Campagne droit au vote – recherche de témoignages

UNIA – le Centre pour l’égalité des chances – souhaite lancer une campagne sur le théme du droit au vote à travers la réalisation d’une affiche.Pour accompagner le lancement de cette nouvelle affiche le 3 décembre, UNIA recherche quelques témoignages de personnes en situation de handicap  sur leur expérience (ou non expérience) de vote, ainsi que sur les obstacles qu’elles ont rencontrées en la matière. Ces témoignages seront diffusés sur le site Web d’UNIA et via leurs  réseaux sociaux.

Vous souhaitez témoigner sur ce thème et vous ne vous opposez pas à voir votre photo apparaître sur les réseaux sociaux, n’hésitez pas à contacter Laure Greban Laure.Greban@unia.be avant le 15 novembre.

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Prouver son handicap ? Utilisez la European Disability Card

A partir d’aujourd’hui, toute personne qui souhaite prouver son handicap à la caisse d’un musée, d’un parc d’attractions ou d’un centre sportif aura moins de difficultés grâce à la European Disability Card. Tant attendue, cette carte favorise l’accès des personnes en situation de handicap à la culture, au sport et aux loisirs et offre une série d’avantages dans ces domaines.

Qu’est ce que la European Disability Card ?

Cette carte personnelle permettra de demander beaucoup plus facilement des avantages pour personnes handicapées auprès des institutions sportives, culturelles et de loisirs participantes.

Souvent, les personnes présentaient des attestations de médecins, des documents d’une institution particulière ou une carte de stationnement, ce que les personnes à la caisse ne pouvaient pas toujours vérifier facilement. La European Disability Card a une photo et une durée de validité et peut donc être facilement contrôlée.

Comment se la procurer ?

Dans une première phase du projet, la European Disability Card sera délivrée sur demande. Les personnes handicapées, reconnues par le SPF Sécurité sociale, AVIQ, PHARE, VAPH ou encore DPB, peuvent la demander auprès de l’une de ces 5 institutions : celle où elles ont leur dossier.

Comment et où utiliser la carte ?

  • Vous pouvez utiliser l’European Disability Card dans les domaines de la culture, du sport et des loisirs (par exemple les cinémas, théâtres, musées, parcs d’attraction…).
  • Consultez les sites d’informations, publicités, flyers, etc. du lieu où vous vous rendez, ou contactez l’organisateur : il vous informera sur les avantages proposés aux personnes qui bénéficient de la carte.
  • La carte peut être utilisée en Belgique mais également dans l’un des 7 autres pays de l’Union européenne participants : Chypre, l’Estonie, la Finlande, l’Italie, Malte, la Slovénie et la Roumanie.
  • La carte est strictement personnelle. Ses avantages vous sont exclusivement réservés. Vous devez toujours être en possession de la carte pour bénéficier des avantages.

Quelques exemples d’avantages ?

Les organisateurs d’activités culturelles, sportives ou de loisirs qui acceptent la carte sont libres de choisir les avantages qu’ils accordent. Il leur est par exemple proposé d’octroyer :

  • la gratuité ou les réductions de tarif pour la personne handicapée et/ou son accompagnant (ou interprète)
  • Un audio/visio guide gratuit
  • Des brochures ou plaquettes explicatives adaptées à différents besoins (en braille ou « faciles à lire » par exemple)
  • Des visites guidées adaptées (en langue des signes par exemple)
  • Une réduction sur les visites guidées
  • Des places accessibles et réservées
  • Un pass spécifique dans les parcs pour un accès plus aisé aux attractions
  • Etc.

Vous trouverez plus d’informations sur le tout nouveau site web www.eudisabilitycard.be

Déficience visuelle : trucs et astuces pour faire ses courses

Plaisir ou corvée, faire les courses est une activité de la vie quotidienne à laquelle personne ne peut échapper. Lorsqu’une perte de vision survient, cela peut parfois se transformer en parcours du combattant. A moins de connaitre quelques astuces pouvant grandement se faciliter la vie. Nous allons vous en présenter quelques unes dans cet article.

Comment se rendre dans un magasin ?

Le saviez-vous, beaucoup de communes disposent d’un service de taxi social. Ce service est généralement mis en place au niveau des CPAS. Accessible aux personnes déficientes visuelles, les conditions d’utilisation sont toutefois variables d’un endroit à un autre. Par exemple, le CPAS de Mons propose un service de taxi social disponible pour les personnes habitant l’entité montoise bénéficiant d’une allocation pour personnes handicapées ou étant en situation de mobilité réduite. Le taxi peut se déplacer dans un rayon de 25 km autour du lieu de la prise en charge. Le coût comprend un forfait de prise en charge (6.50€) et une participation au km (0.35€).

