Handycathon : créer ensemble en s’appuyant sur les différences

Les Amis des Aveugles participent au premier Handycathon qui aura lieu en 2018 à Mons. Plus qu’un événement de co-création participatif, Handycathon permet aux participants d’imaginer avec les personnes en situation de handicap les solutions qui faciliteront leur vie.

Qu’est ce qu’un Handycathon ?

Le terme « handycathon » est une adaptation d’un « hackathon » sur la thématique du handicap. Un hackathon est un événement au cours duquel des développeurs volontaires se réunissent pour faire de la programmation informatique collaborative sur plusieurs jours. C’est un processus créatif fréquemment utilisé dans le domaine de l’innovation numérique. L’objectif est de tester une idée et de produire un prototype d’application en quelques heures.

Porté par un panel très diversifié de partenaires, Handycathon a comme point d’orgue un challenge qui rassemble le temps d’un weekend des entrepreneurs, des créatifs et des usagers, pour créer avec les personnes en situation de handicap des solutions visant à leur faciliter la vie. Cet événement est ouvert à tous, et met au centre les personnes en situation de handicap.

Comment se déroule un Handycathon ?

Il s’agit tout d’abord de sensibiliser les participants potentiels, recruter et former suffisamment de personnes, intéresser des entreprises et autres organisations aux résultats de l’action. L’événement aura lieu, aux alentours du mois de février 2018, dans un lieu accessible à tous à Mons (plus d’infos pratiques dans les prochains mois).

Vous êtes intéressés à y participer ?

Vous souhaitez participer à cet évènement en apportant votre expérience des nouvelles technologies en tant que déficient visuel ? Envoyez un mail à g-o.tabart@amisdesaveugles.org ou téléphonez au 065 40 31 21.

Site internet de l’évènement : www.handycathon.org

Publicités

Téléphones pour malvoyants et aveugles : l’assistant vocal Olga

Les téléphones pour malvoyants sont des téléphones qui permettent un accès simplifié à des utilisateurs dont la vision a diminué. Présentation du téléphone adapté Olga par son créateur Olivier Gatelmand

Comment est né le projet ?

L’idée est venue en voyant ma grand mère qui a maintenant 99 ans. Elle est atteinte de DMLA, et a de l’arthrose dans les doigts.C’était devenu impossible pour elle de téléphoner. Et aussi surprenant que ça puisse paraître, il n’y avait aucune solution vraiment adaptée à son problème. J’ai développé un prototype avec une interface ultra simplifiée et vocalisée qu’elle a pu utiliser très rapidement.

Qu’est-ce qui différencie Olga d’un téléphone traditionnel ?

Olga a une interface ultra simplifiée. C’est un appareil avec un seul bouton, l’écran. Aucun autre système ne fonctionne de cette façon là. De plus il se prend en main très facilement, il n’est pas nécessaire de passer des heures de formation, en un quart d’heure vous avez bien compris comment ça marche.

Quelles en sont les principales fonctionnalités ?

Olga est focalisé sur les fonctions principales et utiles d’un téléphone, les fonctions suivantes sont entièrement vocalisées :

– envoi et réception d’appel

– envoi et réception de SMS

– gestion d’un agenda

– gestion du répertoire de contact : on peut même ajouter un contact à la voix !

– réveil et des alarmes vocalisés

– météo

Quelles sont ses limites ?

Afin de simplifier l’usage pour une population non technophile, nous avons allégé l’appareil des fonctions superflues ou secondaires.Pour des populations plus en demande d’internet comme les jeunes qui veulent surfer sur Facebook, twitter… notre appareil pourrait créer une certaine frustration.

Est-il disponible en Belgique ?

Nous n’avons pas encore de distributeurs en Belgique. Cependant nous pouvons livrer en Belgique via des commandes faites par téléphone ou sur internet.

Comment voyez-vous l’évolution d’Olga ?

Les meilleures idées proviennent incontestablement du besoin de nos utilisateurs. Et donc, nous sommes très à leur écoute.Nous faisons des mises à jour régulièrement avec des nouvelles fonctionnalités. L’objectif étant d’améliorer constamment l’ergonomie de la solution.

Avez-vous d’autres projets liés aux nouvelles technologies ?

Aujourd’hui nous sommes focalisés sur l’évolution et la commercialisation d’Olga, nous n’avons pas d’autres produits en cours de développement.

Un blog https://olgaphone.com/blog/ vous propose des articles variés sur la déficience visuelle.

