs performances dans l’eau. « Au départ, j’ai inventé cette barre guide pour des raisons de sécurité. L’avantage, c’est que la personne non-voyante ne se tient pas sur les épaules de la personne valide. Ainsi, s’il y a une vague, elle n’aura pas le réflexe de la pousser dans l’eau. Beaucoup de gens ont également une répulsion à tenir, par exemple, un aveugle par la main pour le guider. Et de cette façon, la personne non-voyante est passive. »

Plusieurs autres barres guide ont été développées, dont un modèle de compétition et une autre permettant de guider trois personnes non valides ou affaiblies par une maladie grave. Mais l’intérêt pour cette barre dépasse le monde restreint du longe-côte. Des clubs de marche en montagne se sont aussi manifestés afin d’acquérir un exemplaire.  »  On ne s’y attendait pas du tout ! Notre souhait à présent est que cette invention soit protégée et que mon père soit reconnu comme étant l’inventeur. On espère qu’elle se développera à grande échelle. Notre but n’est pas de gagner de l’argent mais avant tout d’aider les gens « , conclut Grégory. (Source La Province)

Infos pratiques

Sortie prévue le samedi 24 juin – GRATUIT (14h30 – Salle Dubois, rue Jean Baptiste Charcot – 59495 Leffrinckoucke). Les combinaisons vous seront fournies mais pensez au nécessaire de douche !

Inscriptions et renseignements sur les possibilités de prises en charge au 065 40 31 00 ou s.sports-loisirs@amisdesaveugles.org

Exposition des œuvres de Mireille Thys, déficiente visuelle, du 27 mai au 02 juillet à Vaucelles (Namur)

Mireille Thys, artiste-peintre déficiente visuelle, expose ses œuvres dans le cadre de l’exposition « Couleurs – Matière » du 27 mai au 02 juillet 2017 à la Galerie des Collines à Vaucelles (Namur). www.galeriedescollineshubert.com.

« Couleurs – Matière»

Mily Delstanche, Mireille Thys

 Vernissage – cocktail

le samedi 27 mai 2017 de 17 à 20 heures, présentation à 18 h.

Une visite au château de Hierges est programmée à 15 h sur réservation (15 personnes)

27/05/2017 – 02/07/2017

Ouvert les samedis et dimanches de 14 h. à 17 h.,

ainsi que sur rendez-vous.

Avant le vernissage du 27 mai à la Galerie des Collines de Vaucelles et la  présentation des artistes à 18h00, une visite au château de Hierges et de sa nouvelle galerie d’art est programmée à 15h00 sur réservation 00 32 496 952 413 (15 personnes).

Au programme : entrée par le parking privé, découverte de la basse-cour et de la haute cour, puis des jardins ; ouverture des trois niveaux de la tour : la salle d’armes, les deux salles d’exposition avec présentation des œuvres de Gustave Marchoul, Mily Delstanche, Mireille Thys et pour terminer la vue impressionnante sur la région depuis le dernier étage, avant de rejoindre la galerie des collines pour le vernissage – cocktail de l’exposition :

« Couleurs – Matière »

Mily Delstanche, Mireille Thys

Galerie des Collines Rue du Moulin, 79 5680 Vaucelles – Namur – Belgique. 0496 952 413. http://www.galeriedescollineshubert.com

Mily DELSTANCHE 1914 – 2008

Déjà en 1954, on sentait d’où venait le vent avec cette féministe des premières heures pour provoquer certains remous. Elle enseignait la philosophie et la religion aves une grande ouverture d’esprit et publia : La femme dans la société contemporaine (éd. UDOC).

Après le décès de son mari, architecte, Mily Delstanche se découvre une nouvelle passion : la peinture. A l’époque on a dit d’elle : « Le moteur de la jeune passionnée… » de plus de quatre-vingts ans « l’enthousiasme, l’enthousiasme, et encore l’enthousiasme ». Elle commence alors à laisser courir son imagination sans complexe. Elle passe du figuratif à l’abstrait au gré de sa créativité. Ses sujets sont variés, ses couleurs riches, ses compositions particulièrement chaleureuses. Sa production est considérable : plus de 700 oeuvres, toutes répertoriées avec minutie.  Quelques expositions lui ont été consacrées à Bruxelles et en province.(http://galeriemily.skynetblogs.be/).

Mireille THYS

Depuis plus de 15 ans, la vision de Mireille Thys se dégrade, la conduisant vers la cécité. Elle a quitté l’agence bancaire qu’elle dirigeait et s’est consacrée au dessin et à la peinture en suivant les cours de l’Académie des Beaux-Arts de Charleroi. Derrière la représentation visible que le spectateur a parfois envie de toucher, qu’y a-t-il de singulier ou d’universel ? Et si l’œuvre de cette artiste nous offrait une voie –  parmi d’autres sans doute –  pour accéder à l’invisible.

