Raconter ses rêves : recherche de témoignages de personnes déficientes visuelles

Voyages et réflexions ont amené Thibaut Drouillon à se pencher sur l’art. le jeune artiste s’est toujours intéressé aux sons s’articulant dans notre quotidien, par exemple, l’ambiance et l’émotion que ces ondes peuvent procurer de façon personnel chez chacun d’entre nous. Il recherche des personnes déficientes visuelles qui accepteraient de lui raconter leurs rêves dans le but d’enrichir son dernier projet : percécité. Il s’agit d’une transposition du code braille sur une portée musicale délivrant un message particulier. Percécité – Thibaut Drouillon

Les rêves… fruits de notre inconscient auxquels on s’efforce de donner un sens. Derrière ce travail, se cache un rêve : un aveugle lisant en braille la phrase suivante : « Et à ce moment-là, je compris que j’étais le seul à le voir. ».

On y trouve une inversion des rôles presque ironique : face au braille une personne atteinte par la cécité est plus apte à déchiffrer ce code d’écriture que bon nombre d’individu possédant la vue.

Par cette pièce, cette réinterprétation, l’artiste aspire à faire vivre ce rêve et ces questions aux visiteurs.

Coordonnées : Thibaut Drouillon – drouillonthibaut@gmail.com – 0474 / 104 496

.

Publicités

Le livre Binettes Bizarres pour les enfants aveugles et malvoyants

L’ASBL Les Amis des Aveugles et Malvoyants est partenaire officiel du projet « Binettes Bizarres », un livre qui s’adresse aux enfants aveugles ou malvoyants. Cet ouvrage est dit « inclusif » car il est accessible à toute personne en ce y compris les enfants non et malvoyants ou encore dyslexiques. Ce livre de poèmes en images met en scène des animaux originaux.

 

Un livre accessible aux enfants déficients visuels

Publié par l’ASBL Bindenzorg Licht en Liefde, ce livre résulte de la collaboration entre l’auteur Jan DEWITTE et l’illustratrice Freya VLERICK. Grâce aux grandes images, aux couleurs contrastées, aux caractères nets et son contenu entièrement gaufré, l’ouvrage est accessible aux enfants atteints d’une déficience visuelle. « Binettes Bizarres » est à lire en tendant l’oreille, à toucher des yeux et à regarder du doigt.

Expérience multi-sensorielle

« Binettes Bizarres » est une véritable expérience multi-sensorielle pour les enfants atteints de cécité, de malvoyance ou encore de dyslexie: il fait appel aussi bien aux sens de l’ouïe, du toucher ou de la vue. Cet ouvrage contribue à l’accroissement des compétences cognitives, linguistiques et sociales de l’enfant.

Audiodescription

Au travers d’un CD-Rom qui accompagne le livre, le lecteur peut avoir accès à l’audiodescription des illustrations et des informations concernant les personnages. Le cri des animaux représentés dans le livre est également audible sur le CD-Rom.

Informations complémentaires

Pour le commander ou en savoir plus, contactez docu@lichtenliefde.be ; dewitte.jan@lichtenliefde.be ou rendez-vous sur le site internet de Blindenzorg Licht en Liefde.

Andy, jeune déficient visuel, un bel exemple d’intégration !

Dans le cadre de son émission InfoMag, la télévision locale Antenne Centre est partie à la rencontre d’Andy, jeune déficient visuel suivi par Les Amis des Aveugles et Malvoyants, un bel exemple d’intégration et de joie de vivre !

Voir le reportage : http://www.antennecentre.tv/www/fayt_lez_manage_un_bel_exemple_d_int_gration_d_un_enfant_mal_voyant_infomag_du_1er_f_vrier_-87374-999-263.html

L’accompagnement précoce des enfants déficients visuels est essentiel pour développer leur autonomie et les sens compensatoires. Depuis 2013, Andy, 6 ans, est suivi par les thérapeutes du centre de réadaptation des Amis des Aveugles. Pendant près des 200 heures, il a participé à des séances de psychomotricité, appris de manière adaptée des activités de la vie quotidienne comme par exemple comment se brosser les dents, expérimenté la mobilité avec une précanne développée au sein du centre, et bien d’autres éléments favorisant son autonomie.  Au fil des mois et des années, les séances thérapeutiques se sont étoffées en fonction des besoins d’Andy.

