Théo, petit garçon malvoyant, respire la joie de vivre

L’Œuvre fédérale Les Amis des Aveugles et Malvoyants, à travers les services qu’elle propose (suivi social, accompagnement thérapeutique, adaptations de cours, organisation de loisirs) aide au quotidien des enfants déficients visuels (et leurs proches) dans le développement de leur autonomie. A l’occasion de la Journée Internationale des personnes handicapées, nous vous présentons le portrait de Théo, 5 ans, atteint d’une maladie génétique orpheline appelée la maladie de Norrie. Cette maladie a provoqué une perte de la vue quasi-totale chez le jeune garçon.

C’est sa maman, Erika, qui s’en est aperçue lorsqu’il avait trois mois. Elle a  constaté que son petit garçon ne la regardait pas, elle a alors commencé à se poser des questions.

Un jour, alors qu’elle jouait avec Théo, Erika a prononcé son prénom et le regard de son fils est alors parti dans une autre direction. C’est à cet instant qu’elle a compris que quelque chose n’allait pas. Elle s’est rendue d’urgence chez un ophtalmologue et le bilan a révélé que Théo était atteint d’une maladie génétique orpheline, la maladie de Norrie. Heureusement, il n’y a que ses yeux qui sont touchés. Cette maladie peut effectivement atteindre d’autres membres.

« Le principal est qu’il soit en bonne santé »

« Finalement, mon fils est en bonne santé, il est heureux, et c’est le principal. Le handicap visuel, ce n’est rien » confie Erika. Pour elle, apprendre le handicap visuel de son fils n’a rien changé à sa vie. « Ce qui a changé pour moi, comme pour n’importe quel parent qui n’avait pas d’enfant auparavant, c’est que désormais, j’ai un enfant. Voilà la seule chose importante qui a changé dans ma vie » dit-elle.

Les Amis des Aveugles apportent une aide en psychomotricité et en locomotion pour Théo

Au niveau des aides, quand Théo a commencé à marcher, lui et sa maman ont été dirigés vers le centre des Amis des Aveugles à Mons où une psychomotricienne et une locomotricienne interviennent depuis maintenant un peu plus de quatre ans. « J’en suis vraiment contente, tout se passe très bien, il évolue vraiment bien » affirme Erika.

Un petit passionné de musique

Théo voue une passion à la musique. Quand il était plus jeune, sa maman a commencé à lui faire écouter de la musique pendant qu’il prenait son bain et dès le départ, il s’est mis à la percussion contre la baignoire. Puis, il a commencé à jouer de la batterie. « Il a vraiment le sens du rythme » dit sa maman. D’ici peu, Théo commencera le solfège pour apprendre à jouer de la clarinette, du clap dance et pour apprendre à chanter.

Pour conclure Erika affirme « Mon enfant différent ? Non pas trop, il répond, il teste comme un petit garçon de 5 ans. Mais il m’offre également beaucoup d’amour. »

Retrouvez sur notre site internet en cliquant ici, les présentations des orateurs lors du symposium organisé le 14 octobre 2017 sur le thème : « troubles visuels chez l’enfant : pour y voir clair tous ensemble ».

 

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Visite adaptée pour aveugles et malvoyants au musée L – 03 décembre

À l’occasion de la Journée internationale de la personne handicapée, le Musée L (musée universitaire de Louvain) propose ce 03 décembre un programme sur mesure pour les personnes aveugles et malvoyantes en collaboration avec l’association Les Amis des Aveugles. Venez découvrir ce passionnant musée en toute liberté !

Inauguré en 2017, le Musée L a démangé Place des Sciences à Louvain-La Neuve, au cœur de l’ancienne Bibliothèque des Sciences et Technologies. Les œuvres d’art, les objets des civilisations, les inventions scientifiques permettent de regarder l’homme comme un créateur, un inventeur s’appuyant sur la tradition pour chercher le sens de sa vie, modifier la réalité, marquer son passage et donc construire de la culture. Un bouddha à côté d’un Christ du Moyen-Age, des écritures antiques face à des machines à calculer… Le Musée L, avec ses 32.000 pièces à l’inventaire, ose les rencontres inédites pour nous parler du monde et de notre humanité.

