Exposition des œuvres de Mireille Thys, déficiente visuelle, du 27 mai au 02 juillet à Vaucelles (Namur)

Mireille Thys, artiste-peintre déficiente visuelle, expose ses œuvres dans le cadre de l’exposition « Couleurs – Matière » du 27 mai au 02 juillet 2017 à la Galerie des Collines à Vaucelles (Namur). www.galeriedescollineshubert.com.

« Couleurs – Matière»

Mily Delstanche, Mireille Thys

 Vernissage – cocktail

le samedi 27 mai 2017 de 17 à 20 heures, présentation à 18 h.

Une visite au château de Hierges est programmée à 15 h sur réservation (15 personnes)

27/05/2017 – 02/07/2017

Ouvert les samedis et dimanches de 14 h. à 17 h.,

ainsi que sur rendez-vous.

Avant le vernissage du 27 mai à la Galerie des Collines de Vaucelles et la  présentation des artistes à 18h00, une visite au château de Hierges et de sa nouvelle galerie d’art est programmée à 15h00 sur réservation 00 32 496 952 413 (15 personnes).

Au programme : entrée par le parking privé, découverte de la basse-cour et de la haute cour, puis des jardins ; ouverture des trois niveaux de la tour : la salle d’armes, les deux salles d’exposition avec présentation des œuvres de Gustave Marchoul, Mily Delstanche, Mireille Thys et pour terminer la vue impressionnante sur la région depuis le dernier étage, avant de rejoindre la galerie des collines pour le vernissage – cocktail de l’exposition :

« Couleurs – Matière »

Mily Delstanche, Mireille Thys

Galerie des Collines Rue du Moulin, 79 5680 Vaucelles – Namur – Belgique. 0496 952 413. http://www.galeriedescollineshubert.com

Mily DELSTANCHE 1914 – 2008

Déjà en 1954, on sentait d’où venait le vent avec cette féministe des premières heures pour provoquer certains remous. Elle enseignait la philosophie et la religion aves une grande ouverture d’esprit et publia : La femme dans la société contemporaine (éd. UDOC).

Après le décès de son mari, architecte, Mily Delstanche se découvre une nouvelle passion : la peinture. A l’époque on a dit d’elle : « Le moteur de la jeune passionnée… » de plus de quatre-vingts ans « l’enthousiasme, l’enthousiasme, et encore l’enthousiasme ». Elle commence alors à laisser courir son imagination sans complexe. Elle passe du figuratif à l’abstrait au gré de sa créativité. Ses sujets sont variés, ses couleurs riches, ses compositions particulièrement chaleureuses. Sa production est considérable : plus de 700 oeuvres, toutes répertoriées avec minutie.  Quelques expositions lui ont été consacrées à Bruxelles et en province.(http://galeriemily.skynetblogs.be/).

Mireille THYS

Depuis plus de 15 ans, la vision de Mireille Thys se dégrade, la conduisant vers la cécité. Elle a quitté l’agence bancaire qu’elle dirigeait et s’est consacrée au dessin et à la peinture en suivant les cours de l’Académie des Beaux-Arts de Charleroi. Derrière la représentation visible que le spectateur a parfois envie de toucher, qu’y a-t-il de singulier ou d’universel ? Et si l’œuvre de cette artiste nous offrait une voie –  parmi d’autres sans doute –  pour accéder à l’invisible.

Ses compositions   –  technique mixte – laissent apparaître des formes, de la couleur, de la matière. « J’ai beaucoup tra­vailler sur l’arbre naturel mais aussi l’arbre symbolique, l’arbre gé­néalogique, l’arbre comme être vivant. Je veux passer soit dans l’arbre, soit au-delà de l’arbre, peut-être dans un autre monde. J’ai travaillé les racines, les troncs, les nœuds. ». L’artiste travaille à plat sur une table : « Je tourne autour si bien que je ne sais parfois pas quel sens donner au tableau. Cela me permet aussi d’utiliser l’énergie et les mouvements circulaires. Je dessine avec des mé­langes de colle pour créer des repères, je laisse sécher et après vient la couleur. D’autres matières s’y intègrent : du bois, de la corde, des écorces formant des reliefs complètement fondus dans le tableau ».

Andy, jeune déficient visuel, un bel exemple d’intégration !

Dans le cadre de son émission InfoMag, la télévision locale Antenne Centre est partie à la rencontre d’Andy, jeune déficient visuel suivi par Les Amis des Aveugles et Malvoyants, un bel exemple d’intégration et de joie de vivre !

Voir le reportage : http://www.antennecentre.tv/www/fayt_lez_manage_un_bel_exemple_d_int_gration_d_un_enfant_mal_voyant_infomag_du_1er_f_vrier_-87374-999-263.html

L’accompagnement précoce des enfants déficients visuels est essentiel pour développer leur autonomie et les sens compensatoires. Depuis 2013, Andy, 6 ans, est suivi par les thérapeutes du centre de réadaptation des Amis des Aveugles. Pendant près des 200 heures, il a participé à des séances de psychomotricité, appris de manière adaptée des activités de la vie quotidienne comme par exemple comment se brosser les dents, expérimenté la mobilité avec une précanne développée au sein du centre, et bien d’autres éléments favorisant son autonomie.  Au fil des mois et des années, les séances thérapeutiques se sont étoffées en fonction des besoins d’Andy.