Des services de transports sont également mis en place par les mutuelles ou par d’autres opérateurs. La plateforme internet « bien vivre chez soi » dans la partie « obtenir une aide / mobilité – transports », offre un aperçu des différents services disponibles. http://bienvivrechezsoi.be/obtenir-une-aide/mobilite-transports_22.php

Les Amis des Aveugles mettent également un service de transport à votre disposition. Les frais d’inscription s’élèvent à 21,95€. Il est nécessaire de s’inscrire via Sodexo http://www.wallonie-titres-services.be/ car le déplacement coûte un titre service de l’heure (9€). Le client reçoit une facture mensuelle avec le coût par km (0.35€/km). Si la personne réside dans l’arrondissement de Mons, elle ne payera que les km à partir de son domicile jusqu’au point de rdv. Dans le cas contraire, il devra payer les km à partir de Ghlin. Contactez le service social des Amis des Aveugles en suivant ce lien http://amisdesaveugles.org/service-social.html.

Besoin d’aide pour faire ses courses ?

Recourir à une aide familiale peut vous soulager aussi bien pour vous véhiculer jusqu’au magasin que pour réaliser avec ou sans vous vos achats. En région wallonne, le prix d’une heure de travail d’une aide familiale varie entre 0,87€ et 7,81€. Ce prix est fixé en fonction de la situation familiale, du nombre de personnes à charge et des revenus nets mensuels du ménage. Renseignez-vous auprès de votre mutuelle pour connaitre les modalités pratiques et les conditions d’un éventuel remboursement.

De manière générale, les commerces ne disposent pas de service d’accompagnement pour des personnes en situation de handicap ou de référent PMR. Adressez-vous, au personnel afin de solliciter leur aide. Certaines grandes surfaces ont néanmoins choisi de former leur personnel à l’accueil des personnes déficientes visuelles, par exemple, l’hypermarché Carrefour des Grands-Prés à Mons.

Se repérer dans un magasin n’est parfois pas évident et requiert d’avoir une bonne représentation de l’espace. Il est parfois utile de solliciter l’aide et les conseils d’une ergothérapeute afin de gagner en autonomie et en efficacité. Pour connaître les modalités pratiques pour débuter un accompagnement aux Amis des Aveugles, veuillez prendre contact avec le service social en suivant ce lien : http://amisdesaveugles.org/service-social.html.

Des objets pour se faciliter la vie ?

On ne sait parfois pas quoi faire de toutes les petites pièces de monnaie qui se mélangent dans notre porte-monnaie. Le porte-pièces euros vous permet de ranger toutes vos pièces. Idéal dans la voiture, dans le sac, ou dans votre poche. Bien-sûr, livré sans les pièces ! (vendu par le service social des Amis des Aveugles).

Reconnaitre un billet peut également s’avérer compliqué surtout si on dispose de peu de temps à la caisse. La société Cobolt a mis au point un appareil simple permettant de reconnaître la valeur d’un billet de banque. Banknote Eurodetector est simple et très facile à utiliser: il ne comporte qu’un seul bouton. Lorsque vous avez appuyé sur le bouton, le détecteur vibre à plusieurs reprises, selon la valeur du billet de banque que vous avez introduit dans l’appareil. Vendu 58 € par Sensotec.

Faire du shopping avec un chien guide ?

L’accessibilité des lieux publics est une compétence régionalisée. Des décrets en région wallonne et flamande et une ordonnance en région bruxelloise autorisent les chiens guides, en ce compris les chiots en formation, à avoir accès à tous les lieux publics (restaurants, bâtiments publics, hôpitaux, commerces,…).

L’accès peut être refusé par un règlement spécifique à ces lieux. Les motivations peuvent être diverses (exigences d’hygiène, de santé publique, de sécurité ou d’impossibilité d’aménagement raisonnable ou en vertu d’une disposition légale ou réglementaire contraire.

Ce refus doit être porté à la connaissance du public par voie d’affichage. Les restrictions en matière d’hygiène et de santé publique sont admises dès lors qu’il s’agit de locaux spécifiquement consacrés à l’administration de soins ou à la réalisation d’actes médicotechniques ou dès lors qu’il s’agit de locaux fréquentés par des personnes non chaussées.

En cas d’un refus d’accès, privilégiez le dialogue. Il s’agit souvent d’une méconnaissance de la législation. Si cela ne suffit pas, prenez contact avec l’école qui a formé votre chien guide afin de sensibiliser le commerçant ou pour introduire une plainte sur base d’une discrimination auprès d’UNIA (le centre pour l’égalité des chances).

Et les courses en ligne ?

Plusieurs chaines de la grande distribution disposent d’un site internet permettant de faire ses courses en ligne. Fonctionnant souvent sur le principe d’un enlèvement en magasin, certaines chaines mettent aussi en œuvre la livraison à domicile. Carrefour propose le service « Carrefour drive » https://drive.be.carrefour.eu/fr/livraison-domicile (disponible à Bruxelles et dans le Brabant wallon). Vos courses effectuées en ligne vous seront livrées par la poste au moment choisi. Le montant total à payer comprend le prix de vente des produits livrés, majorés des frais de service de 4.50€, si votre commande n’atteint pas un total de 150€. Delhaize propose également la livraison à domicile des courses effectuées en ligne sur http://www.delhaize.be. Un forfait s’élève à 9,95€. Si vous ajoutez le produit de la semaine, vous bénéficiez des frais de préparation gratuits, soit une réduction de 4,50€ sur les frais de livraison. Chez Colruyt, les livraisons à domicile sont assurées par le service « solucious » https://www.solucious.be. Celui-ci coûte 18 € pour une commande de 0 à 125 €, 7 € pour une commande de 125 € à 250 €. Il est gratuit au-delà de 250 €.