Partenaire de longue date des Amis des Aveugles, le Musée L s’est toujours préoccupé de son accessibilité. C’est pourquoi l’ensemble des installations sont accessibles aux PMR. Des dispositifs de médiation adaptée pour personnes porteuses de déficience visuelle, auditive ou mentale.

À l’occasion de la Journée internationale de la personne handicapée, le Musée L propose  le dimanche 03 décembre un programme sur mesure.

Des ateliers de sensibilisation « autour des sens » sont également organisés pour petits et grands. L’ensemble de ces activités est accessible pour les personnes se déplaçant difficilement ou en fauteuil roulant.

Inscription aux visites guidées : publics@museel.be, 010 47 48 45 (places limitées)

www.museel.be

« Nuit blanche » accessible aux aveugles et malvoyants le 07 octobre à Bruxelles

Le 7 octobre, l’évènement culturel Nuit Blanche envahit le Parc de Bruxelles et ses alentours avec plus de 20 projets artistiques dans des lieux insolites ! Grâce au service “Blind Date”, découvrez le parcours et les projets à travers un accompagnement personnalisé.

Nuit blanche pour tous

NUIT BLANCHE entend favoriser l’accès à la culture pour tous. Pour la 6ème édition consécutive, le programme d’accessibilité ouvre l’évènement à tous les publics, en particulier aux personnes porteuses d’un handicap, en améliorant l’accessibilité des lieux et des projets.

A travers un thème fort comme « Power Games », NUIT BLANCHE invite chacun à questionner son rapport à l’autre. Le choix de projets artistiques comme HUG, une performance de chant vécue les yeux bandés, prive le spectateur de ses repères et le contraint à vivre l’expérience uniquement à travers ce qu’il peut percevoir : le son, la respiration et la vibration des corps.

Cette année, plus de la moitié des projets artistiques sont rendus accessibles aux personnes en chaise roulante, déficients visuels et déficients auditifs.

Avec la collaboration de partenaires extérieurs, un parcours spécifique est aménagé, en plus d’une information accessible et d’un accueil personnalisé. De plus, l’enthousiasme et la créativité des artistes de NUIT BLANCHE offrent à ce public la possibilité d’approcher les œuvres autrement, parfois en faisant appel aux dimensions tactiles, olfactives et gustatives, poussant ainsi à la réflexion et à l’échange de points de vues.

Intéressé(e) ? Inscrivez-vous par mail à info@nuitblanchebrussels.be
Plus d’infos > www.nuitblanche.brussels/nuitblanchepourtous

Vivez la danse autrement

À l’invitation du Kaaitheater de Bruxelles et de ses partenaires européens Wiener Tanzwochen, CND (Paris) et The Place (Londres), Vera Tussing et Anne Juren créent des œuvres dont peuvent pleinement jouir des personnes non-voyantes ou malvoyantes. Un choix qui favorise le toucher vis-à-vis du regard, la proximité vis-à-vis de la distance.

Faut-il vraiment le voir pour le croire ?

https://www.kaaitheater.be/sites/default/files/styles/4_5_portrait/public/article/piet_devos.png?itok=CPxfMoyRPiet Devos – aveugle depuis qu’il a cinq ans – a ressenti, entendu et vécu différentes sortes de danse et vient partager ses expériences avec le public du Kaaitheater : « Je pense que pour les malvoyants et les aveugles, la danse peut représenter un véritable voyage de découverte. »
> Lisez l’interview complète

Les spectacles

Volmir Cordeiro — L’œil la bouche et le reste

Après une série de solos,   Volmir Cordeiro crée un premier spectacle pour quatre danseurs. Dans « L’œil la bouche et le reste », il nous invite à considérer différemment l’acte de regarder. Il part de l’œil pour toucher tout ce qui est sphérique : le soleil, un œuf, la lune, une arène. Il crée une danse censée reproduire les actions et les fonctions physiques de l’œil : pleurer, fixer, cligner, épier… L’intériorité, la latence et même le pré-humain et le cannibale sont mis à nu lors de cette quête intense, quasi obsessionnelle de la danse et de l’innommé.

