Étude : apprentissage des langues pour les déficients visuels

Héloïse Toussaint réalise actuellement un master de spécialisation en sciences du langage, option médiation technologique à l’Université de Mons. Elle souhaite rencontrer des personnes malvoyantes ou non-voyantes dans le cadre d’une expérimentation pour un travail de recherche sur l’apprentissage des langues.

« J’ai choisi de réaliser une expérience sur l’apprentissage des langues étrangères par la musique pour les personnes déficientes visuelles. Pour ce travail, j’ai créé deux audios destinés à apprendre l’espagnol : une vidéo d’analyse d’une chanson et une vidéo d’exercices (la vidéo est juste un support, tout le contenu a été adapté en version audio). Pour réaliser cette expérimentation, j’aurais aimé rencontrer des personnes malvoyantes et non voyantes pour qu’elles écoutent l’analyse et réalise les exercices. Les deux vidéos durent au total 16 minutes.Le but est de déterminer si un tel outil peut être utile à l’apprentissage des langues, en observant la réalisation des exercices et en recueillant les avis des participants après l’expérience. je souhaiterai contacter des personnes déficientes visuelles qui seraient d’accord de participation à l’expérience ».

Cela vous intéresse ? Veuillez prendre contact avec Héloïse Toussaint heloise.toussaint@hotmail.com (la remise du travail est prévue pour le 19 mai au plus tard)


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EIDO, une nouvelle police adaptée aux malvoyants

Des chercheurs viennent de développer une nouvelle police de caractères adaptée aux personnes atteintes de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Interview exclusive de Jean-Baptiste Bernard, chercheur au laboratoire de Psychologie Cognitive de l’Université d’Aix-Marseille.

Les patients atteints de DMLA, plus d’1 million en France, 30.000 en Belgique, se plaignent majoritairement de ne pas reconnaître correctement les mots qui composent un texte. Afin d’améliorer leur capacité de lecture, des chercheurs du Laboratoire de psychologie cognitive (CNRS et Aix-Marseille Université) ont développé une nouvelle police de caractères baptisée EIDO.

Exemple

Pourriez-vous nous expliquer brièvement le principe de cette police de caractères ?

La police EIDO se distingue des autres polices de caractères couramment utilisées grâce à des caractères aux formes optimisées qui ne se confondent pas entre eux. En effet, les faibles vitesses de lecture des personnes malvoyantes s’expliquent en partie par la forte proportion de confusions entre lettres physiquement similaires (par exemple, un b avec un d, un p avec un q, un h avec un l ou un e avec un c). La police EIDO a été définie de sorte à maximiser les différences physiques entre ces caractères fréquemment confondus en créant des différences d’orientation ou des formes plus marquées. La police EIDO est ainsi constituée de 26 lettres aux formes contrastées mais familières pour limiter le temps d’apprentissage des patients.

Est-elle unique ou existe-t-il d’autres polices de caractères adaptées au handicap visuel ?

Peu de polices de caractères qui sont destinées aux malvoyants existent, et aucune n’améliore à ma con-naissance les performances de reconnaissance de lettres, de mots ou de lecture chez les patients « basse vision ». Notre police de caractères est donc la première à montrer l’efficacité d’une police adaptée en termes de performance, du moins en ce qui concerne la reconnaissance visuelle de lettres et de mots.

Comment l’avez-vous mise au point ? Quelles sont ses avantages ?

Notre équipe du laboratoire de Psychologie Cognitive à Marseille a réfléchi à des formes visuelles simples qui peuvent se distinguer malgré la présence d’un handicap visuel. Il a fallu ensuite étudier les caractères qui étaient fréquemment confondus entre eux pour créer des différences physiques permettant d’éviter ces confusions. Éviter ces confusions permet ainsi aux sujets malvoyants de reconnaitre les caractères plus facilement, et donc les mots qui sont constitués de ces caractères.

Est-elle destinée juste à une utilisation numérique ? Envisagez-vous l’impression de livres ?

La force du numérique est de pouvoir instantanément modifier l’apparence physique d’un texte, et donc de passer facilement d’une police de caractère à une autre, comme l’on peut passer d’une taille de caractère à une autre. Utiliser la police de caractères EIDO pour l’impression de livres destinés à des personnes mal-voyantes est une possibilité envisageable dans le futur. Toutefois, nous avons besoin d’études complémentaires pour montrer qu’EIDO est efficace pour améliorer les performances de lecture des patients, avec notamment un test des effets d’un apprentissage poussé avec cette police de caractères.

Quelle a été la réaction des professionnels de la basse vision ?