Coordonnées :

Equipe Olga : +33 (0) 9 72 55 30 42

 

Accessibilité de l’Apple Watch

Le site « les tactiles.be » est le fruit d’une collaboration entre le CRETH, des personnes
handicapées et des professionnels du monde du handicap. Vous y trouverez des fiches et vidéos de solutions classées selon le type de handicap.
Les informations concernant le handicap visuel se trouvent ici : https://www.lestactiles.be/category/visuel/

Parmi les dernières fiches publiées, le site propose une analyse de l’accessibilité de la montre tactile « Apple Watch ». Découvrez l’analyse en cliquant sur le lien suivant :  https://www.lestactiles.be/fiches/wp-content/uploads/2017/04/MAT_Apple_Watch.pdf

https://i1.wp.com/www.technologynewsextra.com/wp-content/uploads/2015/12/apple-watch-premium-design-vs-pebble-time-round-classic-design.jpg

EIDO, une nouvelle police adaptée aux malvoyants

Des chercheurs viennent de développer une nouvelle police de caractères adaptée aux personnes atteintes de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Interview exclusive de Jean-Baptiste Bernard, chercheur au laboratoire de Psychologie Cognitive de l’Université d’Aix-Marseille.

Les patients atteints de DMLA, plus d’1 million en France, 30.000 en Belgique, se plaignent majoritairement de ne pas reconnaître correctement les mots qui composent un texte. Afin d’améliorer leur capacité de lecture, des chercheurs du Laboratoire de psychologie cognitive (CNRS et Aix-Marseille Université) ont développé une nouvelle police de caractères baptisée EIDO.

Exemple

Pourriez-vous nous expliquer brièvement le principe de cette police de caractères ?

La police EIDO se distingue des autres polices de caractères couramment utilisées grâce à des caractères aux formes optimisées qui ne se confondent pas entre eux. En effet, les faibles vitesses de lecture des personnes malvoyantes s’expliquent en partie par la forte proportion de confusions entre lettres physiquement similaires (par exemple, un b avec un d, un p avec un q, un h avec un l ou un e avec un c). La police EIDO a été définie de sorte à maximiser les différences physiques entre ces caractères fréquemment confondus en créant des différences d’orientation ou des formes plus marquées. La police EIDO est ainsi constituée de 26 lettres aux formes contrastées mais familières pour limiter le temps d’apprentissage des patients.

Est-elle unique ou existe-t-il d’autres polices de caractères adaptées au handicap visuel ?

Peu de polices de caractères qui sont destinées aux malvoyants existent, et aucune n’améliore à ma con-naissance les performances de reconnaissance de lettres, de mots ou de lecture chez les patients « basse vision ». Notre police de caractères est donc la première à montrer l’efficacité d’une police adaptée en termes de performance, du moins en ce qui concerne la reconnaissance visuelle de lettres et de mots.

Comment l’avez-vous mise au point ? Quelles sont ses avantages ?

Notre équipe du laboratoire de Psychologie Cognitive à Marseille a réfléchi à des formes visuelles simples qui peuvent se distinguer malgré la présence d’un handicap visuel. Il a fallu ensuite étudier les caractères qui étaient fréquemment confondus entre eux pour créer des différences physiques permettant d’éviter ces confusions. Éviter ces confusions permet ainsi aux sujets malvoyants de reconnaitre les caractères plus facilement, et donc les mots qui sont constitués de ces caractères.

Est-elle destinée juste à une utilisation numérique ? Envisagez-vous l’impression de livres ?

La force du numérique est de pouvoir instantanément modifier l’apparence physique d’un texte, et donc de passer facilement d’une police de caractère à une autre, comme l’on peut passer d’une taille de caractère à une autre. Utiliser la police de caractères EIDO pour l’impression de livres destinés à des personnes mal-voyantes est une possibilité envisageable dans le futur. Toutefois, nous avons besoin d’études complémentaires pour montrer qu’EIDO est efficace pour améliorer les performances de lecture des patients, avec notamment un test des effets d’un apprentissage poussé avec cette police de caractères.

Quelle a été la réaction des professionnels de la basse vision ?

La réaction des professionnels de la basse vision a été très enthousiaste, tout comme celle d’un grand nombre de patients qui ont pu l’utiliser. La possibilité de télécharger la police gratuitement a permis un retour d’une population importante de patients désirant améliorer leur performance de lecture. Un test à grande échelle est prévu prochainement pour tester l’efficacité de la police après un apprentissage plus important que lors de notre première étude, les utilisateurs dénotant un temps d’adaptation nécessaire avec EIDO.

Nouvelles technologies : des lunettes qui lisent toutes seules !