Le jeune garçon est scolarisé dans l’enseignement primaire ordinaire à Fayt-lez-Manage. Très motivée, l’équipe éducative s’investit beaucoup dans l’inclusion d’Andy en première année primaire. Son institutrice s’est même mise à apprendre le braille. L’arrivée en septembre dernier dans une nouvelle école a nécessité plusieurs séances avec une ergothérapeute spécialisée en orientation et mobilité pour qu’il puisse y prendre des repères et se déplacer. Il a également appris à bien organiser son cartable pour retrouver aisément ses affaires.

En dehors de l’école, il aime beaucoup rejoindre ses copains des baladins, de l’unité scoute de Jolimont. Les animateurs prennent en compte la déficience visuelle d’Andy pour adapter aux mieux les activités et les jeux.

Exploration tactile d'une reproduction de statue

Exploration tactile d’une reproduction de statue

Amateur de découvertes et d’aventures, il participe volontiers aux stages pour enfants organisés par Les Amis des Aveugles. Ces stages ont pour but d’aider les enfants dans la réalisation des activités de la vie quotidienne et d’observer leurs interactions sociales. Pendant les activités, ils travailleront l’orientation et l’organisation spatiale, les sens compensatoires, la motricité fine, l’exploration visuelle, etc.

Albums photos :

Stage Halloween

Stage de Pâques à Spa

Courez les 20 km de Bruxelles 2017 pour les enfants aveugles et malvoyants !

Pour la 38e édition des 20 km de Bruxelles le 28 mai 2017, courez solidaires sous les couleurs des Amis des Aveugles.

Le 28 mai prochain, Les Amis des Aveugles et Malvoyants participeront à la course mythique de Bruxelles qui réunira 40.000 coureurs. Rejoignez notre équipe de coureurs et soutenez l’organisation d’un stage pour enfants déficients visuels.

https://i0.wp.com/amisdesaveugles.org/images/sitefr/edit/Actualites/20%20km%20de%20bruxelles/20-km-AdA-2016-BXL.jpgVos avantages

Les Amis des Aveugles se chargent de tout !

– Votre inscription aux 20 km de Bruxelles
– Votre dossard
– Un T-shirt de course
– Jour J : rafraîchissement et collation saine
– Et un point de rassemblement proche du départ !

S’inscrire dans l’équipe des Amis des Aveugles c’est obtenir sa place dans la course et soutenir nos activités.

Quel coût ?

Le prix de l’inscription est fixé à 25€ qui est reversé au SIBP, organisateur des 20 km à verser sur le compte BE 39 0015 3194 23 19 / BIC : GEBABEBB avec la communication « 20km + votre nom et prénom ». Les frais d’inscription pour les personnes déficientes visuelles sont gratuits. Ils seront pris en charge par l’association.

Comment s’inscrire ?

Retournez-nous le formulaire d’inscription (.doc) ou le formulaire d’inscription (.pdf) dûment rempli avant le vendredi 10 mars obligatoirement. Inscription aussi par téléphone au 065/40.31.00 ou par mail à l’adresse s.sports-loisirs@amisdesaveugles.org.

Versez vos frais d’inscription soit 25€, sur le compte BE 39 0015 3194 23 19 / BIC : GEBABEBB ? en mentionnant comme communication « 20km + votre nom et prénom ».
Dès réception du formulaire et du versement, nous vous confirmerons votre inscription. Nous assurons la coordination et vous transmettrons les nouvelles informations pratiques en temps utile.

Envie de soutenir notre stage organisé pour les enfants aveugles ou malvoyants ?

Pendant une semaine, des enfants voyants et malvoyants auront l’occasion de partager les mêmes activités dans une perspective d’inclusion. Encadrés par des professionnels de la rééducation fonctionnelle dans le domaine visuel, les enfants travailleront ensemble différents aspects thérapeutiques. Les activités proposées permettent d’exploiter le développement des sens compensatoires, l’expression verbale et corporelle, le rythme… Des sorties et ateliers seront au programme : expression corporelle, cuisine, musique, papier mâché, peinture, crayonnage, potager adapté, épreuves sensorielles et jeux adaptés.

Pour soutenir l’organisation de ce stage, aidez-nous en effectuant un don*** :

• Au numéro de compte IBAN : BE 61 2700 3900 0117 – BIC : GEBABEBB
• Avec la communication : 20km + nom + prénom
*** A partir d’un montant annuel de 40 € en 2017 (ne comprenant pas les 25€ d’inscription), vous recevrez automatiquement une attestation fiscale durant le premier trimestre 2018 donnant droit à une réduction d’impôt. Pour bénéficier d’une attestation fiscale, un don ne peut être le résultat d’une récolte de fonds collective.