Et vous quels sont vos trucs et astuces ?

03/12 – Nouvelle campagne UNIA – J’ai un handicap et j’ai des droits

La Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées a 10 ans. Le 3 décembre, à l’occasion de la Journée internationale des personnes handicapées, Unia (Centre interfédéral pour l’égalité des chances) lancera une campagne réalisée par et pour les personnes handicapées. Le message ? Défendez vos droits. L’œuvre fédérale Les Amis des Aveugles et Malvoyants soutient cette campagne. Les personnes déficientes visuelles ont un handicap et elles ont des droits ! Nous serons présents à Mons ce 03/12 pour les revendiquer aux côtés d’Unia.

Visionnez le clip de la campagne ci-dessous (disponible en audiodescription en cliquant sur le lien en bas à gauche de la vidéo).

De nombreuses personnes handicapées ignorent encore leurs droits. À travers cette campagne d’information, et en utilisant différents canaux de communication, Unia veut changer la donne en diffusant : des films sous-titrés sur les réseaux sociaux et en pharmacies ; des bannières sur les sites web fréquentés par des personnes handicapées ; des affiches et dépliants dans les associations représentatives des personnes handicapées.

Manifestation de chaussures

Le 3 décembre, des centaines de paires de chaussures seront déposées dans sept villes de Belgique. Ces chaussures manifesteront contre l’invisibilité des personnes handicapées et réclameront une meilleure prise en compte de leurs droits. Découvrez cette action ici.

Les Amis des Aveugles et Malvoyants soutiennent cette action et seront présents à Mons pour vous rencontrer. L’événement se déroulera au carrefour de la rue de la Chaussée, Grand’rue, rue Samson et de la rue des Fripiers (à hauteur du magasin Levi’s et de l’ancien Mediamarkt) de 14h à 16h le samedi 3 décembre. Si en tant que personne déficiente visuelle vous vivez une situation de discrimination, vous pouvez prendre contact avec le service social de l’association qui vous aidera dans vos démarches auprès d’Unia.

Des droits comme tout le monde

Les personnes handicapées ont des droits, beaucoup de droits. Comme tout le monde. Ces droits sont définis dans la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées. Cette convention, qui existe depuis 10 ans, a été ratifiée par la Belgique en 2009. Elle s’est ainsi engagée à respecter et faire respecter les droits des personnes handicapées.

Unia a été désigné par les autorités belges pour surveiller l’application de ces principes.

Vos droits

Toute forme de discrimination fondée sur le handicap est interdite. Les personnes handicapées ont le droit :

  • de participer à l’élaboration des lois et politiques qui les concernent ;
  • d’accéder aux écoles, logements, transports publics et à leur lieu de travail ;
  • de prendre des décisions, de gérer leur argent et leurs biens personnels ;
  • d’être protégées contre toute forme de violence ou d’abus physique ou psychologique, et d’être traitées avec respect ;
  • de vivre où et avec qui elles veulent et de bénéficier du soutien nécessaire à cet effet.

Les personnes handicapées ont également droit :

  • à un enseignement inclusif qui ne sépare pas les élèves handicapés des autres élèves ;
  • à des aménagements individuels et collectifs au sein de l’enseignement ordinaire ;
  • au travail, dans tous les secteur

Site Unia : http://www.unia.be/fr

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Une pétition européenne pour l’accès des chiens d’assistance

Fréquemment, des personnes déficientes visuelles accompagnées de chiens guides nous confient être confrontées à un voir des refus d’accès dans certains établissements ou bâtiments. Ces situations vont à l’encontre de l’autonomie, de l’inclusion et de la mobilité des personnes déficientes visuelles. Conscient du problème et espérant une amélioration au niveau européen, Mark van Gelder, a créé une pétition sur le site du Parlement européen au nom de la Fédération européenne des chiens guides et de Assistance Dogs Europe, sur les droits d’accès des personnes qui ont besoin de chiens d’assistance dans l’Union européenne

une jeune fille et son chien guide sur un trotoireIl est possible de la signer en cliquant sur le lien ci- dessous. Attention, il est nécessaire de s’inscrire préalablement via un formulaire de contact (bouton en bas de la page « créer un compte ».

https://petiport.secure.europarl.europa.eu/petitions/fr/petition/content/1140%252F2015/html/Petition-No-1140%252F2015-by-Mark-van-Gelder-%2528Dutch%2529-on-behalf-of-the-European-Guide-Dog-Federation-and-Assistance-Dogs-Europe%252C-on-access-rights-for-persons-who-require-assistance-dogs-within-the-European-Union

Les éducatrices du centre de formation de chiens guides des Amis des Aveugles, interpellent régulièrement des responsables de lieux ouverts au public pour assurer le respect de la législation belge en la matière. Celle-ci est à lire sur le site de la Belgian Assistance Dog Federation (BADF) dont Les Amis des Aveugles sont membres : http://www.badf.be/FR/toegangsrechtFR.html

Les Amis des Aveugles au Parlement wallon

Ce 19 octobre, les Amis des Aveugles et d’autres associations typhlophiles sont au Parlement wallon afin de sensibiliser les députés régionaux à la déficience visuelle et aux problèmes liés à la thématiques. A lire ci-dessous le texte de leur interpellation.