Le jeune garçon est scolarisé dans l’enseignement primaire ordinaire à Fayt-lez-Manage. Très motivée, l’équipe éducative s’investit beaucoup dans l’inclusion d’Andy en première année primaire. Son institutrice s’est même mise à apprendre le braille. L’arrivée en septembre dernier dans une nouvelle école a nécessité plusieurs séances avec une ergothérapeute spécialisée en orientation et mobilité pour qu’il puisse y prendre des repères et se déplacer. Il a également appris à bien organiser son cartable pour retrouver aisément ses affaires.

En dehors de l’école, il aime beaucoup rejoindre ses copains des baladins, de l’unité scoute de Jolimont. Les animateurs prennent en compte la déficience visuelle d’Andy pour adapter aux mieux les activités et les jeux.

Exploration tactile d'une reproduction de statue

Exploration tactile d’une reproduction de statue

Amateur de découvertes et d’aventures, il participe volontiers aux stages pour enfants organisés par Les Amis des Aveugles. Ces stages ont pour but d’aider les enfants dans la réalisation des activités de la vie quotidienne et d’observer leurs interactions sociales. Pendant les activités, ils travailleront l’orientation et l’organisation spatiale, les sens compensatoires, la motricité fine, l’exploration visuelle, etc.

Albums photos :

Stage Halloween

Stage de Pâques à Spa

Recherche – l’impact du braille sur le cerveau

Image1En décembre dernier, nous avons publié une demande de participation à une recherche concernant l’impact du braille sur le cerveau. Vous avez été nombreux à y répondre et nous vous en remercions.

Arrivée dans une 2ème phase de l’étude, la chercheuse Adélaïde de Heering (ULB) souhaite rencontrer des personnes voyantes qui connaissent le braille pour établir une comparaison avec des personnes déficientes visuelles (le niveau d’expertise du braille peut être très variable, cela n’a pas d’importance). La connaissance du braille peut être soit tactile, soit visuelle.

L’idée est de leur faire passer un petit test sur un ordinateur portable où des lettres, des combinaisons braille et des figures géométriques simples sont présentées deux par deux. La tâche du participant(e) est de déterminer si elles sont identiques ou différentes. Le test dure 1 heure (lieu de rencontrer à convenir).

Contact : Adélaïde de Heering  – addeheer@ulb.ac.be

Journée internationale des Droits de l’Homme : 5 % des livres publiés sont accessibles

La Journée internationale des droits de l’homme n’est pas une célébration consensuelle : ce 10 décembre est aussi l’occasion de rappeler certaines vérités qui dérangent. L’Union européenne des Aveugles rappelle ainsi que seuls 5 % des livres publiés sont accessibles à tous, un taux qui descend à moins de 1 % lorsque l’on se tourne vers les pays en développement. Et cette réalité ne concerne pas que les personnes atteintes de cécité : en raison de l’allongement de la durée de vie, nous sommes tous concernés par la menace de n’avoir plus rien à lire.

Shadow over braille

(Jason Pearce, CC BY-NC-SA 2.0)

« Actuellement, seuls 5 % des livres produits dans les pays développés et 1 % dans les pays en voie de développement sont adaptés dans des formats accessibles, comme le braille, les grands caractères et l’audio, dont les personnes atteintes de problèmes de vue ont besoin pour apprécier le plaisir de la lecture », rappelle l’Union européenne des Aveugles (European Blind Union, EBU). Pour la France, cela représente environ 5.000 livres accessibles, sur 100.000 publications, environ, en 2014.

Plus encore, les carences en livres accessibles portent atteinte au droit de lire de millions de personnes empêchées, dyslexiques, dyspraxiques, ou victimes de handicap moteur. Un accident, ou plus simplement l’âge avancé peuvent avoir une incidence sur confort de lecture total.

La réalité de la pénurie de l’offre livresque accessible est connue : en septembre 2012, le ministère de la Culture et de la Communication français chargeait l’Inspection générale des affaires culturelles d’une enquête sur l’exception handicap. Un an plus tard, le verdict était formel : « La production annuelle de publications adaptées ne représente que 3,5 % de l’offre “grand public”, et l’offre globale, moins d’un cinquième des références disponibles en France », signalait le rapport. Même constat du côté des manuels scolaires : « La production annuelle de manuels scolaires adaptés à partir des fichiers numériques représente 10 % du volume de nouveautés. »

Des raisons de se réjouir?

