Les Festivals de Wallonie 2017 – Un spectacle musical et théâtral en audiodescription pour les familles

A travers différents axes, Les Festivals de Wallonie développent l’accessibilité à la culture afin de garantir l’ouverture vers les jeunes et les familles, le respect et la diversité des publics à travers la musique. C’est dans cette optique que les Festivals de Wallonie s’engagent à favoriser l’inclusion des personnes ayant des déficits ou des limitations motrices, visuelles, auditives, cognitives, intellectuelles ou psychiques, en permettant l’accès à tous, sans discrimination ni exclusion.

Momo

Chaque année, Les Festivals de Wallonie proposent un spectacle dédié au jeune public dans le cadre du projet Familles. Cette année, il s’agit de « Momo », un théâtre musical créé par Patrick Leterme, compositeur, directeur artistique et musical. Ce spectacle, par et pour des enfants, est une adaptation du roman de Michael Ende « Momo ou l’étrange histoire des voleurs de temps et de l’enfant qui ramena aux hommes le temps volé ».
https://www.lesfestivalsdewallonie.be/fr/projets/familles.

Accueil PMR

« Momo » est un spectacle accessible aux malvoyants grâce à l’audiodescription et aux programmes traduits en braille, aux personnes sourdes et malentendantes grâce aux boucles magnétiques, aux aides à la communication et à l’interprétation en langue des signes et en Langue française Parlée Complétée. Dans les différentes salles, l’accessibilité des chaises roulantes est renforcée. Un programme « facile à lire » est également réalisé et disponible sur simple demande au desk d’accueil PMR. Ce guichet sera installé 40 minutes avant le début du spectacle afin d’accueillir, informer et placer les personnes concernées. https://www.lesfestivalsdewallonie.be/fr/projets/un-fauteuil-pour-tous

Représentations

Festival musical du Brabant wallon

01/10 – 16h00
Centre culturel de Tubize

Festival musical du Hainaut

08/10 – 16h00
Palais des Beaux-arts – Charleroi

Les Nuits de Septembre

27/10 – 19h00
Opéra Royal de Wallonie

Tarif

PMR : gratuit
Accompagnants : 5 €

Attention : réservations clôturées 10 jours chaque spectacle.

Informations et réservations :

info@lesfestivalsdewallonie.be
elise.viola@lesfestivalsdewallonie.be
+32 (0) 81 73 37 81

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Immoweb – recherche de testeurs déficients visuels

Dans le cadre de l’amélioration de leurs produits et en vue de pouvoir les offrir à tous les publics, le site internet immobilier « Immoweb » cherche des testeurs malvoyants.

Au cours d’une séance d’une heure ou deux, les testeurs pourront interagir avec différents outils et faire part de leur remarques. Le but est de réaliser des tests plusieurs fois par an. Les participants se verront offrir  un bon-cadeau.

Contact :

Diego de Wautier – diego.dewautier@immoweb.be – 0486 367 194

 

 

 

Retour sur la première sortie longe-côte adaptée aux personnes aveugles et malvoyantes

À l’initiative de Grégory Dubois, jeune trentenaire sportif et déficient visuel, l’ASBL Les Amis des Aveugles et Malvoyants, a été la première association belge à participer le 24 juin à une sortie longe-côte organisée dans le Nord de la France.

Une randonnée aquatique

Le longe-côte est une randonnée aquatique qui consiste à marcher en mer une fois l’eau à la taille, en groupe et en file indienne. Une barre guide a été développée pour permettre aux personnes déficientes visuelles de pratiquer en toute sécurité ce sport peu commun.

Le longe-côte, sport accessible aux aveugles grâce à la « barre guide »

Sept déficients visuels encadrés par des accompagnateurs ont bravé les éléments pour prendre un bon bol d’air marin. Après avoir enfilé les combinaisons et reçu quelques explications sur l’utilisation de la barre guide, les participants se sont littéralement jetés à l’eau. Parmi eux, Alfred, malvoyant de 95 ans : « Je veux tout essayer. J’ai déjà fait de la voile. Avec le longe-côte, j’ai découvert la mer d’une autre manière. C’était une véritable communion. J’ai rigolé avec ma guide. Nous avons joué comme des enfants ».