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Interpellation des parlementaires wallons autour de la déficience visuelle

Préambule

En 2009, la Belgique ratifiait la Convention de l’ONU relative aux droits des personnes en situation de handicap. Cinq ans plus tard, en 2014, le Comité des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées concluait que la Belgique avait encore du chemin à parcourir pour que soient garantis les droits des personnes en situation de handicap. Etaient notamment mis en évidence l’accès aux services de soutien, les problèmes structurels liés à l’accessibilité, la sous-représentation des personnes en situation de handicap sur le marché du travail et les efforts à maintenir en matière d’enseignement inclusif.

En 2016, la Belgique est à nouveau épinglée par le Commissaire aux droits de l’homme du conseil de l’Europe qui souligne que la Belgique ne respecte pas les droits des personnes handicapées à l’autonomie de vie et à l’inclusion dans la société. Droit inscrit dans la convention de l’ONU, l’autonomie et l’offre de service de proximité devraient constituer une priorité du gouvernement.

Devant l’urgence, nous formulons le vœu que l’intégration sociale des personnes ayant un handicap et l’amélioration de prestation des services de soutien personnalisés soient accélérés. Nous espérons des effets et des décisions en ce sens, de sorte que la Belgique aille dans le sens des recommandations formulées par le Comité et développe un plan d’intégration global.

L’inclusion des personnes en situation de handicap tout au long de la vie ne peut se réaliser qu’en adoptant une approche globale et transversale de la politique du handicap. Dans le cadre de la création de l’AVIQ, reprenant, en Région wallonne, les compétences transférées suite à la 6ème réforme de l’état, comment concevoir une politique du handicap efficace et efficiente, de nature à garantir le respect de toutes les recommandations issues de la Convention de l’ONU ?

Comment assurer que ce processus de décentralisation négociera avec succès le défi posé par la transversalité, en matière d’organisation ?

Certaines matières étant situées au carrefour de différentes politiques, comment les organiser de manière optimale afin de répondre aux besoins des usagers et aux inquiétudes du secteur ? Comment seront articulées les politiques de santé et du handicap, notamment pour ce qui touche aux conventions de rééducations fonctionnelles spécifiques ?

Comment garantir la mobilité des citoyens belges, dans le cadre des transferts de compétences ?

Face au vieillissement de la population, comment répondre aux besoins des aînés non et malvoyants qui bénéficient actuellement d’une aide plus que marginale. Comment favoriser le maintien à domicile et octroyer les aides publiques, quel que soit l’âge ?

L’accessibilité

Enjeu majeur des rapports sociaux, de l’autonomie, de l’inclusion dans la société et, partant, de la qualité de vie, l’accessibilité favorise l’élargissement de l’accès à la citoyenneté pour tous.

Inscrite dans une conception universaliste, elle devrait devenir un réflexe de manière à garantir l’accès à tout, pour tous et devrait représenter, dans le chef du législateur, le premier maillon de toute politique publique.

L’accessibilité universelle dépasse la problématique du handicap puisqu’elle vise à répondre aux besoins spécifiques de l’ensemble de la population qui peuvent être induits par leur taille, leur état, leur âge ainsi qu’en raison d’une déficience permanente ou temporaire. Concernant l’accès aux biens, services ou activités, l’accessibilité s’incarne dans des champs pluri-thématiques tels que la scolarisation, le logement, l’insertion professionnelles, les pratiques culturelles et sportives, etc.

Nous souhaitons que le gouvernement veille à adopter les mesures nécessaires au plan législatif, de manière à mettre en œuvre la mise en place d’un plan d’accessibilité global en Région wallonne, ainsi que le revendique notamment le CAWaB (Collectif Accessibilité Wallonie Bruxelles).

Nous espérons que le développement de biens, services et installations répondant au concept d’accessibilité universelle soient encouragés et, plus particulièrement :

  • Dans le domaine de la mobilité assistée par chiens guides où il reste nécessaire de renforcer l’accessibilité des chiens en fonction et des jeunes chiens en formation. En effet, bien que l’arrêté du Gouvernement Wallon de 2011 fixe le cadre de l’accessibilité des chiens guides, le principe de libre accès n’est pas encore garanti : manque d’information du grand public ou des professionnels concernés, dépôt de plainte en cas de refus d’accès fonctionnellement inexistant, procédure de dérogation au libre accès formellement inorganisée, etc. A ce stade, le décret ne permet donc pas aux personnes déficientes visuelles de faire valoir leurs droits.
  • Dans le domaine culturel, touristique et des loisirs (incluant également les pratiques sportives) où des moyens spécifiques doivent être mis en œuvre afin de répondre aux attentes du public à besoins spécifiques. L’accès à cette offre de service demande des interventions sur mesure, en ce compris l’utilisation des nouvelles technologies, l’adaptation des supports dont l’audiodescription (notamment au cinéma), la transcription, la transposition dans d’autres modalités sensorielles, etc.