Ses compositions   –  technique mixte – laissent apparaître des formes, de la couleur, de la matière. « J’ai beaucoup tra­vailler sur l’arbre naturel mais aussi l’arbre symbolique, l’arbre gé­néalogique, l’arbre comme être vivant. Je veux passer soit dans l’arbre, soit au-delà de l’arbre, peut-être dans un autre monde. J’ai travaillé les racines, les troncs, les nœuds. ». L’artiste travaille à plat sur une table : « Je tourne autour si bien que je ne sais parfois pas quel sens donner au tableau. Cela me permet aussi d’utiliser l’énergie et les mouvements circulaires. Je dessine avec des mé­langes de colle pour créer des repères, je laisse sécher et après vient la couleur. D’autres matières s’y intègrent : du bois, de la corde, des écorces formant des reliefs complètement fondus dans le tableau ».

Handycathon : créer ensemble en s’appuyant sur les différences

Les Amis des Aveugles participent au premier Handycathon qui aura lieu en 2018 à Mons. Plus qu’un événement de co-création participatif, Handycathon permet aux participants d’imaginer avec les personnes en situation de handicap les solutions qui faciliteront leur vie.

Qu’est ce qu’un Handycathon ?

Le terme « handycathon » est une adaptation d’un « hackathon » sur la thématique du handicap. Un hackathon est un événement au cours duquel des développeurs volontaires se réunissent pour faire de la programmation informatique collaborative sur plusieurs jours. C’est un processus créatif fréquemment utilisé dans le domaine de l’innovation numérique. L’objectif est de tester une idée et de produire un prototype d’application en quelques heures.

Porté par un panel très diversifié de partenaires, Handycathon a comme point d’orgue un challenge qui rassemble le temps d’un weekend des entrepreneurs, des créatifs et des usagers, pour créer avec les personnes en situation de handicap des solutions visant à leur faciliter la vie. Cet événement est ouvert à tous, et met au centre les personnes en situation de handicap.

Comment se déroule un Handycathon ?

Il s’agit tout d’abord de sensibiliser les participants potentiels, recruter et former suffisamment de personnes, intéresser des entreprises et autres organisations aux résultats de l’action. L’événement aura lieu, aux alentours du mois de février 2018, dans un lieu accessible à tous à Mons (plus d’infos pratiques dans les prochains mois).

Vous êtes intéressés à y participer ?

Vous souhaitez participer à cet évènement en apportant votre expérience des nouvelles technologies en tant que déficient visuel ? Envoyez un mail à g-o.tabart@amisdesaveugles.org ou téléphonez au 065 40 31 21.

Site internet de l’évènement : www.handycathon.org

Téléphones pour malvoyants et aveugles : l’assistant vocal Olga

Les téléphones pour malvoyants sont des téléphones qui permettent un accès simplifié à des utilisateurs dont la vision a diminué. Présentation du téléphone adapté Olga par son créateur Olivier Gatelmand

Comment est né le projet ?

L’idée est venue en voyant ma grand mère qui a maintenant 99 ans. Elle est atteinte de DMLA, et a de l’arthrose dans les doigts.C’était devenu impossible pour elle de téléphoner. Et aussi surprenant que ça puisse paraître, il n’y avait aucune solution vraiment adaptée à son problème. J’ai développé un prototype avec une interface ultra simplifiée et vocalisée qu’elle a pu utiliser très rapidement.

Qu’est-ce qui différencie Olga d’un téléphone traditionnel ?

Olga a une interface ultra simplifiée. C’est un appareil avec un seul bouton, l’écran. Aucun autre système ne fonctionne de cette façon là. De plus il se prend en main très facilement, il n’est pas nécessaire de passer des heures de formation, en un quart d’heure vous avez bien compris comment ça marche.

Quelles en sont les principales fonctionnalités ?

Olga est focalisé sur les fonctions principales et utiles d’un téléphone, les fonctions suivantes sont entièrement vocalisées :

– envoi et réception d’appel

– envoi et réception de SMS

– gestion d’un agenda

– gestion du répertoire de contact : on peut même ajouter un contact à la voix !

– réveil et des alarmes vocalisés

– météo

Quelles sont ses limites ?

Afin de simplifier l’usage pour une population non technophile, nous avons allégé l’appareil des fonctions superflues ou secondaires.Pour des populations plus en demande d’internet comme les jeunes qui veulent surfer sur Facebook, twitter… notre appareil pourrait créer une certaine frustration.