De nombreuses personnes, malgré le port de verres correcteurs, souffrent de déficience visuelle qui les limitent dans la réalisation de leurs activités quotidiennes. Cette mauvaise vue entraîne le plus souvent une dépendance et parfois même une perte d’autonomie. Découvrez dans le reportage ci-dessous une paire de lunettes capable non seulement de prendre des photos et de reconnaitre des visages mais aussi de lire des caractères imprimés grâce à une synthèse vocale. On arrête décidément pas le progrès 😉

Edencast – Déficience visuelle et nouvelles technologies

Si les nouvelles technologies ont tendance à s’imposer au sein de notre quotidien, leur utilisation peut parfois s’avérer problématique pour de nombreuses personnes en situation de handicap visuel. C’est en partant de ce constat que http://www.edencast.fr/ a vu le jour en avril 2010, afin d’accompagner ce public à la découverte des aides techniques à sa disposition.

https://i1.wp.com/a2.mzstatic.com/eu/r30/Purple49/v4/f1/cf/85/f1cf85a7-53cc-e723-0fb9-fc271ef1dee5/icon175x175.png

Le site diffuse des informations sous forme de publications écrites (articles) et sonores (podcast). Les lecteurs du site ont la possibilité de s’abonner à des forums de discussion afin de favoriser l’entraide entre utilisateurs. La communauté dispose également d’une logithèque multiplateforme, laquelle permet à ses membres d’y référencer leurs applications favorites compatibles avec les lecteurs d’écran.

Edencast collabore ponctuellement avec des développeurs en vue de les sensibiliser à l’accessibilité et les aider à améliorer l’interface de leurs applications en ce sens. Ce partenariat est d’autant plus enrichissant qu’il permet de renforcer la cohésion entre les développeurs et les utilisateurs déficients visuels.

Pour rester informé des dernières actualités d’Edencast, une application iPhone est disponible sur l’App Store.

Google Maps : la navigation hors-ligne arrive sur Android et iOS

Dépourvu d’un mode hors-ligne, Google Maps se dotera dès aujourd’hui d’une nouvelle fonctionnalité qui était attendue de pied ferme par la communauté. Désormais, les utilisateurs du service de navigation pourront télécharger des parties entières de cartes pour y accéder hors-ligne.

gmaps

“Google Maps était inutilisable dans de nombreux cas de figure, à cause d’une connexion limitée ou de l’absence totale de connexion” explique Amanda Bishop, Project Manager chez Google. “Désormais, les utilisateurs ne devront plus réaliser un screenshot pour s’assurer de pouvoir se repérer dans le cas où ils n’auraient plus accès au réseau.” Google vient en effet de déployer une nouvelle fonctionnalité qui permet aux utilisateurs du service de sauvegarder des parties entières de la carte pour pouvoir naviguer hors-ligne.

Bien sûr, certaines fonctionnalités ne sont plus accessibles une fois déconnecté du réseau. Il est par exemple impossible d’accéder aux notes laissées par les utilisateurs sur un établissement, ou d’utiliser les horaires en ligne des transports en commun. L’essentiel est néanmoins au rendez-vous, puisqu’une fois téléchargée, la carte donne accès à tout le réseau routier de la zone sélectionnée ainsi qu’aux principales informations relatives aux commerces et bâtiments administratifs. Selon Google, télécharger les cartes sur son smartphone permet même de réduire les temps de chargement une fois que l’on est connecté à la 3G ou à la 4G.

Très facile d’accès, la fonction de sauvegarde est accessible une fois une recherche effectuée au sein de l’appli Google Maps. L’utilisateur doit simplement cliquer sur “télécharger”, puis recentrer la carte pour choisir la zone qui lui convient le mieux, et attendre patiemment que la carte se télécharge sur son smartphone pour pouvoir y accéder hors-ligne.

Dans la pratique, cette fonctionnalité devrait être très pratique pour éviter les frais de roaming mais aussi et surtout pour pouvoir continuer à accéder aux données des cartes dans certaines zones reculées…

Actuellement en cours de déploiement sur le Play Store, la mise à jour devrait également atterrir sur l’iPhone “prochainement”.

Télécharger une carte hors connexion

Si vous vous rendez dans un pays où les données mobiles sont chères ou dans un endroit dépourvu de connexion Internet, vous pouvez enregistrer une carte sur votre appareil. Vous pourrez ainsi consulter cette carte hors connexion. Procédez comme suit :

  1. Assurez-vous que vous êtes bien connecté à Internet et à votre compte Google.
  2. Ouvrez l’application Google Maps maps.
  3. Recherchez un lieu (« Marseille », par exemple).
  4. En bas de l’écran, appuyez sur la barre avec le nom du lieu que vous recherchez.
  5. En haut à droite, appuyez sur le menu three vertical dots.
  6. Pour enregistrer la carte, sélectionnez Enregistrer la carte hors connexion. Puis suivez les instructions qui s’affichent à l’écran.
  7. Pour afficher votre carte hors connexion, consultez les instructions d’affichage des cartes enregistrées ci-dessous.

Remarque : La surface de la zone que vous pouvez télécharger est limitée à 50 km². Si vous tentez d’enregistrer une zone plus grande, vous êtes invité à faire un zoom avant afin de la réduire.