La réaction des professionnels de la basse vision a été très enthousiaste, tout comme celle d’un grand nombre de patients qui ont pu l’utiliser. La possibilité de télécharger la police gratuitement a permis un retour d’une population importante de patients désirant améliorer leur performance de lecture. Un test à grande échelle est prévu prochainement pour tester l’efficacité de la police après un apprentissage plus important que lors de notre première étude, les utilisateurs dénotant un temps d’adaptation nécessaire avec EIDO.

Recherche – l’impact du braille sur le cerveau

Image1En décembre dernier, nous avons publié une demande de participation à une recherche concernant l’impact du braille sur le cerveau. Vous avez été nombreux à y répondre et nous vous en remercions.

Arrivée dans une 2ème phase de l’étude, la chercheuse Adélaïde de Heering (ULB) souhaite rencontrer des personnes voyantes qui connaissent le braille pour établir une comparaison avec des personnes déficientes visuelles (le niveau d’expertise du braille peut être très variable, cela n’a pas d’importance). La connaissance du braille peut être soit tactile, soit visuelle.

L’idée est de leur faire passer un petit test sur un ordinateur portable où des lettres, des combinaisons braille et des figures géométriques simples sont présentées deux par deux. La tâche du participant(e) est de déterminer si elles sont identiques ou différentes. Le test dure 1 heure (lieu de rencontrer à convenir).

Contact : Adélaïde de Heering  – addeheer@ulb.ac.be

Participation à un mémoire sur la perception des expressions émotionnelles vocales chez les pré-adolescents aveugles.

Ci dessous la demande de Laura BACCARO étudiante en 2ème Master Sciences de l’éducation à l’Université de Mons.

« je travaille, dans le cadre de mon mémoire, sur la perception des expressions émotionnelles vocales chez les pré-adolescents aveugles.

Si vous êtes parents d’un enfant ayant une cécité, directeur/directrice d’un établissement scolaire spécialisé (type 6) ou responsable d’une institution pour personnes mal voyantes et aveugles, rencontrons-nous afin de permettre au(x) jeune(s) dont vous vous occupez de contribuer à la réalisation d’un mémoire. »

Votre participation est essentielleemotions

Informations pratiques :

  • Qui ? Les enfants âgés entre 6 et 12 ans, aveugles de naissance et parlant le français comme langue maternelle.
  • Tâche ? De façon individuelle, il sera demandé à l’enfant :
    • Identifier et de discriminer, à partir d’un enregistrement, les émotions jouées par un acteur.
    • Choisir, parmi une liste de catégories émotionnelles données, celle qui correspond à l’expression vocale présentée.
    • Déterminer, d’après une paire d’expressions émotionnelles, si les deux expressions font partie ou non de la même catégorie émotionnelle.
  • Durée ? Une rencontre d’environ 40 minutes.
  • Où ? Chez vous, dans votre établissement ou institution.
  • Quand ? A votre convenance durant la semaine.
  • But ? La réalisation d’un mémoire sur les éventuelles différences pouvant exister au niveau de la perception des expressions émotionnelles vocales en langue française entre des enfants bien voyants et des enfants aveugles.

Contactez-moi par téléphone au 0487/59 81 58 ou par mail à l’adresse suivante : Laura.BACCARO@student.umons.ac.be

 

 

Projet Caecitas – focus groupe sur la mobilité des déficients visuels

Des étudiants de l’UCL Mons souhaite organiser un focus groupe avec des personnes déficientes visuelles au sujet de leurs déplacements dans le cadre de leur projet « Caecitas »

Nous sommes tous les 5 étudiants en bac 3 en gestion à l’UCL Mons. Dans le cadre de nos études, nous réalisons un projet d’entreprise. Pour le cours projet organisé au sein de notre cursus, nous allons travailler cette année sur un système d’aide pour aveugles et personnes malvoyantes.

Le nom de notre projet est CAECITAS.

Le projet CAECITAS est un système d’aide au déplacement avec GPS intégré pour les personnes non et malvoyantes.

Nous aimerions donc apprendre à mieux connaître les personnes vivant avec une déficience visuelle dans le cadre de notre projet. Nous aimerions comprendre les difficultés de leurs déplacements.

Nous sommes donc à la recherche d’une certaine quantité d’information que seules les personnes concernées par ce produit, leurs proches et certains spécialistes pourront nous aider à obtenir.

Nous aimerions au fait, organiser un « focus groupe » et quelques interviews pour récolter les informations nécessaires à la bonne continuité de notre projet…En bref Une discussion COLLECTIVE.

En conclusion, nous aimerions réaliser en quelque sorte une étude de marché , c’est pourquoi nous aimerions nous même dévoiler le produit de l’étude de marché pour garder l’interview indirect.