Nous plaidons également pour que la formation initiale et continue des professionnels soit soutenue dans les matières intégrant, d’une part le handicap et, d’autre part l’accessibilité universelle de manière à la favoriser dans ses différents champs.

La scolarité

L’accompagnement scolaire permet aux jeunes déficients visuels d’être scolarisés dans les écoles ordinaires grâce à l’aide d’un accompagnateur. Les jeunes utilisent un matériel adapté et des transcriptions réalisées par les associations.

En quoi consiste le travail de l’accompagnateur : Il est présent au côté du jeune pour l’aider dans les matières les plus difficiles au niveau visuel (mathématiques, géographie…). Il accompagne l’élève en classe où lors de séances à domicile, plusieurs dizaines d’heures par mois. L’accompagnateur est aussi un soutien moral important dans les difficultés que rencontrent l’enfant et sa famille. Il est présent à chaque étape de la scolarité de l’enfant et travaille en étroite collaboration avec les enseignants sur le terrain. Il est le relai entre l’école, les parents et le jeune et fait également le lien avec le centre de transcription chargé de transcrire et adapter les cours.

Chaque année, de nombreux élèves terminent le cycle de l’enseignement secondaire et obtiennent leur diplôme. Si cela parait naturel, pour certains, comme les jeunes déficients visuels, ce moment marque l’aboutissement d’un projet marqué par de nombreuses embûches liées au handicap, ainsi qu’un investissement conséquent en temps et en énergie. L’accompagnement scolaire est très peu subsidié et pour certaines associations pas du tout subsidié.

Les associations assurent ce travail depuis de longues années (plus de 20 ans pour certaines d’entre elles) à la demande des parents qui sont démunis face à la scolarité de leur enfant. Les parents surtout en Wallonie, n’ont pas toujours la possibilité de scolariser leur enfant en enseignement spécialisé étant donné les distances importantes à parcourir. De plus, l’intégration en milieu scolaire ordinaire, s’il est bien accompagné est un véritable moteur pour l’autonomie et l’intégration dans la société.

Chaque année les associations doivent refuser de suivre certains jeunes faute d’encadrement suffisant, les familles se retrouvent donc sans solution. Il est indispensable de trouver une solution pour financer l’inclusion scolaire étant donné que les associations n’arrivent plus à faire face au nombre croissant de demandes.

L’aide aux personnes de plus de 65 ans

Toutes les personnes, indépendamment de leur âge, devraient pouvoir bénéficier des dispositions prévues par les pouvoirs publics.

Ceci ne se traduit malheureusement pas toujours dans la réalité puisque les personnes devenues handicapées après 65 ans ne bénéficient pas de toutes les aides régionales favorisant leur autonomie. Il en est ainsi des aides individuelles octroyées par les politiques régionales d’aide aux personnes handicapées telles que l’AViQ.

Ainsi, une personne aveugle ou malvoyante qui devient handicapée après 65 ans ne bénéficie d’aucune aide publique pour financer des cours de locomotion, l’achat d’une canne blanche ou encore l’acquisition d’une vidéo-loupe, d’une synthèse vocale ou d’une barrette braille.

Ces aides individuelles permettent pourtant à la personne handicapée âgée une meilleure qualité de vie et peuvent ainsi postposer voire écarter l’entrée en MR, MRS ou autres structures d’accueil collectif. Cette qualité de vie obtenue au domicile de la personne se double d’une économie financière importante pour la société.

Cette discrimination est contraire aux fondements de la Convention des Nations-Unies (notamment les articles 19 et 26) qui a pour objet de promouvoir, protéger et assurer la  jouissance des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour les personnes handicapées.

Cette situation discriminatoire exige une solution rapide d’autant plus que les aides individuelles constituent pour les personnes handicapées âgées un tremplin pour leur maintien à domicile. Ce problème est de plus en plus préoccupant dans la mesure où le nombre de personnes âgées (65 ans et plus) est en augmentation constante.

Ce questionnement tombe à point nommé puisqu’il s’inscrit dans la dynamique du transfert de compétences afférent à la 6ème réforme de l’État. Plus spécifiquement, les aides à la mobilité qui dépendaient de l’INAMI font partie du paquet institutionnel de cette 6ème réforme et une décision devra être prise sur la gestion de cette nouvelle compétence.

Il en va de la responsabilité du gouvernement wallon de voter au plus vite un budget permettant de répondre à ces besoins.

La surdicécité

Une personne est atteinte de surdicécité si elle présente un déficit à la fois visuel et auditif. Ces deux déficits sensoriels la mettent dans une situation qui n’est ni celle d’une personne uniquement malvoyante, ni celle d’une personne uniquement malentendante. La combinaison des deux implique des besoins et des moyens de communication adaptés, variables selon l’âge d’apparition et du degré des déficiences sensoriels.

Ces personnes sont atteintes de Surdicécité, handicap unique, résultat d’une double déficience.

