Exposition adaptée au Musée Ianchelevici de La Louvière (MiLL) : « Baudouin Oosterlynck – Collecteur / Collectionneur »

Ne manquez pas la nouvelle expo accessible au public déficient visuel, « Baudouin Oosterlynck – Collecteur / Collectionneur », proposée par le Musée Ianchelevici de La Louvière (MiLL). Des visites sont organisées le 03 et le 05 septembre. L’exposition a été adaptée avec le concours de l’Œuvre fédérale Les Amis des Aveugles et Malvoyants.

Exposition « Baudouin Oosterlynck – Collecteur / Collectionneur »

Cet artiste du son imagine une série d’incroyables prothèses jouant avec le son et présente également une collection de paires de lunettes allant des binocles du XVIIe siècle aux lunettes contemporaines les plus inusitées comme celles du soudeur. Baudouin Oosterlynck a également choisi des œuvres issues de sa collection personnelle en privilégiant les créations traitant des questions d’optique et d’acoustique.

Durant le parcours guidé adapté, les visiteurs peuvent manipuler certaines prothèses acoustiques sortis des vitrines pour jouer et expérimenter le son. Ensuite, deux répliques de sculptures contemporaines sont proposées pour une découverte tactile. Enfin, un tableau est présenté selon la méthode de l’audiodescription. Le peintre revisite un chef-d’œuvres du XVe siècle selon la vision périphérique afin de pousser le spectateur à regarder autrement ; ce sera l’occasion d’en savoir plus sur une démarche plutôt originale dans laquelle beaucoup de malvoyants reconnaitrons leur propre mode de vision.

Infos pratiques :

Les Amis des Aveugles organisent une visite le mardi 5 septembre : pour plus d’infos sur cette activité, contactez le service loisirs  : s.sports-loisirs@amisdesaveugles.org – au 065 40 31 00 ou 0471 02 87 80.

Le Musée Ianchelevici de La Louvière (MiLL) propose une visite regroupant des individuels le dimanche 3 septembre à 15H SUR RESERVATION : chaque visiteur déficient visuel doit être  accompagné d’une personne voyante.

Si plusieurs personnes souhaitent se réunir pour former leur petit groupe, n’hésitez pas à contacter le musée pour convenir d’une visite en semaine ou le week-end.

Infos et réservations : kimberley.paree@ianchelevici.be

Avertissement : L’exposition se tient au premier étage (sans ascenseur). La visite est très axée sur le son (cela peut être plus difficile en cas de problème important d’audition). Certaines pièces assez lumineuses (selon l’heure du jour et l’ensoleillement), il est conseillé de se munir de lunettes filtrantes pour les personnes souffrant d’hypersensibilité à la lumière.

Nouveau tarif préférentiel : 5 € par visiteur déficient visuel / gratuit pour un accompagnant par personne

Sommet mondial « Destination pour tous 2018 » – Recherche de personnes à besoins spécifiques pour une campagne promotionnelle

Les organisations Kéroul, du Québec, Access-i et le Collectif Accessibilité Wallonie-Bruxelles (CAWaB) de Belgique, organiseront la deuxième édition du Sommet mondial Destinations pour tous à Bruxelles à l’automne 2018. Cet événement a pour but de mettre en œuvre de façon concrète les recommandations de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) en matière de tourisme accessible à tous.A cette occasion, deux partenaires institutionnels du tourisme se mobilisent et préparent différents outils de promotion touristique. Ils sont à la recherche de personnes / familles (avec ou sans enfants) / groupes d’amis pour participer à un shooting photos :

  • personnes en fauteuil roulant,
  • personnes marchant difficilement,
  • personnes aveugles,
  • personnes malvoyantes,
  • personnes sourdes,
  • personnes malentendantes,
  • personnes avec difficulté de compréhension.

Les photos seraient prises tant à l’extérieur qu’à l’intérieur (musées, attractions, lieux touristiques, etc.). Les lieux sont en cours de sélection et seront proposés aux participants avant de confirmer leur participation. Les frais de repas (éventuels) et de transport seront pris en charge.

Bruxelles :

La période retenue est celle de fin septembre.