Afficher les cartes enregistrées

  1. Ouvrez l’application Google Maps maps.
  2. Appuyez sur le menu  > Vos adresses.
  3. Faites défiler la page jusqu’à la section « Cartes hors connexion », puis appuyez sur Tout afficher et gérer.

Un drone pour guider un joggeur aveugle

Un professeur de l’université du Nevada aux Etats-Unis a mis au point un prototype avec drone et caméras pour aider les non-voyants à courir sur piste.

Course des 100 mètres pour des sprinteurs non-voyants avec leurs guides à New Delhi en décembre 2014. Chandan Khanna/AFP

Course des 100 mètres pour des sprinteurs non-voyants avec leurs guides à New Delhi en décembre 2014. Chandan Khanna/AFP

Il existe plusieurs solutions pour courir quand on est non-voyant. S’accompagner d’un partenaire-guide, courir avec une canne et un GPS dédié aux mal-voyants. Ou se fier à un drone. C’est le système qu’a développé Eelke Folmer, professeur associé au département d’informatique de l’université du Nevada, à Reno (Etats-Unis), habitué aux projets concernant les mal-voyants.

Il a utilisé un quadroptère  comme partenaire de course. Equipé de deux caméras, l’engin vole devant la personne. L’une est braquée sur la piste. L’autre cadre un repère placé sur le coureur lui-même. Et le drone émet un son lui permettant d’être toujours repérable à l’oreille par le mal-voyant. Ainsi, d’un côté, le drone respecte l’itinéraire et entraîne le coureur à sa suite, de l’autre, il reste « attaché » à ce même coureur, s’adaptant même aux variations de vitesse. Le quadroptère est en effet programmé pour voler en permanence à trois mètres devant la personne, toujours audible. Ce dernier point découle d’une première expérience menée l’an dernier avec un adolescent aveugle et un drone contrôlé manuellement (voir cette vidéo, le non-voyant étant la personne en T-shirt rouge).

Le dispositif n’a cependant pu être testé qu’en intérieur, avec la caméra fixant une ligne droite au sol au lieu d’une vraie piste de course. Les réglementations de la Federal Aviation Administration interdisent pour l’heure au professeur d’expérimenter son drone en extérieur, l’université étant située trop près de l’aéroport de Reno.

Du coup, l’expérience réalisée n’est pas totalement satisfaisante de l’aveu de Eelke Folmer, contacté par Sciences et Avenir :

Le drone est capable de suivre le coureur mais nous avons rencontré quelques difficultés concernant le suivi de la piste à cause du manque de luminosité de l’espace de test. Et nous n’avons pu travailler que sur des lignes droites, pas sur des virages. »

Le chercheur a quand même réussi à vérifier si le suivi de la piste par la caméra du drone fonctionnait dehors, en tenant le drone à bout de bras au lieu de le faire voler ! Bilan ? « Le tracking était bien meilleur qu’en intérieur, notamment parce que nous avons du soleil à revendre ici, dans le Nevada. » L’université est en pourparlers avec la FAA pour faire voler ses drones sur le campus, notamment au-dessus du stade de football cerné par une piste d’athlétisme.

http://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/20151019.OBS7879/un-drone-pour-guider-un-joggeur-aveugle.html?xtor=RSS-12

Voiture sans conducteur : un rêve qui deviendra réalité pour les aveugles et malvoyants ?

Hier, dans le 20h de TF1 était présenté un reportage sur les avancées dans le développement des voitures autonomes. Un rêve de mobilité pour toutes les personnes déficientes visuelles dépendantes des transports en communs, des taxis ou de leurs proches. Comme le dit le dicton : on arrête pas le progrès !

http://www.wat.tv/embedframe/199013chuPP3r12822685

La voiture sans conducteur ne relève plus de la science-fiction. Encore au stade expérimental, cette technologie a permis à une petite Citroën C4 de rouler de manière autonome de Paris à Bordeaux, soit 580 kilomètres, sans que l’homme n’ait à intervenir. Une équipe de TF1 a pu conduire cette voiture bardée de capteurs et de calculateurs.

https://i0.wp.com/www.actuautofrance.fr/wp-content/uploads/2014/07/voiture-autonome.jpg

Envoyé spécial – la fin des lunettes ?

Émission du 1er octobre 2015

Et si les lunettes disparaissaient d’ici quelques années ? Le projet semble utopiste, et pourtant… Le nombre de porteurs de lunettes en France s’élève à 40 millions, il pourrait considérablement diminuer ces prochaines années. Opération au laser, gymnastique des yeux, les techniques les plus pointues se multiplient pour améliorer la vue des patients. Mais la promesse est-elle toujours tenue ?