Action organisée avec le soutien du Service public francophone bruxellois (Commission communautaire française) Service public francophone bruxellois (COCOF).

Tous les films belges francophones en audiodescription pour le public aveugle et malvoyant

A l’initiative de la Ministre de la Culture Alda GREOLI, les longs-métrages bénéficiant d’une aide à la production devront dorénavant être disponibles en audiodescription. Pour ce faire, les aides à la production du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel seront systématiquement majorées d’un montant de 5 000 euros par film pour mettre en place l’audiodescription.

Force est de constater que l’audiodescription en Belgique – contrairement à d’autres pays – reste insuffisamment développée. Cette technique permet aux personnes aveugles et malvoyantes mais aussi aux personnes déficientes intellectuelles, aux primo-arrivants et seniors d’accéder aux œuvres audiovisuelles de manière inclusive comme au sens de l’article 30 de la Convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées.

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Dans le but d’établir un état des lieux sur l’accessibilité à des films (à la télévision et au cinéma), Les Amis des Aveugles avaient organisé, le 24 février dernier dans le cadre du Festival International du Film d’Amour (FIFA), une rencontre-débat réunissant décideurs politiques, éditeurs et diffuseurs, ainsi que producteurs et distributeurs.

De cette initiative est apparue l’idée de mutualiser les efforts et les expertises de chacun au sein d’une Plateforme « accessibilité à l’audiovisuel » rassemblant des associations représentatives du handicap visuel et des producteurs d’audiodescription. Aujourd’hui, les membres à cette plateforme sont : l’œuvre Fédérale Les Amis des Aveugles et Malvoyants (pilote de la Plateforme), l’œuvre Royale pour Aveugles et Malvoyants La Lumière, l’œuvre Nationale des Aveugles (ONA), Audioscenic, Les professionnels de l’audiodescription francophone (P. A. F.), ainsi que EOP! asbl.

La Plateforme a transmis aux ministres compétents de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles un inventaire des points auxquels il convient d’apporter une attention particulière en matière d’accessibilité à la télévision et au cinéma.

La décision de la Ministre de la Culture rencontre une des recommandations de la Plateforme.

Les associations membres de la Plateforme « accessibilité à l’audiovisuel » se réjouissent de cette initiative.

Contact : Œuvre fédérale Les Amis des Aveugles et Malvoyants

Christine Massin : 0471 07 42 49 – c.massin@amisdesaveugles.org

5/12 : journée internationale du volontariat – portrait de Caroline, bénévole malvoyante au SRA

Ce 5 décembre, journée internationale des volontaires ou appelée aussi journée mondiale des bénévoles, est l’occasion de remercier celles et ceux qui s’investissent dans la construction d’une société plus juste. Focus sur Caroline, trentenaire malvoyante toute récemment bénévole au sein du service résidentiel pour adultes (SRA) des Amis des Aveugles.

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Pourquoi es-tu devenue bénévole ?

Aider est un plaisir. Je me sens bien quand je viens en aide à une autre personne. Comme la déficience visuelle me tient à cœur, étant moi-même concernée, je me suis proposée pour réaliser quelques activités par semaine au service résidentiel pour adultes (SRA) des Amis des Aveugles. Le SRA accueille plus de trente résidents dont la déficience visuelle, partielle ou totale, est considérée comme le handicap majeur. Ce service s’adresse à des adultes de plus de 18 ans présentant éventuellement des troubles associés et qui ne pourraient vivre en autonomie.

Quels types d’activités proposes-tu aux résidents ?

Mon bénévolat a commencé début novembre, j’ai d’abord observé la manière dont fonctionnait l’équipe des éducateurs. Aujourd’hui, je réalise avec les résidents plusieurs activités dont la mise en place d’une chorale. Les éducateurs me font confiance et m’ont récemment confié le groupe de résidents pour cette activité.

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Caroline et les résidents du SRA pendant l’activité chorale

Je participe aussi à l’organisation de l’activité aquagym qui a lieu chaque mercredi. Mon rôle consiste à aider les résidents à s’habiller mais aussi à les recadrer spatialement dans le bassin. Je me place à un endroit et je leur indique quand ils dévient de leur trajectoire. C’est très sportif !

Quel est ton ressenti ?

Mon intégration tant dans l’équipe qu’avec les résidents s’est très bien passée car ils avaient auparavant été mis au courant par le directeur du service de mon arrivée. Ils connaissaient mon prénom avant que je n’arrive ce qui a facilité beaucoup de choses. Je me sens hyper à l’aise aussi bien avec les éducateurs qui m’ont accueillie chaleureusement comme si je faisais partie de l’équipe qu’avec les résidents avec qui je partage de bons moments. Bref, une belle aventure qui commence !

Comment as-tu connu Les Amis des Aveugles ?