Si vous êtes intéressés, envoyer un email et une photo récente à info@cawab.be au plus tard le 5 septembre

Wallonie :

La période retenue est celle de fin août / début septembre.

Si vous êtes intéressés, envoyez un email et une photo récente à info@access-i.be au plus tard le 21 août

Pour toute demande de renseignement, votre personne de contact est Emilie GOFFIN : info@access-i.be ou 0473/ 76 64 28.

Portes ouvertes du centre de formation de chiens guides ce 9 septembre 2017

Portes ouvertes du centre de formation de chiens guides

Rencontrez nos super-héros chiens guides !

Notre centre de formation de chiens guides ouvrira ses portes ce samedi 9 septembre 2017 de 13h30 à 18h au 37, rue de la Barrière à 7011 Mons.

Au programme :

  • Démonstration du travail de chiens guides avec mises en situation
  • Présentation de l’école des chiots
  • Parcours d’agility
  • Initiation aux méthodes d’éducation positive
  • Nombreuses animations ludiques pour petits et grands
  • Découverte du centre de transcription adaptée

Venez nombreux découvrir notre super-équipe de formation, nos super-héros à 4 pattes et leurs super-maîtres.

Le saviez-vous ?

La formation d’un chien guide coûte environ 25.000 €.
En récoltant vos bouchons en plastique, vous nous aidez à financer cette formation.
Le 9 septembre, des points de collecte seront à votre disposition, n’hésitez donc pas à nous déposer vos bouchons.

Récolte de bouchons

La formation de chiens guides est un service clé de l’association.

L’ASBL Les Amis des Aveugles et Malvoyants propose une offre intégrée de services et vient en aide aux personnes déficientes visuelles dans tous les aspects et toutes les étapes de la vie. L’association vit principalement de la générosité du public.

Chien d'aveugle en formationPour soutenir son action :

  • devenez famille d’accueil pour un futur chien guide ;
  • parrainez un chien guide en écolage ;
  • faites un don sur le compte de l’association BE 49 0017 0000 0071 (attestation fiscale remise dès 40 €) ;
  • faites un legs ou un legs en duo.

Le livre Binettes Bizarres pour les enfants aveugles et malvoyants

L’ASBL Les Amis des Aveugles et Malvoyants est partenaire officiel du projet « Binettes Bizarres », un livre qui s’adresse aux enfants aveugles ou malvoyants. Cet ouvrage est dit « inclusif » car il est accessible à toute personne en ce y compris les enfants non et malvoyants ou encore dyslexiques. Ce livre de poèmes en images met en scène des animaux originaux.

 

Un livre accessible aux enfants déficients visuels

Publié par l’ASBL Bindenzorg Licht en Liefde, ce livre résulte de la collaboration entre l’auteur Jan DEWITTE et l’illustratrice Freya VLERICK. Grâce aux grandes images, aux couleurs contrastées, aux caractères nets et son contenu entièrement gaufré, l’ouvrage est accessible aux enfants atteints d’une déficience visuelle. « Binettes Bizarres » est à lire en tendant l’oreille, à toucher des yeux et à regarder du doigt.

Expérience multi-sensorielle

« Binettes Bizarres » est une véritable expérience multi-sensorielle pour les enfants atteints de cécité, de malvoyance ou encore de dyslexie: il fait appel aussi bien aux sens de l’ouïe, du toucher ou de la vue. Cet ouvrage contribue à l’accroissement des compétences cognitives, linguistiques et sociales de l’enfant.

Audiodescription

Au travers d’un CD-Rom qui accompagne le livre, le lecteur peut avoir accès à l’audiodescription des illustrations et des informations concernant les personnages. Le cri des animaux représentés dans le livre est également audible sur le CD-Rom.

Informations complémentaires

Pour le commander ou en savoir plus, contactez docu@lichtenliefde.be ; dewitte.jan@lichtenliefde.be ou rendez-vous sur le site internet de Blindenzorg Licht en Liefde.