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Quand ? mercredi 18 octobre 2017 – 19h30

Prix ? € 10 (tarif réduit) – votre accompagnateur ne paie rien

Langue ? Audiodescription en français et néerlandais.

Mette Edvardsen — We to be

Mette Edvardsen étend considérablement l’espace d’interprétation classique. Elle joue « We to be » dans trois lieux à la fois : le livre dont elle fait la lecture à haute voix, la scène vide qui fait office d’écran de projection de l’imagination du spectateur et les ondes radiophoniques à travers une diffusion en direct. Avec ce spectacle, Mette      Edvardsen achève une trilogie dans laquelle la langue et la voix prennent le dessus et l’aspect visuel se déplace vers l’imaginaire du public.

Quand ? vendredi 20 + samedi 21 octobre 2017 – 20h00

Prix ? 10 € (tarif réduit) – votre accompagnateur ne paie rien

Quoi ? théâtre/performance, en anglais

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Vera Tussing — The Palm of Your Hand II 

En 2015, Vera Tussing a créé le spectacle « The Palm of Your Hand » dans lequel des actes sociaux et des motifs chorégraphiques classiques frôlaient de très près les spectateurs – disons plutôt les participants. À présent, Vera Tussing retravaille le spectacle de manière à le rendre accessible aux malvoyants et aux non-voyants. Voilà pourquoi la chorégraphie communique à présent au-delà du purement visible. Une interaction continue entre performeurs et public s’ancre dans une connivence tacite. Avec ses co-spectateurs, on balise une surface de jeu en forme d’ellipse : une danse du frôlement.

Quand ? vendredi 17 novembre à 19h30 + samedi 18 novembre à 21h00

Prix ? 10€ (tarif réduit) – votre accompagnateur ne paie rien

Quoi ? danse/performance, sans paroles

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Anne Juren – Anatomie

Comment une chorégraphie mentale peut-elle procurer un sentiment de mouvement ? Dans « Anatomie », Anne Juren crée une partition de mouvements pour viscères et fonctions corporelles. Alors qu’on est allongé sur un tapis, les yeux clos, sa voix nous guide à travers notre corps et notre esprit. Pour la recherche effectuée pour cette « danse » – recherche qui s’est articulée autour de la tache aveugle –, Anne Juren a travaillé avec des personnes malvoyantes. Leurs expériences se sont transformées en matériau pour créer une chorégraphie « dans » le corps.

Quand ? vendredi 17 novembre à 21h00 + samedi 18 novembre à 19h00

Prix ? 10 € (tarif réduit) – votre accompagnateur ne paie rien

Quoi ? performance, en anglais

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Vera Tussing — The Palm of Your Hand for kids (4-12 ans)

Serrer la main, saluer avec un high five, s’appuyer sur l’épaule de quelqu’un : dans « The Palm of Your Hand », les danseurs cherchent le contact avec le public. Du sens du toucher aux petits jeux en cercle en passant par des signes de solidarité, avec Vera Tussing on part à l’aventure ! Après s’être produite deux soirs pour les adultes, c’est au tour des enfants !

Quand ? dimanche 19 novembre à 15h00

Prix ? gratuit

Infos pratiques

  • Vous payez le tarif réduit, votre accompagnateur vous escorte gratuitement
  • Les chiens guides d’aveugles sont les bienvenus, mais veuillez juste nous en informer au préalable.
  • Vous souhaitez de l’assistance pour le trajet de la gare du Nord au Kaaitheater ? Nous serons heureux de vous l’offrir.