Intéressé ? Contact : nicolas.delcioppo@student.uclouvain.be

 

Participation à une recherche : impact de la lecture du Braille sur l’organisation du cerveau

Dans le cadre d’une recherche à l’Université Libre de Bruxelles menée par Adélaïde de Heering, post-doctorante dans le groupe de recherche « Unité de Recherche en Neurosciences Cognitives » (UNESCOG) sous la supervision du Professeur Régine Kolinsky, nous cherchons à recruter des personnes aveugles de naissance et des personnes voyantes avec différents niveaux de lecture du Braille. Nous nous intéressons, en effet, à l’impact de la lecture du Braille sur l’organisation du cerveau dans le but d’étudier plus précisément la nature des processus cognitifs impliqués quand un participant lit des patterns Braille tels que des lettres, des mots, des chiffres, etc.

Cette expérience aura lieu dans l’environnement du participant ou dans les locaux de l’ULB. De manière tout fait générale, il lui sera demandé de répondre à un questionnaire et de lire des patterns Braille pendant que ses réponses seront enregistrées. La participation à cette étude est compensée à raison de 10€ par heure.

Si une personne acceptait de participer à cette étude, sachez que:

– Cette recherche est mise en œuvre après évaluation d’un comité d’éthique ;

– Toute participation est volontaire et nécessite la signature d’un consentement. Même après l’avoir signé, le participant peut toujours mettre fin à sa participation, à tout moment;

– Les données recueillies sont confidentielles et l’anonymat est garanti lors de la publication des résultats ;

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question sur le sujet.lecture braille

Dans l’attente d’une réponse positive de votre part, nous vous prions, Madame, Monsieur, d’agréer l’expression de nos sentiments les meilleurs.

Célia Chaufoureau (ch.celia2@outlook.fr, 0476/ 29 75 79)

Adélaïde de Heering (addeheer@ulb.ac.be)

13e Colloque d’automne ARIBa sur la basse vision à Mons – 13 novembre

Le 13 novembre 2015 aura lieu le 13e colloque d’automne de l’ARIBa (Association francophone des professionnels de la Basse Vision) organisé en partenariat avec l’Œuvre fédérale « Les Amis des Aveugles et Malvoyants au MICX (Mons International Congress Xperience) à Mons.

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Les professionnels de la Basse Vision se retrouveront pour échanger autour d’une thématique globale : la personne déficiente visuelle au cœur du trajet de soins. Diverses questions seront explorées : Comment évoluent les contextes de prise en charge ? Au sein de ceux-ci, comment identifie-t-on les besoins et les réponses à apporter? Comment y garantir la cohérence et la qualité de l’articulation entre les professionnels tout en développant les réseaux avec l’entourage ? Qu’en est-il en cas de double atteinte sensorielle ? Dans quelle mesure les différences de culture ont-elles une incidence sur les pathologies et leurs prises en charge ? En quoi la culture au sens large et son accessibilité concernent-elles les professionnels de la Basse Vision ?

Des stands de professionnels et d’associations seront présents durant toute la durée du colloque. En outre, ne manquez pas de vivre une expérience sensorielle et interactive unique à travers la visite de l’exposition « Le Nez de Cyrano », guidée par des personnes non ou malvoyantes. Elle sera accessible, ainsi qu’un parcours chiens guides, pendant la journée.

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Peut-on associer plaisir et objectif thérapeutique ?

Le handicap visuel a des conséquences fonctionnelles importantes sur le quotidien de la personne qui se traduisent par une perte d’autonomie plus ou moins grande. Il n’est d’ailleurs pas rare que les personnes sombrent dans la dépression dès l’annonce du handicap visuel. La rééducation fonctionnelle est un moyen par lequel le processus de reconstruction devient possible et les activités à nouveau disponibles.

Divers ateliers thérapeutiques ont été créés afin d’atteindre des objectifs thérapeutiques ciblés dans le programme de rééducation fonctionnelle tout en conciliant apprentissage, autonomie, bien-être et surtout PLAISIR !

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Vieillissement et déficience visuelle

  1. Le vieillissement

Aujourd’hui, en particulier dans nos pays développés, la distribution de la déficience visuelle est fortement influencée par l’âge. En effet, 65 % des personnes présentant d’importants problèmes de vision ont plus de 50 ans. Or, c’est 20 % de notre population qui appartient à cette tranche d’âge. Si l’on s’intéresse aux personnes âgées de 85 à 89 ans, on relève que près de 20 % d’entre elles connaissent une déficience visuelle grave. A partir de 90 ans, elles seraient 38 %. On peut dire que globalement, la moitié des personnes déficientes visuelles sont des personnes âgées de plus de 60 ans.

Et dans le futur ? En raison de l’allongement de l’espérance de vie, de la croissance démographique et de l’augmentation des maladies chroniques non transmissibles (dont le diabète), la prévalence de pathologies oculaires chroniques liées à l’âge sera en augmentation progressive dans les années à venir.

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