Recherche de figurants aveugles ou malvoyants pour le tournage d’un film

Dans le cadre du prochain tournage du long-métrage « Plein la vue » réalisé par Philippe Lyon et coproduit  par Tarantula, l’équipe du casting est à la recherche d’une quarantaine de personnes non/malvoyantes âgées entre 18 et 35 ans pour faire de la figuration. Le tournage aura lieu entre le 14 août et le 23 septembre 2017 dans les environs de Liège et Verviers.

https://i0.wp.com/www.mariage.fr/shop/images/marque-place-clap-cinema-1a.jpgLe bref résumé du résumé du film : deux amis sont envoyés dans un centre pour non/malvoyants afin d’y purger une peine de travaux d’intérêt général. Rapidement le centre perd son plus gros « sponsor » et risque la faillite. Les deux jeunes tentent de sauver le centre en créant une équipe et en organisant un tournois de cécifoot.

Bien évidemment le thème de la « non/malvoyance » y est traité avec respect 🙂

Les personnes intéressées peuvent envoyer un mail à pleinlavuefigu@gmail.com (une photo + coordonnées … sans oublier le numéro de téléphone. Les contraintes pratiques seront gérées au cas par cas (trajets, prise en charge sur le plateau…)

L’équipe indique que le « défraiement » est de 40 euros / jour, mais c’est surtout  pour l’expérience et l’ambiance du tournage que cela vaut le coup. Être non oumalvoyant n’est pas une obligation, l’équipe recherche aussi des personnes pour jouer le rôle de spectateur ect…. mais c’est les réseaux englobant les personnes non/malvoyantes qui sont les plus durs à « investir ».

 

Lucy Kloeck – la musique comme métier

Lucy est une jeune maman, très malvoyante, atteinte d’une  amaurose congénitale de Leber (dégénérescence de la rétine). Passionnée par la musique, elle a décidé à l’âge de 18 ans d’en faire son métier.

Quel a été votre parcours ?

La maladie de Leber est une maladie qui cause une perte de vision progressive. Par exemple, à l’école primaire, j’utilisais des agrandis en format A3 et puis ensuite en secondaire, je suis passée à l’écriture braille. En primaire, j’ai suivi l’enseignement ordinaire dans l’école de mon village avec l’aide d’accompagnateurs à raison d’une fois par semaine. Pour parfaire ma connaissance du braille et aussi développer l’utilisation de la canne blanche, j’ai suivi les quatre premières années du secondaire en internat dans l’enseignement spécialisé. Le rythme était plus lent et un peu plus détendu. Je suis retournée dans l’enseignement ordinaire en 5e et 6e secondaire mais comme nous avions déménagé, je n’ai pas pu revenir dans l’école de mon village. C’était plus compliqué de s’intégrer avec des adolescents qui n’étaient pas sensibilisés à la déficience visuelle et aussi plus compliqué de reprendre un rythme plus soutenu.

Depuis quand jouez-vous de la musique et comment avez-vous appris ?

J’ai commencé à apprendre à jouer du violon vers l’âge de 9 ans. Mon professeur a utilisé la méthode Suzuki. Selon cette méthode, on apprend à jouer à l’oreille avant de connaître les règles de solfège. Des chiffres symbolisant les doigts ou les cordes à employer sont placés au dessus des notes des partitions pour dévelop­per la mémorisation. Au fur et à mesure, on enlève les chiffres. J’utilisais pour cela des partitions agrandies. J’ai appris aussi la guitare lorsque j’étais en internat. Une ergothérapeute apportait sa guitare pour nous apprendre, pendant son temps libre, quelques accords basiques d’abord, de plus en plus compliqués ensuite. A l’âge de 18 ans, j’ai eu la sur­prise d’être admise à l’Institut Lemmens de Leuven pour poursuivre des études supérieures dans la mu­sique. J’y ai appris le piano, le chant, la flûte à bec et les percussions. En 3e année, j’ai choisi de me spéciali­ser dans la musicothérapie. Je me passionne aussi pour la musique ancienne, la musique baroque (mais pas les œuvres symphoniques du romantisme tardif) et la musique atonale.

Pourquoi avoir fait de la musique un métier ?