La situation des personnes dites « sourdaveugles » est préoccupante, car méconnue. Au-delà des besoins liés à la déficience visuelle et des besoins liés à la déficience auditive, la surdicécité nécessite une prise en charge globale et multidisciplinaire de la personne.  Nous sommes en présence de deux déficiences qui forment un seul handicap et non la somme de deux handicaps.

La déclaration du Parlement européen sur les droits des personnes sourdaveugles prévoit notamment « le droit de recevoir une assistance particulière dispensée par des personnes possédant des compétences spécialisées ». (Journal officiel de l’union européenne, 1er avril 2014)

En Wallonie, il existe des services pour personnes déficientes visuelles et d’autres pour les personnes déficientes auditives, mais aucun pour les personnes en situations de surdicécité. Rares sont les professionnels qui connaissent la surdicécité, qui ont les moyens de communication (ex: langue des signes tactile, Haptic communication,…) et les outils pour comprendre leurs besoins et y répondre.Par contre, en Flandre, des structures adaptées existent.

Face à ce constat, une plateforme surdicécité s’est constituée d’associations et de professionnels du handicap sensoriel en Belgique Francophone ainsi que de témoins sourdaveugles.

Une enquête soutenue par l’AVIQ a mis en évidence le nombre, les besoins et les manquements spécifiques de ces personnes. Les résultats ont été présentés au Comité de Direction de l’AVIQ en juin 2015.

A ce jour, les personnes sourdaveugles et les professionnels attendent une reconnaissance officielle de la surdicécité comme handicap unique.

Il est maintenant indispensable de trouver les moyens pour:

  • Financer les formations des professionnels aux techniques d’éducation et de rééducation spécifiques et-
  • Permettre l’accès à l’information et à la communication par des interprètes spécialisés.

Conclusion

Bien que les principes pour construire une politique du handicap favorisant l’inclusion des personnes handicapées soient définis depuis de nombreuses années (notamment au travers de la Convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées), force est de constater que ceux-ci ne sont pas encore implémentés, dans les faits.

Nous souhaitons que la politique du handicap se réalise de manière globale et transversale entre tous les niveaux de pouvoir et qu’elle réponde aux nombreuses inquiétudes des professionnels et des personnes directement concernées.

En particulier, nous plaidons pour que l’accès aux services de soutien soit optimisé, que l’actuelle mobilité des citoyens dans le secteur des soins soit maintenue et garantie et qu’une politique budgétaire forte, tenant compte des spécificités et besoins du domaine soit mise en place.

Ainsi, il nous semble indispensable qu’un plan d’accessibilité global soit mis en place et que, parallèlement, la formation initiale et continue des professionnels soit soutenue dans les matières intégrant, d’une part le handicap et, d’autre part l’accessibilité universelle. Dépassant la problématique du handicap et concernant tant l’accès aux biens qu’aux services et aux activités, ces mesures seront de nature à répondre aux besoins spécifiques d’une part importante de la population.

En matière de formation, l’enseignement inclusif constitue un véritable moteur pour l’autonomie et l’intégration dans la société. Nous insistons pour que les financements alloués à ce secteur tiennent compte des réalités de terrain et des besoins des enfants et des jeunes scolarisés. De manière complémentaire, il serait souhaitable que les services accompagnant ces jeunes dans leur scolarité soient subsidiés de manière à pouvoir répondre à tous.

La problématique du handicap se pose de façon tout à fait particulière dans le contexte de l’avancée en âge puisqu’au-delà de 65 ans, les personnes ne bénéficient pas de toutes les aides régionales auxquelles peuvent prétendre les plus jeunes. Dans une société où le nombre de personnes âgées est – et sera – en augmentation constante, il semble inconcevable que l’on ne puisse bénéficier des dispositions prévues par les pouvoirs publics, quel que soit l’âge. Par ailleurs, maintenir la qualité de vie de la personne âgée au domicile représente une économie considérable dans la mesure où l’entrée en maison de repos – ou autre structure – est retardé, voire annulé.

Enfin, nous souhaitons que le gouvernement reconnaisse officiellement la surdicécité comme handicap unique et trouve les moyens pour apporter les services nécessaires aux personnes souffrant de cette double déficience, à l’instar de ce qui se fait déjà en Flandre ou dans d’autres pays.

  • Amis des Aveugles et Malvoyants
  • La Ligue Braille
  • La Lumière
  • Œuvre nationale des Aveugles (O.N.A)

 

Mickaël Coppens – un top chef malvoyant en devenir

Mickaël est malvoyant de naissance. Il a des difficultés à déchiffrer les petits caractères et à distinguer des personnes de loin. Pourtant, il se forme avec passion au dur métier de cuisinier.

Portrait-de-MickaëlQuel est ton parcours scolaire ?

Depuis un an, je suis intégré dans l’enseignement ordinaire professionnel en section hôtellerie. Avant, j’étais élève dans l’enseignement spécialisé mais l’école que je fréquentais ne proposait pas la formation que je souhaitais. Donc, j’ai décidé d’entreprendre ce projet car je crois qu’avec de l’espoir et de la volonté on peut, en tant que déficient visuel, arriver aux mêmes objectifs que les autres.

Pourquoi avoir choisi l’hôtellerie ?