Je connais l’association depuis une dizaine d’années. J’y suis arrivée pour un suivi ophtalmologique. Et il y a 3 ans, j’ai fait appel au CRF (centre de réadaptation fonctionnelle) car je voulais faire le nécessaire pour aller mieux et palier mes difficultés. Une démarche qui n’est pas simple mais j’en retire beaucoup de positif. Cela m’a permis de prendre conscience des aides possibles. Une ergothérapeute m’a donné des conseils pour améliorer certaines choses que je faisais et m’a recadrée par rapport à mes difficultés. J’ai notamment suivi les ateliers cuisine, jardinage et aussi reçu des astuces pour le rangement. Je participe aussi aux activités de loisirs depuis un an. En réalité, je dois beaucoup à mon assistante sociale qui a tenu un rôle essentiel en m’aidant à reprendre le cap et à construire des projets. Grâce à elle, j’ai retrouvé confiance en moi.

Quel est ton parcours en tant que personne déficiente visuelle ?

Je suis atteinte d’une maladie neuromusculaire diagnostiquée à l’âge de 5 ans. C’est une maladie génétique qui abîme le nerf optique. Ma vue est fluctuante au cours de la journée, en fonction de certains éléments (surtout la fatigue). Comme il s’agit d’une maladie orpheline, on ne sait pas très bien me dire quel sera l’avenir. J’ai été intégrée dans l’enseignement ordinaire du primaire au supérieur (Caroline est graduée en droit). Cela s’est passé sans beaucoup d’aide matérielle. Je crois qu’à l’époque les techniques étaient moins évoluées que maintenant. J’utilisais, par exemple, une télé-loupe à la maison et une grande quantité d’agrandissements. Ce n’était pas évident car du coup mon cartable était très lourd (rires).

En cette journée dédiée aux bénévoles et volontaires, nous remercions chaleureusement les personnes qui, en nous rejoignant, contribuent à porter nos projets pour une plus grande autonomie des personnes aveugles ou malvoyantes.

Les Amis des Aveugles au Parlement wallon

Ce 19 octobre, les Amis des Aveugles et d’autres associations typhlophiles sont au Parlement wallon afin de sensibiliser les députés régionaux à la déficience visuelle et aux problèmes liés à la thématiques. A lire ci-dessous le texte de leur interpellation.

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Interpellation des parlementaires wallons autour de la déficience visuelle

Préambule

En 2009, la Belgique ratifiait la Convention de l’ONU relative aux droits des personnes en situation de handicap. Cinq ans plus tard, en 2014, le Comité des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées concluait que la Belgique avait encore du chemin à parcourir pour que soient garantis les droits des personnes en situation de handicap. Etaient notamment mis en évidence l’accès aux services de soutien, les problèmes structurels liés à l’accessibilité, la sous-représentation des personnes en situation de handicap sur le marché du travail et les efforts à maintenir en matière d’enseignement inclusif.

En 2016, la Belgique est à nouveau épinglée par le Commissaire aux droits de l’homme du conseil de l’Europe qui souligne que la Belgique ne respecte pas les droits des personnes handicapées à l’autonomie de vie et à l’inclusion dans la société. Droit inscrit dans la convention de l’ONU, l’autonomie et l’offre de service de proximité devraient constituer une priorité du gouvernement.

Devant l’urgence, nous formulons le vœu que l’intégration sociale des personnes ayant un handicap et l’amélioration de prestation des services de soutien personnalisés soient accélérés. Nous espérons des effets et des décisions en ce sens, de sorte que la Belgique aille dans le sens des recommandations formulées par le Comité et développe un plan d’intégration global.

L’inclusion des personnes en situation de handicap tout au long de la vie ne peut se réaliser qu’en adoptant une approche globale et transversale de la politique du handicap. Dans le cadre de la création de l’AVIQ, reprenant, en Région wallonne, les compétences transférées suite à la 6ème réforme de l’état, comment concevoir une politique du handicap efficace et efficiente, de nature à garantir le respect de toutes les recommandations issues de la Convention de l’ONU ?

Comment assurer que ce processus de décentralisation négociera avec succès le défi posé par la transversalité, en matière d’organisation ?

Certaines matières étant situées au carrefour de différentes politiques, comment les organiser de manière optimale afin de répondre aux besoins des usagers et aux inquiétudes du secteur ? Comment seront articulées les politiques de santé et du handicap, notamment pour ce qui touche aux conventions de rééducations fonctionnelles spécifiques ?

Comment garantir la mobilité des citoyens belges, dans le cadre des transferts de compétences ?

Face au vieillissement de la population, comment répondre aux besoins des aînés non et malvoyants qui bénéficient actuellement d’une aide plus que marginale. Comment favoriser le maintien à domicile et octroyer les aides publiques, quel que soit l’âge ?

L’accessibilité

Enjeu majeur des rapports sociaux, de l’autonomie, de l’inclusion dans la société et, partant, de la qualité de vie, l’accessibilité favorise l’élargissement de l’accès à la citoyenneté pour tous.