Il faut être honnête, le choix des métiers possibles quand on est déficient visuel, est plus restreint. Bien sûr, j’aurai pu étudier la médecine mais je n’aurais pas su quoi en faire et surtout pas la pratiquer (rires). Et puis, je ne me voyais pas dans un boulot administratif. C’est donc tout naturellement que j’ai choisi la musique et ainsi vivre de ma passion. Mais pas en tant qu’artiste. Je ne peux pas jouer dans un orchestre professionnel car il faut avoir de bons yeux. Pour jouer comme soliste, le niveau est très exigeant. J’ai donc commencé ma carrière en donnant des cours de musique en 1re et 2e secondaire. C’était très chouette mais aussi très lourd de gérer des classes de plus de 20 étudiants. Depuis 10 ans, je travaille à Leuven dans une académie de musique qui propose des cours de solfège et de culture musicale pour des enfants aveugles et malvoyants.

Comment se passent les leçons ?

J’enseigne essentiellement à des enfants déficients visuels mais cela m’arrive de donner cours à des élèves qui ont plus de difficultés à apprendre le solfège. Je travaille soit individuellement avec l’élève, soit en petits groupes. Pour cela, nous utilisons des manuels transcrits en braille ou en grands caractères. Les élèves peuvent aussi apprendre à l’oreille. En règle générale, on travaille un peu moins car on prend plus le temps d’aller en profondeur. J’aide mes élèves à apprendre par cœur. Pour l’apprentissage des rythmes, j’ai développé un système tactile basé sur des briquettes de Lego. Chaque valeur rythmique correspond à une briquette si bien que les élèves peuvent les recomposer facilement en les disposants sur une plaquette de Lego.

Pensez-vous que les déficients visuels ont un sens de l’audition plus développé ?

Non, je ne pense pas. En tant que déficient visuel, nous nous concentrons sans doute plus que les autres mais avoir l’oreille musicale est une toute autre chose. J’ai déjà eu des élèves déficients visuels qui chantaient très faux (rires).

Ne jetez plus vos bouchons plastiques à la poubelle

Saviez-vous que la collecte et le recyclage de bouchons en plastique permet à notre association de contribuer au financement  de l’éducation d’un chien guide ? A l’instar de ce que notre association fait depuis plusieurs années au départ de notre site de Koksijde, le site de Ghlin a récemment décidé de se lancer dans l’expérience de la collecte de bouchons.

Action-bouchons-2017

Collectez vos bouchons pour offrir un chien guide d’aveugle

Pour soutenir la formation d’un chien guide d’aveugle, le principe est simple : collectez un maximum de bouchons en plastique et faites-les nous parvenir. Pour des quantités importantes, nous nous déplaçons et venons les chercher chez vous.

Vous pouvez participer à titre individuel mais vous pouvez aussi mobiliser votre entreprise.

Quels sont les bouchons acceptés et refusés ?

Les bouchons acceptés : les bouchons des bouteilles d’eau, de lait, de jus de fruit, de sodas, bouchons de sport, de choco, de beurre de cacahuètes, de vaporisateurs, d’adoucissants, de lessive liquide, de pâte à tartiner..

Les bouchons refusés : les bouchons-couronnes, les bouchons en Liège, les bouchons contenant du carton, du fer-blanc, du métal, les piles et le papier…

Téléchargez nos flyers en format pdf

Prenez part à notre projet !Vous avez envie de vous investir encore plus concrètement dans le projet ? Devenez l’un de nos volontaires et récoltez des bouchons dans des écoles, des maisons de repos, des clubs de sport…Des questions ? Contactez-nous via l’adresse bouchons@amisdesaveugles.org

Des loisirs adaptés pour jeunes déficients visuels pendant l’été !

Pour la première fois, Les Amis des Aveugles proposeront des activités ludiques pour les jeunes aveugles et malvoyants. Rires, détente, amitié, découvertes et bonne humeur seront au programme de l’été !

Depuis plusieurs années, notre centre de réadaptation organise des stages et des activités thérapeutiques avec le but de développer les sens compensatoires des jeunes déficients visuels afin d’accroitre leur autonomie. Désireuse de répondre aux sollicitations de parents,  l’association propose durant l’été – en plus des activités thérapeutiques – une programmation de loisirs et de divertissements pour les enfants et ados déficients visuels.

