Eléonor Sana – Vice championne d’Europe de handiski

Eléonor Sana, 18 ans, fréquente l’enseignement ordinaire en option sport. Sportive belge de haut niveau, elle est actuellement la vice-championne d’Europe de handiski.

Avec quel type de malvoyance vis-tu ? Que perçois-tu ?

J’ai un retinoblastome bilatéral génétique, c’est un can-cer de la rétine que j’ai depuis la naissance. Je perçois les couleurs, les formes. Par exemple à un mètre je ne distingue pas le nez d’une autre personne. J’ai l’impression qu’elle a des trous à la place des yeux car c’est très sombre. Pour mieux vous rendre compte de ce que je vois, approximativement, prenez un sachet de Kellogs vide et regardez à travers.

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Photo : à droite Eléonor, à gauche sa sœur Chloé, lors d’un entrainement en novembre 2015 à Tignes.

Comment as-tu appris à skier ?

J’ai appris à skier dès le plus jeune âge, avec mes parents. Je n’ai jamais pris de cours de ski quand j’étais plus petite. Maintenant que je fais de la compétition, c’est vrai que j’ai besoin d’un guide pour pouvoir me retrouver dans un slalom ou autres disciplines. Mon guide qui est notamment ma sœur, se trouve devant moi, elle a un gilet fluorescent et nous nous parlons avec des écouteurs pour que je puisse la suivre.

Est-ce que tu encouragerais les personnes en situation de handicap de faire du ski ? Comment et où peuvent-elles apprendre ?

Oui je les encouragerais, pour qu’elles puissent dépas-ser un sentiment de « limite » dans leur handicap et pour leur montrer que ce n’est pas parce que on a un handi-cap que l’on ne peut pas faire des choses comme le reste des gens. Si ces personnes ont envie d’apprendre je leur dirais de prendre contact avec La Ligue Franco-phone Handisport.

As-tu pris goût à la compétition ?

J’ai toujours adoré la compétition, car avant de pratiquer le ski, je faisais déjà de la gym dans un club où nous avions des compétitions. J’adore montrer ce que je peux faire et me surpasser.

Pour l’opération caritative Cap 48, tu as participé à la course de voiliers Fasnet Race, quel est ton plus beau souvenir ?

Mon plus beau souvenir est d’avoir pu voir les dauphins nager à côté de notre bateau. Tout le monde a mis tout en œuvre pour que je puisse aussi les apercevoir et je les remercie car cela était un merveilleux moments.

Quels sont tes rêves ou projets pour l’avenir ?

Comme rêve et projet en même temps, j’aimerais pou-voir aller jusqu’aux jeux paralympiques d’hiver en 2018.

Reportage de la RTBF

https://www.rtbf.be/video/detail_soc-portrait-eleonor-sana?id=2009114

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Courez les 20 km de Bruxelles pour Les Amis des Aveugles

Courez solidaires aux 20 km de Bruxelles 2016 !

Pour la 37e édition des 20 km de Bruxelles, le 29 mai prochain, Les Amis des Aveugles et Malvoyants relèveront le défi encore cette année. Rejoignez notre équipe composée de binômes malvoyants ou aveugles et guides, mais aussi de toute personne souhaitant se joindre à nous ! Invitez votre famille, vos collègues et vos amis à porter nos couleurs !

Rejoignez l'équipe des Amis des Aveugles aux 20 km de Bruxelles

Rejoignez l’équipe des Amis des Aveugles et nous interviendrons dans vos frais d’inscription !

S’inscrire dans l’équipe des Amis des Aveugles c’est obtenir sa place dans la course sans frais d’inscription tout en soutenant les personnes aveugles et malvoyantes de tout âge à accéder aux activités sportives que nous développons.

Patrice, coureur aveugle, entouré de ses deux guides
Patrice, coureur aveugle, entouré par ses deux guides voyants

Comment s’inscrire aux 20 km de Bruxelles dans l’équipe des Amis des Aveugles ?