Inscrite dans une conception universaliste, elle devrait devenir un réflexe de manière à garantir l’accès à tout, pour tous et devrait représenter, dans le chef du législateur, le premier maillon de toute politique publique.

L’accessibilité universelle dépasse la problématique du handicap puisqu’elle vise à répondre aux besoins spécifiques de l’ensemble de la population qui peuvent être induits par leur taille, leur état, leur âge ainsi qu’en raison d’une déficience permanente ou temporaire. Concernant l’accès aux biens, services ou activités, l’accessibilité s’incarne dans des champs pluri-thématiques tels que la scolarisation, le logement, l’insertion professionnelles, les pratiques culturelles et sportives, etc.

Nous souhaitons que le gouvernement veille à adopter les mesures nécessaires au plan législatif, de manière à mettre en œuvre la mise en place d’un plan d’accessibilité global en Région wallonne, ainsi que le revendique notamment le CAWaB (Collectif Accessibilité Wallonie Bruxelles).

Nous espérons que le développement de biens, services et installations répondant au concept d’accessibilité universelle soient encouragés et, plus particulièrement :

  • Dans le domaine de la mobilité assistée par chiens guides où il reste nécessaire de renforcer l’accessibilité des chiens en fonction et des jeunes chiens en formation. En effet, bien que l’arrêté du Gouvernement Wallon de 2011 fixe le cadre de l’accessibilité des chiens guides, le principe de libre accès n’est pas encore garanti : manque d’information du grand public ou des professionnels concernés, dépôt de plainte en cas de refus d’accès fonctionnellement inexistant, procédure de dérogation au libre accès formellement inorganisée, etc. A ce stade, le décret ne permet donc pas aux personnes déficientes visuelles de faire valoir leurs droits.
  • Dans le domaine culturel, touristique et des loisirs (incluant également les pratiques sportives) où des moyens spécifiques doivent être mis en œuvre afin de répondre aux attentes du public à besoins spécifiques. L’accès à cette offre de service demande des interventions sur mesure, en ce compris l’utilisation des nouvelles technologies, l’adaptation des supports dont l’audiodescription (notamment au cinéma), la transcription, la transposition dans d’autres modalités sensorielles, etc.

Nous plaidons également pour que la formation initiale et continue des professionnels soit soutenue dans les matières intégrant, d’une part le handicap et, d’autre part l’accessibilité universelle de manière à la favoriser dans ses différents champs.

La scolarité

L’accompagnement scolaire permet aux jeunes déficients visuels d’être scolarisés dans les écoles ordinaires grâce à l’aide d’un accompagnateur. Les jeunes utilisent un matériel adapté et des transcriptions réalisées par les associations.

En quoi consiste le travail de l’accompagnateur : Il est présent au côté du jeune pour l’aider dans les matières les plus difficiles au niveau visuel (mathématiques, géographie…). Il accompagne l’élève en classe où lors de séances à domicile, plusieurs dizaines d’heures par mois. L’accompagnateur est aussi un soutien moral important dans les difficultés que rencontrent l’enfant et sa famille. Il est présent à chaque étape de la scolarité de l’enfant et travaille en étroite collaboration avec les enseignants sur le terrain. Il est le relai entre l’école, les parents et le jeune et fait également le lien avec le centre de transcription chargé de transcrire et adapter les cours.

Chaque année, de nombreux élèves terminent le cycle de l’enseignement secondaire et obtiennent leur diplôme. Si cela parait naturel, pour certains, comme les jeunes déficients visuels, ce moment marque l’aboutissement d’un projet marqué par de nombreuses embûches liées au handicap, ainsi qu’un investissement conséquent en temps et en énergie. L’accompagnement scolaire est très peu subsidié et pour certaines associations pas du tout subsidié.

Les associations assurent ce travail depuis de longues années (plus de 20 ans pour certaines d’entre elles) à la demande des parents qui sont démunis face à la scolarité de leur enfant. Les parents surtout en Wallonie, n’ont pas toujours la possibilité de scolariser leur enfant en enseignement spécialisé étant donné les distances importantes à parcourir. De plus, l’intégration en milieu scolaire ordinaire, s’il est bien accompagné est un véritable moteur pour l’autonomie et l’intégration dans la société.

Chaque année les associations doivent refuser de suivre certains jeunes faute d’encadrement suffisant, les familles se retrouvent donc sans solution. Il est indispensable de trouver une solution pour financer l’inclusion scolaire étant donné que les associations n’arrivent plus à faire face au nombre croissant de demandes.

L’aide aux personnes de plus de 65 ans

Toutes les personnes, indépendamment de leur âge, devraient pouvoir bénéficier des dispositions prévues par les pouvoirs publics.

Ceci ne se traduit malheureusement pas toujours dans la réalité puisque les personnes devenues handicapées après 65 ans ne bénéficient pas de toutes les aides régionales favorisant leur autonomie. Il en est ainsi des aides individuelles octroyées par les politiques régionales d’aide aux personnes handicapées telles que l’AViQ.