Est-il disponible en Belgique ?

Nous n’avons pas encore de distributeurs en Belgique. Cependant nous pouvons livrer en Belgique via des commandes faites par téléphone ou sur internet.

Comment voyez-vous l’évolution d’Olga ?

Les meilleures idées proviennent incontestablement du besoin de nos utilisateurs. Et donc, nous sommes très à leur écoute.Nous faisons des mises à jour régulièrement avec des nouvelles fonctionnalités. L’objectif étant d’améliorer constamment l’ergonomie de la solution.

Avez-vous d’autres projets liés aux nouvelles technologies ?

Aujourd’hui nous sommes focalisés sur l’évolution et la commercialisation d’Olga, nous n’avons pas d’autres produits en cours de développement.

Un blog https://olgaphone.com/blog/ vous propose des articles variés sur la déficience visuelle.

Coordonnées :

Equipe Olga : +33 (0) 9 72 55 30 42

 

Étude : apprentissage des langues pour les déficients visuels

Héloïse Toussaint réalise actuellement un master de spécialisation en sciences du langage, option médiation technologique à l’Université de Mons. Elle souhaite rencontrer des personnes malvoyantes ou non-voyantes dans le cadre d’une expérimentation pour un travail de recherche sur l’apprentissage des langues.

« J’ai choisi de réaliser une expérience sur l’apprentissage des langues étrangères par la musique pour les personnes déficientes visuelles. Pour ce travail, j’ai créé deux audios destinés à apprendre l’espagnol : une vidéo d’analyse d’une chanson et une vidéo d’exercices (la vidéo est juste un support, tout le contenu a été adapté en version audio). Pour réaliser cette expérimentation, j’aurais aimé rencontrer des personnes malvoyantes et non voyantes pour qu’elles écoutent l’analyse et réalise les exercices. Les deux vidéos durent au total 16 minutes.Le but est de déterminer si un tel outil peut être utile à l’apprentissage des langues, en observant la réalisation des exercices et en recueillant les avis des participants après l’expérience. je souhaiterai contacter des personnes déficientes visuelles qui seraient d’accord de participation à l’expérience ».

Cela vous intéresse ? Veuillez prendre contact avec Héloïse Toussaint heloise.toussaint@hotmail.com (la remise du travail est prévue pour le 19 mai au plus tard)


Déficience visuelle : trucs et astuces pour faire ses courses

Plaisir ou corvée, faire les courses est une activité de la vie quotidienne à laquelle personne ne peut échapper. Lorsqu’une perte de vision survient, cela peut parfois se transformer en parcours du combattant. A moins de connaitre quelques astuces pouvant grandement se faciliter la vie. Nous allons vous en présenter quelques unes dans cet article.

Comment se rendre dans un magasin ?

Le saviez-vous, beaucoup de communes disposent d’un service de taxi social. Ce service est généralement mis en place au niveau des CPAS. Accessible aux personnes déficientes visuelles, les conditions d’utilisation sont toutefois variables d’un endroit à un autre. Par exemple, le CPAS de Mons propose un service de taxi social disponible pour les personnes habitant l’entité montoise bénéficiant d’une allocation pour personnes handicapées ou étant en situation de mobilité réduite. Le taxi peut se déplacer dans un rayon de 25 km autour du lieu de la prise en charge. Le coût comprend un forfait de prise en charge (6.50€) et une participation au km (0.35€).

Des services de transports sont également mis en place par les mutuelles ou par d’autres opérateurs. La plateforme internet « bien vivre chez soi » dans la partie « obtenir une aide / mobilité – transports », offre un aperçu des différents services disponibles. http://bienvivrechezsoi.be/obtenir-une-aide/mobilite-transports_22.php

Les Amis des Aveugles mettent également un service de transport à votre disposition. Les frais d’inscription s’élèvent à 21,95€. Il est nécessaire de s’inscrire via Sodexo http://www.wallonie-titres-services.be/ car le déplacement coûte un titre service de l’heure (9€). Le client reçoit une facture mensuelle avec le coût par km (0.35€/km). Si la personne réside dans l’arrondissement de Mons, elle ne payera que les km à partir de son domicile jusqu’au point de rdv. Dans le cas contraire, il devra payer les km à partir de Ghlin. Contactez le service social des Amis des Aveugles en suivant ce lien http://amisdesaveugles.org/service-social.html.

Besoin d’aide pour faire ses courses ?