J’ai souhaité m’orienter dans les métiers de l’hôtellerie car j’ai envie de cuisiner de bons produits tout en restant abordable. Montrer aux personnes qui goûteront mes plats qu’il existe des tas d’aliments sains et savoureux bien loin de ce que l’on peut trouver dans les aliments préparés industriellement.

Comment ont réagi tes professeurs ?

A l’école, tout le monde est au courant de ma déficience visuelle. Cela n’empêche que certains profs ont peur et parfois me déconseillent de poursuivre dans cette voie. Heureusement, je peux compter sur le soutien d’autres profs plus compréhensifs et aussi sur l’aide de mes copains. Ils comprennent mes difficultés et m’encouragent.

Utilises-tu des adaptations particulières ?

Pour l’instant non. J’essaye de m’adapter seul sans matériel adapté en créant mes propres méthodes. Même si je connais bien les produits puisque je cuisine depuis que je suis tout petit, je goûte et je touche énormément. Ce sont des sens importants en cuisine parce qu’ils apportent beaucoup d’informations. J’aime créer et inventer, par exemple, des sauces originales.

Quel serait ton rêve ?

Un rêve un peu fou serait de devenir chef gastronomique avec une étoile. Le problème serait de réussir à travailler sous pression. Je pense que je travaillerais plutôt comme chef à domicile. Cela me plairait de pouvoir cuisiner selon les envies des personnes.

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Mickaël est suivi par le centre de transcription adaptée des Amis des Aveugles. Le centre intervient notamment dans les transcriptions de ses cours en grands caractères. Il est également suivi par le service social qui l’accompagne dans ses démarches administratives ou ses demandes d’aide. Les Amis des Aveugles l’encouragent chaleureusement dans la poursuite de ses rêves et projets.

L’adaptation des supports de cours est essentielle pour pouvoir apprendre et être mis dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Cette mission est exercée par les centres de transcription adaptée. Les transcriptions sont réalisées sur support papier ou informatique et nécessitent de nombreuses heures d’un travail minutieux et spécialisé.

Depuis 2015, le décret wallon concernant les aides matérielles prévoit une participation des bénéficiaires dans les coûts de transcription à concurrence de 2 ou 10 % de la facture globale. Afin de soutenir les étudiants dans leurs études, Les Amis des Aveugles ont décidé d’intervenir financièrement dans les cas où ce surcoût serait difficilement soutenable par les familles – ce qui sera déterminé par une analyse de la situation financière familiale par le service social. Nous souhaitons une excellente année scolaire à tous les étudiants.

Des allocations d’enfants en situation de handicap suspendues en raison de retards de reconnaissance

Une dépêche de l’agence Belga nous apprend que des allocations d’enfants en situation de handicap sont suspendues en raison de retards de reconnaissance.  Cette situation touche plusieurs familles ayant fait appel au service social des Amis des Aveugles. L’association espère que la situation se régularisera au plus vite.

Le paiement d’allocations familiales majorées est suspendu en raison de retards de reconnaissance du handicap des enfants dans la région élargie de Mons. Le délai de traitement des dossiers visant à évaluer le handicap et son évolution est actuellement de neuf mois dans la région de Mons, contre 3,3 mois en moyenne pour l’ensemble des dix régions du pays. Ce retard est jugé très préoccupant par la direction générale ‘Personnes handicapées’, a-t-on appris mercredi. Le traitement de certains dossiers dépasse même ce délai de neuf mois. « En raison de ces retards, des familles en attente d’une décision et dont le paiement des allocations est suspendu connaissent des difficultés, même si la décision a un effet rétroactif », reconnaît le directeur général de la DG Personnes handicapées du SPF Sécurité Sociale, André Gubbels. « Un délai de neuf mois est exceptionnel et à ma connaissance jamais connu en dix ans », a-t-il ajouté, qualifiant la situation « d’assez intolérable ». La durée anormale du délai est liée, d’après le SPF Sécurité Sociale, essentiellement à une pénurie de médecins contrôleurs dans la région.

Le traitement des dossiers concernant les adultes handicapés subit également un retard dans la région élargie de Mons mais moins important que celui des enfants. Et, contrairement à celles des enfants, les allocations des adultes continuent à être versées tant qu’une nouvelle décision n’est pas prise, explique le SPF Sécurité Sociale. Le SPF Sécurité Sociale dit ne pas connaître le nombre de cas de suspension de paiement des allocations familiales majorées, précisant que certaines caisses sociales se montrent plus souples que d’autres. Belga

Des questions ? Faites appel à notre service social en cliquant ici

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L’accès des chiens guides aux lieux ouverts au public

De quoi je me mêle ? – Le talk show sur RTL-TVi ce jeudi 17 septembre présentait un reportage sur un chiwawa traité comme un bébé dans un restaurant. Etonnant au vu du nombre de témoignages de personnes déficiences visuelles ou en situation de handicap, accompagnées de leur chien guide ou de leur chien d’assistance, à qui on refuse l’accès d’un resto, d’un hôpital, d’une grande surface, d’une prison… alors que la législation dans les 3 régions du pays consacre le droit d’accessibilité des lieux publics pour tous les chiens d’assistance. Rapportez votre expérience à la fédération belge des chiens d’assistance pour établir des statistiques et objectiver le débat.

http://www.rtl.be/rtltvi/video/549097.aspx

Intervention d’une personne déficiente visuelle et de la porte-parole des Amis des Aveugles vers 11 minutes

Les chiens d’assistance sont formés pour guider les personnes en situation de handicap et les aider à se déplacer avec une autonomie maximale, pour désigner les infrastructures et mobilier urbain intéressants pour le bénéficiaire (passage pour piétons, arrêt de bus, etc.). Ils mémorisent des itinéraires régulièrement empruntés (boulangerie, supermarché, médecin, etc.).