Ainsi, une personne aveugle ou malvoyante qui devient handicapée après 65 ans ne bénéficie d’aucune aide publique pour financer des cours de locomotion, l’achat d’une canne blanche ou encore l’acquisition d’une vidéo-loupe, d’une synthèse vocale ou d’une barrette braille.

Ces aides individuelles permettent pourtant à la personne handicapée âgée une meilleure qualité de vie et peuvent ainsi postposer voire écarter l’entrée en MR, MRS ou autres structures d’accueil collectif. Cette qualité de vie obtenue au domicile de la personne se double d’une économie financière importante pour la société.

Cette discrimination est contraire aux fondements de la Convention des Nations-Unies (notamment les articles 19 et 26) qui a pour objet de promouvoir, protéger et assurer la  jouissance des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour les personnes handicapées.

Cette situation discriminatoire exige une solution rapide d’autant plus que les aides individuelles constituent pour les personnes handicapées âgées un tremplin pour leur maintien à domicile. Ce problème est de plus en plus préoccupant dans la mesure où le nombre de personnes âgées (65 ans et plus) est en augmentation constante.

Ce questionnement tombe à point nommé puisqu’il s’inscrit dans la dynamique du transfert de compétences afférent à la 6ème réforme de l’État. Plus spécifiquement, les aides à la mobilité qui dépendaient de l’INAMI font partie du paquet institutionnel de cette 6ème réforme et une décision devra être prise sur la gestion de cette nouvelle compétence.

Il en va de la responsabilité du gouvernement wallon de voter au plus vite un budget permettant de répondre à ces besoins.

La surdicécité

Une personne est atteinte de surdicécité si elle présente un déficit à la fois visuel et auditif. Ces deux déficits sensoriels la mettent dans une situation qui n’est ni celle d’une personne uniquement malvoyante, ni celle d’une personne uniquement malentendante. La combinaison des deux implique des besoins et des moyens de communication adaptés, variables selon l’âge d’apparition et du degré des déficiences sensoriels.

Ces personnes sont atteintes de Surdicécité, handicap unique, résultat d’une double déficience.

La situation des personnes dites « sourdaveugles » est préoccupante, car méconnue. Au-delà des besoins liés à la déficience visuelle et des besoins liés à la déficience auditive, la surdicécité nécessite une prise en charge globale et multidisciplinaire de la personne.  Nous sommes en présence de deux déficiences qui forment un seul handicap et non la somme de deux handicaps.

La déclaration du Parlement européen sur les droits des personnes sourdaveugles prévoit notamment « le droit de recevoir une assistance particulière dispensée par des personnes possédant des compétences spécialisées ». (Journal officiel de l’union européenne, 1er avril 2014)

En Wallonie, il existe des services pour personnes déficientes visuelles et d’autres pour les personnes déficientes auditives, mais aucun pour les personnes en situations de surdicécité. Rares sont les professionnels qui connaissent la surdicécité, qui ont les moyens de communication (ex: langue des signes tactile, Haptic communication,…) et les outils pour comprendre leurs besoins et y répondre.Par contre, en Flandre, des structures adaptées existent.

Face à ce constat, une plateforme surdicécité s’est constituée d’associations et de professionnels du handicap sensoriel en Belgique Francophone ainsi que de témoins sourdaveugles.

Une enquête soutenue par l’AVIQ a mis en évidence le nombre, les besoins et les manquements spécifiques de ces personnes. Les résultats ont été présentés au Comité de Direction de l’AVIQ en juin 2015.

A ce jour, les personnes sourdaveugles et les professionnels attendent une reconnaissance officielle de la surdicécité comme handicap unique.

Il est maintenant indispensable de trouver les moyens pour:

  • Financer les formations des professionnels aux techniques d’éducation et de rééducation spécifiques et-
  • Permettre l’accès à l’information et à la communication par des interprètes spécialisés.

Conclusion

Bien que les principes pour construire une politique du handicap favorisant l’inclusion des personnes handicapées soient définis depuis de nombreuses années (notamment au travers de la Convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées), force est de constater que ceux-ci ne sont pas encore implémentés, dans les faits.

Nous souhaitons que la politique du handicap se réalise de manière globale et transversale entre tous les niveaux de pouvoir et qu’elle réponde aux nombreuses inquiétudes des professionnels et des personnes directement concernées.

En particulier, nous plaidons pour que l’accès aux services de soutien soit optimisé, que l’actuelle mobilité des citoyens dans le secteur des soins soit maintenue et garantie et qu’une politique budgétaire forte, tenant compte des spécificités et besoins du domaine soit mise en place.

Ainsi, il nous semble indispensable qu’un plan d’accessibilité global soit mis en place et que, parallèlement, la formation initiale et continue des professionnels soit soutenue dans les matières intégrant, d’une part le handicap et, d’autre part l’accessibilité universelle. Dépassant la problématique du handicap et concernant tant l’accès aux biens qu’aux services et aux activités, ces mesures seront de nature à répondre aux besoins spécifiques d’une part importante de la population.