Une sensation de bien-être

Arnaud, non-voyant a quant à lui fort apprécié le fait que la barre guide permette à la personne déficiente visuelle d’ouvrir la marche. Le guide, placé derrière, tourne la barre pour indiquer la direction à prendre ou en fait part verbalement. « C’était dur car il faut se forcer à garder un contact avec le fond et faire face aux vagues mais cela procure une grande sensation de bien-être. Au plus j’avançais, au plus je me sentais en forme. Je recommande cette activité à tout le monde ».

Raconter ses rêves : recherche de témoignages de personnes déficientes visuelles

Voyages et réflexions ont amené Thibaut Drouillon à se pencher sur l’art. le jeune artiste s’est toujours intéressé aux sons s’articulant dans notre quotidien, par exemple, l’ambiance et l’émotion que ces ondes peuvent procurer de façon personnel chez chacun d’entre nous. Il recherche des personnes déficientes visuelles qui accepteraient de lui raconter leurs rêves dans le but d’enrichir son dernier projet : percécité. Il s’agit d’une transposition du code braille sur une portée musicale délivrant un message particulier. Percécité – Thibaut Drouillon

Les rêves… fruits de notre inconscient auxquels on s’efforce de donner un sens. Derrière ce travail, se cache un rêve : un aveugle lisant en braille la phrase suivante : « Et à ce moment-là, je compris que j’étais le seul à le voir. ».

On y trouve une inversion des rôles presque ironique : face au braille une personne atteinte par la cécité est plus apte à déchiffrer ce code d’écriture que bon nombre d’individu possédant la vue.

Par cette pièce, cette réinterprétation, l’artiste aspire à faire vivre ce rêve et ces questions aux visiteurs.

Coordonnées : Thibaut Drouillon – drouillonthibaut@gmail.com – 0474 / 104 496

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Exposition adaptée au Musée Ianchelevici de La Louvière (MiLL) : « Baudouin Oosterlynck – Collecteur / Collectionneur »

Ne manquez pas la nouvelle expo accessible au public déficient visuel, « Baudouin Oosterlynck – Collecteur / Collectionneur », proposée par le Musée Ianchelevici de La Louvière (MiLL). Des visites sont organisées le 03 et le 05 septembre. L’exposition a été adaptée avec le concours de l’Œuvre fédérale Les Amis des Aveugles et Malvoyants.

Exposition « Baudouin Oosterlynck – Collecteur / Collectionneur »

Cet artiste du son imagine une série d’incroyables prothèses jouant avec le son et présente également une collection de paires de lunettes allant des binocles du XVIIe siècle aux lunettes contemporaines les plus inusitées comme celles du soudeur. Baudouin Oosterlynck a également choisi des œuvres issues de sa collection personnelle en privilégiant les créations traitant des questions d’optique et d’acoustique.

Durant le parcours guidé adapté, les visiteurs peuvent manipuler certaines prothèses acoustiques sortis des vitrines pour jouer et expérimenter le son. Ensuite, deux répliques de sculptures contemporaines sont proposées pour une découverte tactile. Enfin, un tableau est présenté selon la méthode de l’audiodescription. Le peintre revisite un chef-d’œuvres du XVe siècle selon la vision périphérique afin de pousser le spectateur à regarder autrement ; ce sera l’occasion d’en savoir plus sur une démarche plutôt originale dans laquelle beaucoup de malvoyants reconnaitrons leur propre mode de vision.

Infos pratiques :

Les Amis des Aveugles organisent une visite le mardi 5 septembre : pour plus d’infos sur cette activité, contactez le service loisirs  : s.sports-loisirs@amisdesaveugles.org – au 065 40 31 00 ou 0471 02 87 80.

Le Musée Ianchelevici de La Louvière (MiLL) propose une visite regroupant des individuels le dimanche 3 septembre à 15H SUR RESERVATION : chaque visiteur déficient visuel doit être  accompagné d’une personne voyante.