Contact

Hilde Peeters

Kaaistudio’s, 81 rue Notre Dame du Sommeil, 1000 Bruxelles

t +32 2 274 03 88

m +32 477 60 81 16

hilde.peeters@kaaitheater.be

Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) – « Ce qui nous lie » en audiodescription le 02 octobre

INVITATION

Dans le cadre du Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF), l’Œuvre fédérale Les Amis des Aveugles et Malvoyants vous invite à la projection du film audiodécrit

« CE QUI NOUS LIE »

Un film de Cédric Klapisch

le lundi 2 octobre 2017 à 18h00

au cinéma Caméo, rue des Carmes à Namur.

 

Le film a été audiodécrit par l’asbl Les Amis des Aveugles, avec le soutien de la Wallonie. L’audiodescription consiste en l’insertion de commentaires descriptifs sur la bande originale du film. Notre manière de travailler préserve la spontanéité et ne dénature pas l’œuvre originale. Chacune de nos audiodescriptions est validée par une personne déficiente visuelle employée au sein de notre association.

Attention, le nombre de places est limité. Merci de confirmer votre participation avant le 26/09 par mail via n.philippart@amisdesaveugles.org ou au 065 40 31 00 en précisant votre nom, prénom et si vous êtes accompagné(e).

SYNOPSIS: « Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pour faire le tour du monde. En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terre de son enfance. Il retrouve sa sœur, Juliette, et son frère, Jérémie. Leur père meurt juste avant le début des vendanges. En l’espace d’un an, au rythme des saisons qui s’enchaînent, ces 3 jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s’épanouissant et mûrissant en même temps que « le vin qu’ils fabriquent ».

 

Immoweb – recherche de testeurs déficients visuels

Dans le cadre de l’amélioration de leurs produits et en vue de pouvoir les offrir à tous les publics, le site internet immobilier « Immoweb » cherche des testeurs malvoyants.

Au cours d’une séance d’une heure ou deux, les testeurs pourront interagir avec différents outils et faire part de leur remarques. Le but est de réaliser des tests plusieurs fois par an. Les participants se verront offrir  un bon-cadeau.

Contact :

Diego de Wautier – diego.dewautier@immoweb.be – 0486 367 194

 

 

 

Raconter ses rêves : recherche de témoignages de personnes déficientes visuelles

Voyages et réflexions ont amené Thibaut Drouillon à se pencher sur l’art. le jeune artiste s’est toujours intéressé aux sons s’articulant dans notre quotidien, par exemple, l’ambiance et l’émotion que ces ondes peuvent procurer de façon personnel chez chacun d’entre nous. Il recherche des personnes déficientes visuelles qui accepteraient de lui raconter leurs rêves dans le but d’enrichir son dernier projet : percécité. Il s’agit d’une transposition du code braille sur une portée musicale délivrant un message particulier. Percécité – Thibaut Drouillon

Les rêves… fruits de notre inconscient auxquels on s’efforce de donner un sens. Derrière ce travail, se cache un rêve : un aveugle lisant en braille la phrase suivante : « Et à ce moment-là, je compris que j’étais le seul à le voir. ».

On y trouve une inversion des rôles presque ironique : face au braille une personne atteinte par la cécité est plus apte à déchiffrer ce code d’écriture que bon nombre d’individu possédant la vue.

Par cette pièce, cette réinterprétation, l’artiste aspire à faire vivre ce rêve et ces questions aux visiteurs.