En matière de formation, l’enseignement inclusif constitue un véritable moteur pour l’autonomie et l’intégration dans la société. Nous insistons pour que les financements alloués à ce secteur tiennent compte des réalités de terrain et des besoins des enfants et des jeunes scolarisés. De manière complémentaire, il serait souhaitable que les services accompagnant ces jeunes dans leur scolarité soient subsidiés de manière à pouvoir répondre à tous.

La problématique du handicap se pose de façon tout à fait particulière dans le contexte de l’avancée en âge puisqu’au-delà de 65 ans, les personnes ne bénéficient pas de toutes les aides régionales auxquelles peuvent prétendre les plus jeunes. Dans une société où le nombre de personnes âgées est – et sera – en augmentation constante, il semble inconcevable que l’on ne puisse bénéficier des dispositions prévues par les pouvoirs publics, quel que soit l’âge. Par ailleurs, maintenir la qualité de vie de la personne âgée au domicile représente une économie considérable dans la mesure où l’entrée en maison de repos – ou autre structure – est retardé, voire annulé.

Enfin, nous souhaitons que le gouvernement reconnaisse officiellement la surdicécité comme handicap unique et trouve les moyens pour apporter les services nécessaires aux personnes souffrant de cette double déficience, à l’instar de ce qui se fait déjà en Flandre ou dans d’autres pays.

  • Amis des Aveugles et Malvoyants
  • La Ligue Braille
  • La Lumière
  • Œuvre nationale des Aveugles (O.N.A)

 

Le ministre Maxime Prévot dans la peau d’un aveugle au FIFF de Namur

Les audiodescriptions réalisées par Les Amis des Aveugles permettent aux aveugles et malvoyants d’aller au cinéma comme tout le monde (agenda des séances en audiodescription sur : amisdesaveugles.org). Lors du dernier Festival International du Film Francophone à Namur (FIFF), le Ministre Maxime Prévot s’est mis en situation de malvoyance et nous a assuré de son soutien dans le développement de l’audiodescription.

En collaboration avec le Festival International du Film Francophone, nous avons organisé, le 3 octobre au cinéma Caméo en soirée, la projection du film « Un homme à la mer » en audiodescription en présence de sa réalisatrice Géraldine Doignon. En après-midi, plusieurs centaines d’enfants ont assisté à la projection du film « Le nouveau » en audiodescription au FIFF Campus.

Maxime Prévot dans la peau d’un aveugle

Maxime Prévot, les yeux bandés, guidé par une chien guide d'aveugle
Maxime Prévot, sous bandeau, guidé par Mashli, chien guide en formation.

Partageant ce moment avec nous, Maxime Prévot, ministre de l’action sociale et de la santé en Région wallonne, les yeux bandés, a rejoint la scène, guidé par Mashli, golden retriever en formation aux Amis des Aveugles. Ainsi mis en situation, il a éprouvé les difficultés d’une personne déficiente visuelle lors de ses déplacements.

Il a été frappé par la confiance que le maître doit placer dans son chien guide d’aveugle. Il a aussi relevé l’impact de l’aménagement urbain sur la mobilité.

Ainsi, près de 200 personnes ont assisté à la projection du film « Un homme à la mer » avec Yoann Blanc et ont découvert ou redécouvert le cinéma en audiodescription.

Nouvelles technologies : des lunettes qui lisent toutes seules !

De nombreuses personnes, malgré le port de verres correcteurs, souffrent de déficience visuelle qui les limitent dans la réalisation de leurs activités quotidiennes. Cette mauvaise vue entraîne le plus souvent une dépendance et parfois même une perte d’autonomie. Découvrez dans le reportage ci-dessous une paire de lunettes capable non seulement de prendre des photos et de reconnaitre des visages mais aussi de lire des caractères imprimés grâce à une synthèse vocale. On arrête décidément pas le progrès 😉

Déficient visuel et sportif ? Oui c’est possible !

Grégory Dubois a bientôt 31 ans. Né déficient visuel, il est atteint d’une forme grave de glaucome ainsi que d’une anomalie génétique encore à ce jour indéterminée. Il se définit lui-même comme un homme chanceux qui a pu se réaliser à travers sa passion pour le sport. Voici le témoignage de son parcours qui pour lui n’est pas une aventure extraordinaire mais plutôt une aventure humaine !

phpto_grégory_dubois« Si j’ai toujours eu la volonté de persévérer, de ne jamais rien lâcher, d’aller de l’avant, c’est grâce à des parents qui m’ont appris qu’il fallait se débrouiller sans avoir peur de demander de l’aide aux autres. C’est aussi grâce à des amis fidèles, des gens de tous horizons qui m’ont apportés des leçons de vie mais c’est aussi grâce à ma passion pour le sport.

Tout commence quand j’ai approximativement 8 ans. Il faut préciser que j’étais très petit pour mon âge. L’un des professeurs de sport de l’école spéciale où j’étais élève a décidé de me faire grimper sur un tandem. Un tandem c’est un double vélo. Etant malvoyant, j’étais le copilote placé à l’arrière.