Les chiens d’assistance sont reconnaissables à leur harnais et à leur cape. Ils ont aussi une carte d’identification. Le chien d’assistance est remis gratuitement au bénéficiaire, après une formation ad hoc par un centre accrédité.

L’accessibilité des lieux publics est une compétence régionalisée. Un décret en régions wallonne et flamande et une ordonnance autorisent les chiens d’assistance, en ce compris les chiots en formation, à avoir accès à tous les lieux publics sans restriction (restaurants, bâtiments publics, hôpitaux, transports rémunérés…).

Le centre de formation de chiens guides des Amis des Aveugles est membre de la Belgian Assistance Dog Association (BADF) dont un des objectifs est de favoriser l’accès à tous les lieux publics. Cette fédération — qui rassemble les centres de formation de chiens d’assistance qui répondent aux normes d’accréditation et aux exigences des fédérations internationales pour obtenir la qualité de formation souhaitée – répertorient toutes les expériences malheureuses rencontrées par les bénéficiaires de chien d’assistance, de manière à pouvoir objectiver la problématique et inciter les pouvoirs publics à prendre les mesures ad hoc.

Les fédérations européennes des chiens d’assistance et des chiens guides lanceront très prochainement une pétition en ligne pour que des normes européennes soient prises.

Quand on leur parle d’accessibilité aux lieux publics, beaucoup de bénéficiaires de chien d’assistance répondent : « Pas évident ! C’est agaçant de devoir batailler au quotidien pour faire valoir un droit reconnu par la loi ». Et de constater qu’édicter des normes ne suffit malheureusement pas. Encore faut-il les faire connaître et les faire appliquer. Un de nos bénéficiaires rapporte qu’un jour, le gérant d’une grande surface lui refusait l’accès à son magasin. Présent à ce moment sur les lieux, un inspecteur de l’agence pour la sécurité alimentaire (AFSCA) se rangeait au point de vue du gérant, faute de connaître cette législation. Après discussion et présentation de la carte d’identification du chien guide, tout est rentré dans l’ordre.

Certains restaurateurs refusent parfois l’accès des personnes accompagnées d’un chien d’assistance, invoquant l’hygiène ou la crainte de la réaction des clients présents. Contre toute attente, c’est souvent dans les friteries que les refus sont les plus nombreux ! S’il est vrai que les chiens d’assistance sont interdits dans les cuisines, le fritkot est un lieu public comme un autre et donc accessible. N’oublions pas non plus que la personne en situation de handicap est un client comme un autre.

Que faire ? Au niveau régional, des campagnes de sensibilisation sont importantes pour faire connaître la législation en la matière. Les associations professionnelles et les centres de formation de chiens d’assistance ont aussi un rôle à jouer dans l’information sur et la sensibilisation aux différentes situations de handicap. Les bénéficiaires ont eux aussi un maillon fondamental dans la chaîne d’information : la plupart d’entre eux rapporte que grâce à un dialogue constructif, la situation s’améliore progressivement.

Lien vers l’article : Chien guide – un métier pas un autre

Revalorisation des allocations de remplacement de revenus

Après plus d’un an de stagnation, le montant de l’allocation de remplacement de revenus pour personnes handicapées sera augmenté de 2% à partir du 1er septembre 2015. En effet, le Gouvernement fédéral a débloqué une enveloppe budgétaire « bien-être » afin de majorer les pensions et les allocations les plus basses.

A partir du 1er septembre, les nouveaux montants annuels maximums seront les suivants

  • Catégorie A (cohabitant et membres de sa famille aux premier, deuxième ou troisième degrés) : 6.673,04 euros
  • Catégorie B (isolé ou résidant ou domicilié dans une institution): 10.009,56 euros
  • Catégorie C (cohabitant avec partenaire ou enfant à charge): 13.346,08 euros

Vous pouvez également réaliser une simulation de votre allocation mensuelle (allocation de remplacement de revenus + allocation d’insertion) en complétant le formulaire excel suivant : http://5030.fedimbo.belgium.be/sites/5030.fedimbo.belgium.be/files/explorer/fr/simulateur-montants-arrai.xls

https://i1.wp.com/www.amisdesaveugles.be/fr/images/sitefr/edit/services/service_social1.jpg

Si vous avez des questions sur les différentes allocations et les conditions à remplir pour en bénéficier, vous pouvez contacter le service social des Amis des Aveugles. Voici les coordonnées et les permanences de nos assistants sociaux : http://www.amisdesaveugles.be/fr/coordonnees-as.html