Coordonnées : Thibaut Drouillon – drouillonthibaut@gmail.com – 0474 / 104 496

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Sommet mondial « Destination pour tous 2018 » – Recherche de personnes à besoins spécifiques pour une campagne promotionnelle

Les organisations Kéroul, du Québec, Access-i et le Collectif Accessibilité Wallonie-Bruxelles (CAWaB) de Belgique, organiseront la deuxième édition du Sommet mondial Destinations pour tous à Bruxelles à l’automne 2018. Cet événement a pour but de mettre en œuvre de façon concrète les recommandations de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) en matière de tourisme accessible à tous.A cette occasion, deux partenaires institutionnels du tourisme se mobilisent et préparent différents outils de promotion touristique. Ils sont à la recherche de personnes / familles (avec ou sans enfants) / groupes d’amis pour participer à un shooting photos :

  • personnes en fauteuil roulant,
  • personnes marchant difficilement,
  • personnes aveugles,
  • personnes malvoyantes,
  • personnes sourdes,
  • personnes malentendantes,
  • personnes avec difficulté de compréhension.

Les photos seraient prises tant à l’extérieur qu’à l’intérieur (musées, attractions, lieux touristiques, etc.). Les lieux sont en cours de sélection et seront proposés aux participants avant de confirmer leur participation. Les frais de repas (éventuels) et de transport seront pris en charge.

Bruxelles :

La période retenue est celle de fin septembre.

Si vous êtes intéressés, envoyer un email et une photo récente à info@cawab.be au plus tard le 5 septembre

Wallonie :

La période retenue est celle de fin août / début septembre.

Si vous êtes intéressés, envoyez un email et une photo récente à info@access-i.be au plus tard le 21 août

Pour toute demande de renseignement, votre personne de contact est Emilie GOFFIN : info@access-i.be ou 0473/ 76 64 28.

Le livre Binettes Bizarres pour les enfants aveugles et malvoyants

L’ASBL Les Amis des Aveugles et Malvoyants est partenaire officiel du projet « Binettes Bizarres », un livre qui s’adresse aux enfants aveugles ou malvoyants. Cet ouvrage est dit « inclusif » car il est accessible à toute personne en ce y compris les enfants non et malvoyants ou encore dyslexiques. Ce livre de poèmes en images met en scène des animaux originaux.

 

Un livre accessible aux enfants déficients visuels

Publié par l’ASBL Bindenzorg Licht en Liefde, ce livre résulte de la collaboration entre l’auteur Jan DEWITTE et l’illustratrice Freya VLERICK. Grâce aux grandes images, aux couleurs contrastées, aux caractères nets et son contenu entièrement gaufré, l’ouvrage est accessible aux enfants atteints d’une déficience visuelle. « Binettes Bizarres » est à lire en tendant l’oreille, à toucher des yeux et à regarder du doigt.

Expérience multi-sensorielle

« Binettes Bizarres » est une véritable expérience multi-sensorielle pour les enfants atteints de cécité, de malvoyance ou encore de dyslexie: il fait appel aussi bien aux sens de l’ouïe, du toucher ou de la vue. Cet ouvrage contribue à l’accroissement des compétences cognitives, linguistiques et sociales de l’enfant.

Audiodescription

Au travers d’un CD-Rom qui accompagne le livre, le lecteur peut avoir accès à l’audiodescription des illustrations et des informations concernant les personnages. Le cri des animaux représentés dans le livre est également audible sur le CD-Rom.

Informations complémentaires

Pour le commander ou en savoir plus, contactez docu@lichtenliefde.be ; dewitte.jan@lichtenliefde.be ou rendez-vous sur le site internet de Blindenzorg Licht en Liefde.

Lucy Kloeck – la musique comme métier

Lucy est une jeune maman, très malvoyante, atteinte d’une  amaurose congénitale de Leber (dégénérescence de la rétine). Passionnée par la musique, elle a décidé à l’âge de 18 ans d’en faire son métier.

Quel a été votre parcours ?