Parmi les activités organisées, les jeunes aveugles et malvoyants profiteront d’ateliers musique et de danse, de la visite d’un parc d’attraction, de la pratique du vol en planeur ou encore de visites sensorielles. Ces activités ont l’avantage d’être encadrées par le service loisirs des Amis des Aveugles et d’être GRATUITES. Il y en a pour tous les goûts car elles ont été pensées aussi bien pour les 3 à 5 ans, les 6 à 11 ans et que pour les plus grands de 12 à 18 ans ; avec l’objectif de se divertir.

Pratiquement, ne pas oublier d’emporter les documents attestant le handicap de l’enfant.  Aides optiques, filtres, casquettes et crèmes solaires sont les bienvenus ! Pour les activités se déroulant sur une journée complète, les enfants de 6 à 11 ans doivent apporter leur pique-nique et boissons sauf lorsqu’un lunch est prévu (voir agenda). Le transport est aussi prévu pour certaines activités.

Pour consulter le planning des activités, rendez-vous sur notre agenda ! http://amisdesaveugles.org/agenda.html 

Inscriptions et renseignements auprès du service loisirs par téléphone au 065 40 31 00 ou par mail s.sports-loisirs@amisdesaveugles.org

 

Première sortie de longe-côte adaptée aux aveugles et malvoyants.

En exclusivité le 24 juin, venez vivre un loisir pas comme les autres. Le longe-côte est une randonnée aquatique qui consiste à marcher en mer une fois l’eau à la taille, en groupe, en file indienne. Un bol d’air marin qui vous fera du bien ! 

Le longe-côte : une randonnée aquatique peu banale

A l’initiative de Grégory Dubois, jeune trentenaire sportif et déficient visuel (retrouvez son portrait en cliquant sur ce lien), l’ASBL Les Amis des Aveugles, est la première association belge à participer le 24 juin à une sortie longe-côte organisée dans le Nord de la France. « Ce sport, à la base pour les voyants, consiste à marcher dans l’eau de mer en combinaison. Ça ne paraît pas physique mais c’est physique. Après tout, il y a la force de l’eau, les vagues, les marrées, le vent et j’en passe ! », nous explique Grégory.

Le jeune homme, montois d’origine, a découvert ce sport, il y a quelques années, un peu par hasard.  » Ma mère avait commencé à faire du longe-côte et je ne l’avais pas prise au sérieux. Tout est parti d’une boutade. Je lui ai lancé un jour : marcher dans l’eau, c’est un sport pour grand-mère ! Elle m’a mis au défi de faire mon baptême. Je me souviens qu’il y avait beaucoup de vagues ce jour-là et quand je suis sorti de l’eau, j’étais épuisé… J’ai dormi tout l’après-midi. Puis, pour des raisons de santé, ma mère a dû arrêter et mon père a voulu tenter un baptême, le 13 juin 2015, à l’occasion des journées de la mer à Bray-Dunes, tout près de Dunkerque. ». (Source :La Province)

Une activité adaptée aux personnes déficientes visuelles

« Étant presque aveugle, au début, je tenais ma mère par les épaules, ce qui était une très mauvaise technique. Je n’étais pas libre, plus lent et toujours avec elle et ce n’était pas une bonne façon de rencontrer les gens. »

Pour pouvoir pratiquer le longe-côte avec son fils, Patrick Dubois, va alors avoir une idée révolutionnaire : il va développer une première barre guide afin de pouvoir l’orienter dans l’eau, sans devoir le tenir par la main ou par les épaules Jusqu’en avril 2016, Grégory et son père vont ainsi pratiquer ce sport comme un simple loisir, tout en cherchant à améliorer leurs performances dans l’eau. « Au départ, j’ai inventé cette barre guide pour des raisons de sécurité. L’avantage, c’est que la personne non-voyante ne se tient pas sur les épaules de la personne valide. Ainsi, s’il y a une vague, elle n’aura pas le réflexe de la pousser dans l’eau. Beaucoup de gens ont également une répulsion à tenir, par exemple, un aveugle par la main pour le guider. Et de cette façon, la personne non-voyante est passive. »