Recourir à une aide familiale peut vous soulager aussi bien pour vous véhiculer jusqu’au magasin que pour réaliser avec ou sans vous vos achats. En région wallonne, le prix d’une heure de travail d’une aide familiale varie entre 0,87€ et 7,81€. Ce prix est fixé en fonction de la situation familiale, du nombre de personnes à charge et des revenus nets mensuels du ménage. Renseignez-vous auprès de votre mutuelle pour connaitre les modalités pratiques et les conditions d’un éventuel remboursement.

De manière générale, les commerces ne disposent pas de service d’accompagnement pour des personnes en situation de handicap ou de référent PMR. Adressez-vous, au personnel afin de solliciter leur aide. Certaines grandes surfaces ont néanmoins choisi de former leur personnel à l’accueil des personnes déficientes visuelles, par exemple, l’hypermarché Carrefour des Grands-Prés à Mons.

Se repérer dans un magasin n’est parfois pas évident et requiert d’avoir une bonne représentation de l’espace. Il est parfois utile de solliciter l’aide et les conseils d’une ergothérapeute afin de gagner en autonomie et en efficacité. Pour connaître les modalités pratiques pour débuter un accompagnement aux Amis des Aveugles, veuillez prendre contact avec le service social en suivant ce lien : http://amisdesaveugles.org/service-social.html.

Des objets pour se faciliter la vie ?

On ne sait parfois pas quoi faire de toutes les petites pièces de monnaie qui se mélangent dans notre porte-monnaie. Le porte-pièces euros vous permet de ranger toutes vos pièces. Idéal dans la voiture, dans le sac, ou dans votre poche. Bien-sûr, livré sans les pièces ! (vendu par le service social des Amis des Aveugles).

Reconnaitre un billet peut également s’avérer compliqué surtout si on dispose de peu de temps à la caisse. La société Cobolt a mis au point un appareil simple permettant de reconnaître la valeur d’un billet de banque. Banknote Eurodetector est simple et très facile à utiliser: il ne comporte qu’un seul bouton. Lorsque vous avez appuyé sur le bouton, le détecteur vibre à plusieurs reprises, selon la valeur du billet de banque que vous avez introduit dans l’appareil. Vendu 58 € par Sensotec.

Faire du shopping avec un chien guide ?

L’accessibilité des lieux publics est une compétence régionalisée. Des décrets en région wallonne et flamande et une ordonnance en région bruxelloise autorisent les chiens guides, en ce compris les chiots en formation, à avoir accès à tous les lieux publics (restaurants, bâtiments publics, hôpitaux, commerces,…).

L’accès peut être refusé par un règlement spécifique à ces lieux. Les motivations peuvent être diverses (exigences d’hygiène, de santé publique, de sécurité ou d’impossibilité d’aménagement raisonnable ou en vertu d’une disposition légale ou réglementaire contraire.

Ce refus doit être porté à la connaissance du public par voie d’affichage. Les restrictions en matière d’hygiène et de santé publique sont admises dès lors qu’il s’agit de locaux spécifiquement consacrés à l’administration de soins ou à la réalisation d’actes médicotechniques ou dès lors qu’il s’agit de locaux fréquentés par des personnes non chaussées.

En cas d’un refus d’accès, privilégiez le dialogue. Il s’agit souvent d’une méconnaissance de la législation. Si cela ne suffit pas, prenez contact avec l’école qui a formé votre chien guide afin de sensibiliser le commerçant ou pour introduire une plainte sur base d’une discrimination auprès d’UNIA (le centre pour l’égalité des chances).

Et les courses en ligne ?

Plusieurs chaines de la grande distribution disposent d’un site internet permettant de faire ses courses en ligne. Fonctionnant souvent sur le principe d’un enlèvement en magasin, certaines chaines mettent aussi en œuvre la livraison à domicile. Carrefour propose le service « Carrefour drive » https://drive.be.carrefour.eu/fr/livraison-domicile (disponible à Bruxelles et dans le Brabant wallon). Vos courses effectuées en ligne vous seront livrées par la poste au moment choisi. Le montant total à payer comprend le prix de vente des produits livrés, majorés des frais de service de 4.50€, si votre commande n’atteint pas un total de 150€. Delhaize propose également la livraison à domicile des courses effectuées en ligne sur http://www.delhaize.be. Un forfait s’élève à 9,95€. Si vous ajoutez le produit de la semaine, vous bénéficiez des frais de préparation gratuits, soit une réduction de 4,50€ sur les frais de livraison. Chez Colruyt, les livraisons à domicile sont assurées par le service « solucious » https://www.solucious.be. Celui-ci coûte 18 € pour une commande de 0 à 125 €, 7 € pour une commande de 125 € à 250 €. Il est gratuit au-delà de 250 €.

Et vous quels sont vos trucs et astuces ?