À l’époque, vu ma petite taille, mes pieds ne touchaient pas les pédales et j’étais contraint de garder les pieds sur le cadre. Ce professeur, monsieur William Liégeois, un homme remarquable et très investit, a quand même eu l’excellente idée de m’initier. La première fois que j’ai grimpé sur ce vélo, lors de mon baptême, Monsieur Liégeois, a roulé de façon sécurisante tout en voulant me faire ressentir les sensations d’une route cabossée.

Mes parents, et tout d’abord mon père m’ont accompagné dans un club tandem, et j’ai roulé comme cela près d’une dizaine d’années. Nous participions aux sorties et soupers et nous faisions aussi partie du monde associatif qui gravitait autour. Plusieurs fois, mon père qui est militaire a fait des partenariats entre l’armée et ce club.

J’ai été décoré en avril 1994 par la Reine Fabiola, j’étais le plus jeune tandémiste de Belgique et ce trophée est l’une de mes plus grandes réussites. J’ai beaucoup de fierté à être le seul qui ai été décoré par la reine même si cette dernière n’a pas pu me le rendre en mains propres et qu’il m’a été remis par un ancien ministre. En 1999, j’ai été champion junior de Belgique, lors d’un championnat qui voyait concourir diverses tandémistes et je peux vous dire que face aux hollandais, on souffre !

Entre 2004 et 2013, j’ai arrêté le sport pour diverses raisons : les études, le boulot, quelques raisons personnelles. Je pense aujourd’hui que j’avais endormis une part de moi, et on sait tous que quand on oublie une part de soi-même, on est incomplet.

J’ai réintégré une salle de sport conventionnelle (pour les voyants) en 2013 et après 45 minutes de sport, je suis littéralement tombé mort d’épuisement. J’étais moulu, claqué, crevé mais à la fois si ravi. J’ai passé les portes de cette salle car à l’époque, épuisé par le rythme de travail et d’autres raisons personnelles, je n’étais pas en forme. Mon père m’avait suggéré de me reprendre en main. J’adore cette salle, elle n’est pas immense, pas de grandes renommée, mais elle est à taille humaine. L’aspect humain est pour moi la première vertu du sport, il fait rapprocher les gens et les pousse à bosser en équipe.

En parallèle, côté mer, car j’ai un petit pied à terre dans le nord de la France, j’ai fait un peu de kayak en 2014. En juillet de cette année, toujours dans le nord pas de Calais, j’ai commencé un peu sans conviction un sport maritime très peu connu, le longe-côte.

photo-longe-coteQu’est-ce que le longe-côte ? En fait, ce sport, à la base pour les voyants, consiste à marcher dans l’eau de mer en combinaison. Ça ne paraît pas physique mais c’est physique. Après tout, il y a la force de l’eau, les vagues, les marrées, le vent et j’en passe !

Mon père a fabriqué l’année dernière dans un coin de notre garage, une barre dérivée d’une pagaie ce qui me permets de marcher en indépendance. J’ai fait ma première compétition en avril de cette année, c’était pour le fun et cela m’a mené bien plus loin que je ne l’escomptais.

photo-longe-cote-2J’ai ressortis mon vélo tandem et ça fait du bien de pouvoir rouler ! Depuis 2013, je retrouve le plaisir de pédaler.

Mon rêve ce serait de faire du parachute ascensionnel. Quand j’étais enfant et jeune adolescent, j’ai fait des baptêmes de toutes sortes : voiture de rallye, spéléologie, montgolfière, ULM, jet-ski, bateau, moto, et bien plus. J’ai fait un baptême en petit avion et l’instructeur m’a même permis d’atterrir.

Je m’appelle Grégory Dubois, et j’estime avoir encore beaucoup de choses à faire dans ma vie et dans le domaine sportif. »

Edencast – Déficience visuelle et nouvelles technologies

Si les nouvelles technologies ont tendance à s’imposer au sein de notre quotidien, leur utilisation peut parfois s’avérer problématique pour de nombreuses personnes en situation de handicap visuel. C’est en partant de ce constat que http://www.edencast.fr/ a vu le jour en avril 2010, afin d’accompagner ce public à la découverte des aides techniques à sa disposition.

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Le site diffuse des informations sous forme de publications écrites (articles) et sonores (podcast). Les lecteurs du site ont la possibilité de s’abonner à des forums de discussion afin de favoriser l’entraide entre utilisateurs. La communauté dispose également d’une logithèque multiplateforme, laquelle permet à ses membres d’y référencer leurs applications favorites compatibles avec les lecteurs d’écran.

Edencast collabore ponctuellement avec des développeurs en vue de les sensibiliser à l’accessibilité et les aider à améliorer l’interface de leurs applications en ce sens. Ce partenariat est d’autant plus enrichissant qu’il permet de renforcer la cohésion entre les développeurs et les utilisateurs déficients visuels.

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