Si plusieurs personnes souhaitent se réunir pour former leur petit groupe, n’hésitez pas à contacter le musée pour convenir d’une visite en semaine ou le week-end.

Infos et réservations : kimberley.paree@ianchelevici.be

Avertissement : L’exposition se tient au premier étage (sans ascenseur). La visite est très axée sur le son (cela peut être plus difficile en cas de problème important d’audition). Certaines pièces assez lumineuses (selon l’heure du jour et l’ensoleillement), il est conseillé de se munir de lunettes filtrantes pour les personnes souffrant d’hypersensibilité à la lumière.

Nouveau tarif préférentiel : 5 € par visiteur déficient visuel / gratuit pour un accompagnant par personne

Sommet mondial « Destination pour tous 2018 » – Recherche de personnes à besoins spécifiques pour une campagne promotionnelle

Les organisations Kéroul, du Québec, Access-i et le Collectif Accessibilité Wallonie-Bruxelles (CAWaB) de Belgique, organiseront la deuxième édition du Sommet mondial Destinations pour tous à Bruxelles à l’automne 2018. Cet événement a pour but de mettre en œuvre de façon concrète les recommandations de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) en matière de tourisme accessible à tous.A cette occasion, deux partenaires institutionnels du tourisme se mobilisent et préparent différents outils de promotion touristique. Ils sont à la recherche de personnes / familles (avec ou sans enfants) / groupes d’amis pour participer à un shooting photos :

  • personnes en fauteuil roulant,
  • personnes marchant difficilement,
  • personnes aveugles,
  • personnes malvoyantes,
  • personnes sourdes,
  • personnes malentendantes,
  • personnes avec difficulté de compréhension.

Les photos seraient prises tant à l’extérieur qu’à l’intérieur (musées, attractions, lieux touristiques, etc.). Les lieux sont en cours de sélection et seront proposés aux participants avant de confirmer leur participation. Les frais de repas (éventuels) et de transport seront pris en charge.

Bruxelles :

La période retenue est celle de fin septembre.

Si vous êtes intéressés, envoyer un email et une photo récente à info@cawab.be au plus tard le 5 septembre

Wallonie :

La période retenue est celle de fin août / début septembre.

Si vous êtes intéressés, envoyez un email et une photo récente à info@access-i.be au plus tard le 21 août

Pour toute demande de renseignement, votre personne de contact est Emilie GOFFIN : info@access-i.be ou 0473/ 76 64 28.

Portes ouvertes du centre de formation de chiens guides ce 9 septembre 2017

Portes ouvertes du centre de formation de chiens guides

Rencontrez nos super-héros chiens guides !

Notre centre de formation de chiens guides ouvrira ses portes ce samedi 9 septembre 2017 de 13h30 à 18h au 37, rue de la Barrière à 7011 Mons.

Au programme :

  • Démonstration du travail de chiens guides avec mises en situation
  • Présentation de l’école des chiots
  • Parcours d’agility
  • Initiation aux méthodes d’éducation positive
  • Nombreuses animations ludiques pour petits et grands
  • Découverte du centre de transcription adaptée

Venez nombreux découvrir notre super-équipe de formation, nos super-héros à 4 pattes et leurs super-maîtres.

Le saviez-vous ?

La formation d’un chien guide coûte environ 25.000 €.
En récoltant vos bouchons en plastique, vous nous aidez à financer cette formation.
Le 9 septembre, des points de collecte seront à votre disposition, n’hésitez donc pas à nous déposer vos bouchons.

Récolte de bouchons

La formation de chiens guides est un service clé de l’association.

L’ASBL Les Amis des Aveugles et Malvoyants propose une offre intégrée de services et vient en aide aux personnes déficientes visuelles dans tous les aspects et toutes les étapes de la vie. L’association vit principalement de la générosité du public.

Chien d'aveugle en formationPour soutenir son action :

  • devenez famille d’accueil pour un futur chien guide ;
  • parrainez un chien guide en écolage ;
  • faites un don sur le compte de l’association BE 49 0017 0000 0071 (attestation fiscale remise dès 40 €) ;
  • faites un legs ou un legs en duo.