La maladie de Leber est une maladie qui cause une perte de vision progressive. Par exemple, à l’école primaire, j’utilisais des agrandis en format A3 et puis ensuite en secondaire, je suis passée à l’écriture braille. En primaire, j’ai suivi l’enseignement ordinaire dans l’école de mon village avec l’aide d’accompagnateurs à raison d’une fois par semaine. Pour parfaire ma connaissance du braille et aussi développer l’utilisation de la canne blanche, j’ai suivi les quatre premières années du secondaire en internat dans l’enseignement spécialisé. Le rythme était plus lent et un peu plus détendu. Je suis retournée dans l’enseignement ordinaire en 5e et 6e secondaire mais comme nous avions déménagé, je n’ai pas pu revenir dans l’école de mon village. C’était plus compliqué de s’intégrer avec des adolescents qui n’étaient pas sensibilisés à la déficience visuelle et aussi plus compliqué de reprendre un rythme plus soutenu.

Depuis quand jouez-vous de la musique et comment avez-vous appris ?

J’ai commencé à apprendre à jouer du violon vers l’âge de 9 ans. Mon professeur a utilisé la méthode Suzuki. Selon cette méthode, on apprend à jouer à l’oreille avant de connaître les règles de solfège. Des chiffres symbolisant les doigts ou les cordes à employer sont placés au dessus des notes des partitions pour dévelop­per la mémorisation. Au fur et à mesure, on enlève les chiffres. J’utilisais pour cela des partitions agrandies. J’ai appris aussi la guitare lorsque j’étais en internat. Une ergothérapeute apportait sa guitare pour nous apprendre, pendant son temps libre, quelques accords basiques d’abord, de plus en plus compliqués ensuite. A l’âge de 18 ans, j’ai eu la sur­prise d’être admise à l’Institut Lemmens de Leuven pour poursuivre des études supérieures dans la mu­sique. J’y ai appris le piano, le chant, la flûte à bec et les percussions. En 3e année, j’ai choisi de me spéciali­ser dans la musicothérapie. Je me passionne aussi pour la musique ancienne, la musique baroque (mais pas les œuvres symphoniques du romantisme tardif) et la musique atonale.

Pourquoi avoir fait de la musique un métier ?

Il faut être honnête, le choix des métiers possibles quand on est déficient visuel, est plus restreint. Bien sûr, j’aurai pu étudier la médecine mais je n’aurais pas su quoi en faire et surtout pas la pratiquer (rires). Et puis, je ne me voyais pas dans un boulot administratif. C’est donc tout naturellement que j’ai choisi la musique et ainsi vivre de ma passion. Mais pas en tant qu’artiste. Je ne peux pas jouer dans un orchestre professionnel car il faut avoir de bons yeux. Pour jouer comme soliste, le niveau est très exigeant. J’ai donc commencé ma carrière en donnant des cours de musique en 1re et 2e secondaire. C’était très chouette mais aussi très lourd de gérer des classes de plus de 20 étudiants. Depuis 10 ans, je travaille à Leuven dans une académie de musique qui propose des cours de solfège et de culture musicale pour des enfants aveugles et malvoyants.

Comment se passent les leçons ?

J’enseigne essentiellement à des enfants déficients visuels mais cela m’arrive de donner cours à des élèves qui ont plus de difficultés à apprendre le solfège. Je travaille soit individuellement avec l’élève, soit en petits groupes. Pour cela, nous utilisons des manuels transcrits en braille ou en grands caractères. Les élèves peuvent aussi apprendre à l’oreille. En règle générale, on travaille un peu moins car on prend plus le temps d’aller en profondeur. J’aide mes élèves à apprendre par cœur. Pour l’apprentissage des rythmes, j’ai développé un système tactile basé sur des briquettes de Lego. Chaque valeur rythmique correspond à une briquette si bien que les élèves peuvent les recomposer facilement en les disposants sur une plaquette de Lego.

Pensez-vous que les déficients visuels ont un sens de l’audition plus développé ?

Non, je ne pense pas. En tant que déficient visuel, nous nous concentrons sans doute plus que les autres mais avoir l’oreille musicale est une toute autre chose. J’ai déjà eu des élèves déficients visuels qui chantaient très faux (rires).