Au fil des années, les progrès sont minces, et pour cause : les livres accessibles sont très coûteux à produire, et reposent sur la bonne volonté d’associations privées aux moyens souvent limités. L’édition grand public annonce régulièrement que le format numérique, et notamment l’EPUB3, permettra bientôt de produire des documents commerciaux totalement accessibles, mais c’est oublier que toutes les personnes empêchées de lire ne souhaitent pas, ou ne peuvent pas, déchiffrer un texte sur un lecteur ebook. Certaines préféreront le braille, d’autres la lecture audio ou les grands caractères…

À la mi-2013, un large traité international apparaissait pour accélérer l’accès à tous les documents, pour tous les individus : le Traité de Marrakech. Ce document à portée mondiale cherche à faciliter les échanges transfrontaliers de documents adaptés, afin de faire progresser le catalogue général des livres accessibles. Néanmoins, pour entrer en vigueur, ce traité doit être ratifié par un certain nombre de pays, et l’ajout des membres de la Commission européenne apporterait un certain poids à l’ensemble.

Mais les négociations sont longues, et certains États ne sont pas vraiment disposés à introduire des dispositions législatives pour faciliter les échanges transfrontaliers, sans qu’une autorisation des ayants droit soit nécessaire. En mai dernier, l’EBU dénonçait ainsi les « blocages » de l’Allemagne, de l’Italie, de la Hongrie, de la Grande-Bretagne et de Chypre au sein du Conseil de l’Europe.

La Commission européenne, elle, serait toute disposée à proposer des mesures législatives correspondant au Traité de Marrakech : d’après sa communication publiée hier, elle présentera les premières au printemps 2016. Toutefois, les organismes spécialisés sont encore méfiants : le processus qui entoure la réforme européenne du droit d’auteur et le marché unique du numérique pourrait ajouter des années à une entrée en vigueur attendue de longue date.

Malgré tout, la Commission envoie des signaux positifs : le « EU Disable Act », projet de directive présenté par Marianne Thyssen, Commissaire européenne à l’emploi, aux affaires sociales aux compétences et à la mobilité, introduira ainsi certains standards en matière d’accessibilité des livres numériques. Même si cette directive ne porte que sur les formats accessibles numériques, elle a le mérite de témoigner du souci récent de la Commission pour la question de l’accessibilité.

Antoine Oury – 10.12.2015

https://www.actualitte.com/article/monde-edition/journee-internationale-des-droits-de-l-homme-5-des-livres-publies-sont-accessibles/62494

Participation à une recherche : impact de la lecture du Braille sur l’organisation du cerveau

Dans le cadre d’une recherche à l’Université Libre de Bruxelles menée par Adélaïde de Heering, post-doctorante dans le groupe de recherche « Unité de Recherche en Neurosciences Cognitives » (UNESCOG) sous la supervision du Professeur Régine Kolinsky, nous cherchons à recruter des personnes aveugles de naissance et des personnes voyantes avec différents niveaux de lecture du Braille. Nous nous intéressons, en effet, à l’impact de la lecture du Braille sur l’organisation du cerveau dans le but d’étudier plus précisément la nature des processus cognitifs impliqués quand un participant lit des patterns Braille tels que des lettres, des mots, des chiffres, etc.

Cette expérience aura lieu dans l’environnement du participant ou dans les locaux de l’ULB. De manière tout fait générale, il lui sera demandé de répondre à un questionnaire et de lire des patterns Braille pendant que ses réponses seront enregistrées. La participation à cette étude est compensée à raison de 10€ par heure.

Si une personne acceptait de participer à cette étude, sachez que:

– Cette recherche est mise en œuvre après évaluation d’un comité d’éthique ;

– Toute participation est volontaire et nécessite la signature d’un consentement. Même après l’avoir signé, le participant peut toujours mettre fin à sa participation, à tout moment;

– Les données recueillies sont confidentielles et l’anonymat est garanti lors de la publication des résultats ;

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question sur le sujet.lecture braille

Dans l’attente d’une réponse positive de votre part, nous vous prions, Madame, Monsieur, d’agréer l’expression de nos sentiments les meilleurs.

Célia Chaufoureau (ch.celia2@outlook.fr, 0476/ 29 75 79)

Adélaïde de Heering (addeheer@ulb.ac.be)

Les nouveautés dans les aides matérielles

Depuis quelques années les aides matérielles pour déficients visuels se sont développées de manière extraordinaire grâce aux nouvelles technologies. Pllus petites, plus compactes, plus performantes, elles facilitent grandement l’inclusion professionnelle et scolaire mais aussi tout simplement le quotidien. Nous avons contacté quelques unes des firmes spécialisées dans le matériel adapté pour les déficients visuels (Sensotec, Optelec et KOBA Vision) afin de prendre connaissance de leurs nouveautés. Voici une sélection.

Lire la suite