Le livre Binettes Bizarres pour les enfants aveugles et malvoyants

L’ASBL Les Amis des Aveugles et Malvoyants est partenaire officiel du projet « Binettes Bizarres », un livre qui s’adresse aux enfants aveugles ou malvoyants. Cet ouvrage est dit « inclusif » car il est accessible à toute personne en ce y compris les enfants non et malvoyants ou encore dyslexiques. Ce livre de poèmes en images met en scène des animaux originaux.

 

Un livre accessible aux enfants déficients visuels

Publié par l’ASBL Bindenzorg Licht en Liefde, ce livre résulte de la collaboration entre l’auteur Jan DEWITTE et l’illustratrice Freya VLERICK. Grâce aux grandes images, aux couleurs contrastées, aux caractères nets et son contenu entièrement gaufré, l’ouvrage est accessible aux enfants atteints d’une déficience visuelle. « Binettes Bizarres » est à lire en tendant l’oreille, à toucher des yeux et à regarder du doigt.

Expérience multi-sensorielle

« Binettes Bizarres » est une véritable expérience multi-sensorielle pour les enfants atteints de cécité, de malvoyance ou encore de dyslexie: il fait appel aussi bien aux sens de l’ouïe, du toucher ou de la vue. Cet ouvrage contribue à l’accroissement des compétences cognitives, linguistiques et sociales de l’enfant.

Audiodescription

Au travers d’un CD-Rom qui accompagne le livre, le lecteur peut avoir accès à l’audiodescription des illustrations et des informations concernant les personnages. Le cri des animaux représentés dans le livre est également audible sur le CD-Rom.

Informations complémentaires

Pour le commander ou en savoir plus, contactez docu@lichtenliefde.be ; dewitte.jan@lichtenliefde.be ou rendez-vous sur le site internet de Blindenzorg Licht en Liefde.

Recherche de figurants aveugles ou malvoyants pour le tournage d’un film

Dans le cadre du prochain tournage du long-métrage « Plein la vue » réalisé par Philippe Lyon et coproduit  par Tarantula, l’équipe du casting est à la recherche d’une quarantaine de personnes non/malvoyantes âgées entre 18 et 35 ans pour faire de la figuration. Le tournage aura lieu entre le 14 août et le 23 septembre 2017 dans les environs de Liège et Verviers.

https://i0.wp.com/www.mariage.fr/shop/images/marque-place-clap-cinema-1a.jpgLe bref résumé du résumé du film : deux amis sont envoyés dans un centre pour non/malvoyants afin d’y purger une peine de travaux d’intérêt général. Rapidement le centre perd son plus gros « sponsor » et risque la faillite. Les deux jeunes tentent de sauver le centre en créant une équipe et en organisant un tournois de cécifoot.

Bien évidemment le thème de la « non/malvoyance » y est traité avec respect 🙂

Les personnes intéressées peuvent envoyer un mail à pleinlavuefigu@gmail.com (une photo + coordonnées … sans oublier le numéro de téléphone. Les contraintes pratiques seront gérées au cas par cas (trajets, prise en charge sur le plateau…)

L’équipe indique que le « défraiement » est de 40 euros / jour, mais c’est surtout  pour l’expérience et l’ambiance du tournage que cela vaut le coup. Être non oumalvoyant n’est pas une obligation, l’équipe recherche aussi des personnes pour jouer le rôle de spectateur ect…. mais c’est les réseaux englobant les personnes non/malvoyantes qui sont les plus durs à « investir ».

 

Lucy Kloeck – la musique comme métier

Lucy est une jeune maman, très malvoyante, atteinte d’une  amaurose congénitale de Leber (dégénérescence de la rétine). Passionnée par la musique, elle a décidé à l’âge de 18 ans d’en faire son métier.

Quel a été votre parcours ?