Retournez-nous le formulaire d’inscription (.doc) ou le formulaire d’inscription (.pdf) dûment rempli avant le mercredi 9 mars obligatoirement. Dès réception, nous vous confirmerons votre inscription gratuite. Toutes les formalités administratives sont assurées par nos soins. Pour les personnes déficientes visuelles, il est possible de courir en binôme avec un guide voyant.

Inscription aussi par téléphone au 065/40.31.00 ou par mail à l’adresse s.sports-loisirs@amisdesaveugles.org. Le service sports et loisirs assurera la coordination et vous transmettra les nouvelles informations pratiques en temps utile.

Envie de soutenir nos actions sportives en faveur des personnes aveugles et malvoyantes ?

Pour soutenir nos projets sportifs en faveur des personnes déficientes visuelles, effectuez votre don en ligne via notre application sécurisée ou par virement traditionnel :

  • Au numéro de compte IBAN : BE49 0017 0000 0071 – BIC : GEBABEBB
  • Avec la communication : 20km + nom + prénom

On a testé pour vous … le basket en audiodescription

Vendredi 27 novembre avait lieu un match important entre le club de basket de Mons-Hainaut et Charleroi. Les deux clubs hennuyers s’affrontaient dans le cadre d’un quart de finale de la Coupe de Belgique. Le match aller avait lieu à Mons et pour la première fois une audiodescription était proposée par l’ASBL ASA.

L’ASBL ASA propose depuis plusieurs saisons l’audiodescription de matchs de football (Coupe du monde au Brésil, Diables rouges, Standard de Liège, Charleroi, …). Jean-Marc Streel, journaliste radio et responsable de l’association, nous avait fixé rendez-vous à 19h15 à l’entrée de la salle de basket « Mons Arena ». La foule était présente pour ce match qui promettait d’être serré vu l’enjeu. Après avoir reçu nos billets (gratuits si les déficients visuels étaient accompagnés), nous nous sommes dirigés vers les gradins. Placés sur un coin du terrain à mi-hauteur de la salle, nous sommes aux premières loges. Des récepteurs nous sont distribués pour pouvoir capter l’audiodescription. Il suffit d’écarter les écouteurs pour démarrer le commentaire.

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D’ordinaire les matchs de foot sont audiodécrits par Jean Marc Streel. Pour ce match de basket, il a fait appel à Jérôme, un arbitre et joueur de basket. Il est équipé d’un micro et d’un émetteur pour nous faire vivre la rencontre. L’ambiance commence à monter dans les gradins, nous entendons les tambours, les trompettes et les cris des supporters. Le bruit est impressionnant et bien différent de ce qu’on peut entendre à la télévision. Il nous enveloppe complétement.

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Après un échauffement et la présentation des joueurs, le match commence. Le score est très serré dès le départ, les deux équipes se talonnent de quelques points. Jérôme nous fait vivre pleinement le match en nous expliquant les règles et les nombreuses situations qui entraînent des fautes. Le rythme d’un match de basket étant très soutenu (4 périodes – quarts-temps – de 10 minutes), l’audiodescription est indispensable. Elle permet d’être dans l’émotion du match sans se demander ce qu’il se passe et pourquoi le public hue ou applaudit.

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Le match n’a pas dérogé à la présence des (charmantes) pom pom girls. Des animations étaient aussi prévues dans le cadre de l’opération « Viva for life » de la radio Vivacité en faveur des enfants défavorisés.  http://www.rtbf.be/vivacite/emissions/detail_viva-for-life/la-cause?programId=5973#livearea

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Le match a été remporté par Mons-Hainaut (80-68). Très content de cette expérience et d’avoir pu comprendre le match et participé à l’ambiance. Pour suivre l’actualité de l’association ASA, rendez-vous sur facebook : https://www.facebook.com/asa.asbl/

Un match de Basket en audiodescription à Mons-Hainaut – 27/11

Fan de basket ? L’ASBL ASA vous propose d’assister à un match à Mons-Hainaut le vendredi 27 novembre avec audiodescription !  Le match prévu à 20h verra s’opposer Mons-Hainaut et Charleroi.