La maladie de Leber est une maladie qui cause une perte de vision progressive. Par exemple, à l’école primaire, j’utilisais des agrandis en format A3 et puis ensuite en secondaire, je suis passée à l’écriture braille. En primaire, j’ai suivi l’enseignement ordinaire dans l’école de mon village avec l’aide d’accompagnateurs à raison d’une fois par semaine. Pour parfaire ma connaissance du braille et aussi développer l’utilisation de la canne blanche, j’ai suivi les quatre premières années du secondaire en internat dans l’enseignement spécialisé. Le rythme était plus lent et un peu plus détendu. Je suis retournée dans l’enseignement ordinaire en 5e et 6e secondaire mais comme nous avions déménagé, je n’ai pas pu revenir dans l’école de mon village. C’était plus compliqué de s’intégrer avec des adolescents qui n’étaient pas sensibilisés à la déficience visuelle et aussi plus compliqué de reprendre un rythme plus soutenu.

Depuis quand jouez-vous de la musique et comment avez-vous appris ?

J’ai commencé à apprendre à jouer du violon vers l’âge de 9 ans. Mon professeur a utilisé la méthode Suzuki. Selon cette méthode, on apprend à jouer à l’oreille avant de connaître les règles de solfège. Des chiffres symbolisant les doigts ou les cordes à employer sont placés au dessus des notes des partitions pour dévelop­per la mémorisation. Au fur et à mesure, on enlève les chiffres. J’utilisais pour cela des partitions agrandies. J’ai appris aussi la guitare lorsque j’étais en internat. Une ergothérapeute apportait sa guitare pour nous apprendre, pendant son temps libre, quelques accords basiques d’abord, de plus en plus compliqués ensuite. A l’âge de 18 ans, j’ai eu la sur­prise d’être admise à l’Institut Lemmens de Leuven pour poursuivre des études supérieures dans la mu­sique. J’y ai appris le piano, le chant, la flûte à bec et les percussions. En 3e année, j’ai choisi de me spéciali­ser dans la musicothérapie. Je me passionne aussi pour la musique ancienne, la musique baroque (mais pas les œuvres symphoniques du romantisme tardif) et la musique atonale.

Pourquoi avoir fait de la musique un métier ?

Il faut être honnête, le choix des métiers possibles quand on est déficient visuel, est plus restreint. Bien sûr, j’aurai pu étudier la médecine mais je n’aurais pas su quoi en faire et surtout pas la pratiquer (rires). Et puis, je ne me voyais pas dans un boulot administratif. C’est donc tout naturellement que j’ai choisi la musique et ainsi vivre de ma passion. Mais pas en tant qu’artiste. Je ne peux pas jouer dans un orchestre professionnel car il faut avoir de bons yeux. Pour jouer comme soliste, le niveau est très exigeant. J’ai donc commencé ma carrière en donnant des cours de musique en 1re et 2e secondaire. C’était très chouette mais aussi très lourd de gérer des classes de plus de 20 étudiants. Depuis 10 ans, je travaille à Leuven dans une académie de musique qui propose des cours de solfège et de culture musicale pour des enfants aveugles et malvoyants.

Comment se passent les leçons ?

J’enseigne essentiellement à des enfants déficients visuels mais cela m’arrive de donner cours à des élèves qui ont plus de difficultés à apprendre le solfège. Je travaille soit individuellement avec l’élève, soit en petits groupes. Pour cela, nous utilisons des manuels transcrits en braille ou en grands caractères. Les élèves peuvent aussi apprendre à l’oreille. En règle générale, on travaille un peu moins car on prend plus le temps d’aller en profondeur. J’aide mes élèves à apprendre par cœur. Pour l’apprentissage des rythmes, j’ai développé un système tactile basé sur des briquettes de Lego. Chaque valeur rythmique correspond à une briquette si bien que les élèves peuvent les recomposer facilement en les disposants sur une plaquette de Lego.

Pensez-vous que les déficients visuels ont un sens de l’audition plus développé ?

Non, je ne pense pas. En tant que déficient visuel, nous nous concentrons sans doute plus que les autres mais avoir l’oreille musicale est une toute autre chose. J’ai déjà eu des élèves déficients visuels qui chantaient très faux (rires).