Ambiance garantie, au chaud, gratuit pour les couples accompagnant/malvoyant. Réservations par facebook https://www.facebook.com/asa.asbl/ ou mail à audiodescription.belgium@gmail.com.

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Un drone pour guider un joggeur aveugle

Un professeur de l’université du Nevada aux Etats-Unis a mis au point un prototype avec drone et caméras pour aider les non-voyants à courir sur piste.

Course des 100 mètres pour des sprinteurs non-voyants avec leurs guides à New Delhi en décembre 2014. Chandan Khanna/AFP

Course des 100 mètres pour des sprinteurs non-voyants avec leurs guides à New Delhi en décembre 2014. Chandan Khanna/AFP

Il existe plusieurs solutions pour courir quand on est non-voyant. S’accompagner d’un partenaire-guide, courir avec une canne et un GPS dédié aux mal-voyants. Ou se fier à un drone. C’est le système qu’a développé Eelke Folmer, professeur associé au département d’informatique de l’université du Nevada, à Reno (Etats-Unis), habitué aux projets concernant les mal-voyants.

Il a utilisé un quadroptère  comme partenaire de course. Equipé de deux caméras, l’engin vole devant la personne. L’une est braquée sur la piste. L’autre cadre un repère placé sur le coureur lui-même. Et le drone émet un son lui permettant d’être toujours repérable à l’oreille par le mal-voyant. Ainsi, d’un côté, le drone respecte l’itinéraire et entraîne le coureur à sa suite, de l’autre, il reste « attaché » à ce même coureur, s’adaptant même aux variations de vitesse. Le quadroptère est en effet programmé pour voler en permanence à trois mètres devant la personne, toujours audible. Ce dernier point découle d’une première expérience menée l’an dernier avec un adolescent aveugle et un drone contrôlé manuellement (voir cette vidéo, le non-voyant étant la personne en T-shirt rouge).

Le dispositif n’a cependant pu être testé qu’en intérieur, avec la caméra fixant une ligne droite au sol au lieu d’une vraie piste de course. Les réglementations de la Federal Aviation Administration interdisent pour l’heure au professeur d’expérimenter son drone en extérieur, l’université étant située trop près de l’aéroport de Reno.

Du coup, l’expérience réalisée n’est pas totalement satisfaisante de l’aveu de Eelke Folmer, contacté par Sciences et Avenir :

Le drone est capable de suivre le coureur mais nous avons rencontré quelques difficultés concernant le suivi de la piste à cause du manque de luminosité de l’espace de test. Et nous n’avons pu travailler que sur des lignes droites, pas sur des virages. »

Le chercheur a quand même réussi à vérifier si le suivi de la piste par la caméra du drone fonctionnait dehors, en tenant le drone à bout de bras au lieu de le faire voler ! Bilan ? « Le tracking était bien meilleur qu’en intérieur, notamment parce que nous avons du soleil à revendre ici, dans le Nevada. » L’université est en pourparlers avec la FAA pour faire voler ses drones sur le campus, notamment au-dessus du stade de football cerné par une piste d’athlétisme.

http://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/20151019.OBS7879/un-drone-pour-guider-un-joggeur-aveugle.html?xtor=RSS-12

Une monitrice d’équitation partage son expérience

Chloé, cavalière de haut niveau et monitrice d’équitation a donné des cours particuliers à Stéphanie, malvoyante pendant un an et demi. Voici ses impressions concernant cette expérience un peu particulière.

Vous avez donné cours pendant 1 an et demi à une personne malvoyante, était-ce plus difficile ?

Difficile n’est pas le mot que j’emploierais, mais au début je partais un peu vers l’inconnu, je ne savais pas trop ce qui pouvait être fait ou non, ce que percevait la cavalière. Il a fallu que je pose des questions pour mieux me rendre compte où étaient ses limites et ce que je devrais faire pour l’aider. C’était un peu stressant au début.

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