Plusieurs autres barres guide ont été développées, dont un modèle de compétition et une autre permettant de guider trois personnes non valides ou affaiblies par une maladie grave. Mais l’intérêt pour cette barre dépasse le monde restreint du longe-côte. Des clubs de marche en montagne se sont aussi manifestés afin d’acquérir un exemplaire.  »  On ne s’y attendait pas du tout ! Notre souhait à présent est que cette invention soit protégée et que mon père soit reconnu comme étant l’inventeur. On espère qu’elle se développera à grande échelle. Notre but n’est pas de gagner de l’argent mais avant tout d’aider les gens « , conclut Grégory. (Source La Province)

Infos pratiques

Sortie prévue le samedi 24 juin – GRATUIT (14h30 – Salle Dubois, rue Jean Baptiste Charcot – 59495 Leffrinckoucke). Les combinaisons vous seront fournies mais pensez au nécessaire de douche !

Inscriptions et renseignements sur les possibilités de prises en charge au 065 40 31 00 ou s.sports-loisirs@amisdesaveugles.org

Exposition des œuvres de Mireille Thys, déficiente visuelle, du 27 mai au 02 juillet à Vaucelles (Namur)

Mireille Thys, artiste-peintre déficiente visuelle, expose ses œuvres dans le cadre de l’exposition « Couleurs – Matière » du 27 mai au 02 juillet 2017 à la Galerie des Collines à Vaucelles (Namur). www.galeriedescollineshubert.com.

« Couleurs – Matière»

Mily Delstanche, Mireille Thys

 Vernissage – cocktail

le samedi 27 mai 2017 de 17 à 20 heures, présentation à 18 h.

Une visite au château de Hierges est programmée à 15 h sur réservation (15 personnes)

27/05/2017 – 02/07/2017

Ouvert les samedis et dimanches de 14 h. à 17 h.,

ainsi que sur rendez-vous.

Avant le vernissage du 27 mai à la Galerie des Collines de Vaucelles et la  présentation des artistes à 18h00, une visite au château de Hierges et de sa nouvelle galerie d’art est programmée à 15h00 sur réservation 00 32 496 952 413 (15 personnes).

Au programme : entrée par le parking privé, découverte de la basse-cour et de la haute cour, puis des jardins ; ouverture des trois niveaux de la tour : la salle d’armes, les deux salles d’exposition avec présentation des œuvres de Gustave Marchoul, Mily Delstanche, Mireille Thys et pour terminer la vue impressionnante sur la région depuis le dernier étage, avant de rejoindre la galerie des collines pour le vernissage – cocktail de l’exposition :

« Couleurs – Matière »

Mily Delstanche, Mireille Thys

Galerie des Collines Rue du Moulin, 79 5680 Vaucelles – Namur – Belgique. 0496 952 413. http://www.galeriedescollineshubert.com

Mily DELSTANCHE 1914 – 2008

Déjà en 1954, on sentait d’où venait le vent avec cette féministe des premières heures pour provoquer certains remous. Elle enseignait la philosophie et la religion aves une grande ouverture d’esprit et publia : La femme dans la société contemporaine (éd. UDOC).

Après le décès de son mari, architecte, Mily Delstanche se découvre une nouvelle passion : la peinture. A l’époque on a dit d’elle : « Le moteur de la jeune passionnée… » de plus de quatre-vingts ans « l’enthousiasme, l’enthousiasme, et encore l’enthousiasme ». Elle commence alors à laisser courir son imagination sans complexe. Elle passe du figuratif à l’abstrait au gré de sa créativité. Ses sujets sont variés, ses couleurs riches, ses compositions particulièrement chaleureuses. Sa production est considérable : plus de 700 oeuvres, toutes répertoriées avec minutie.  Quelques expositions lui ont été consacrées à Bruxelles et en province.(http://galeriemily.skynetblogs.be/).

Mireille THYS

Depuis plus de 15 ans, la vision de Mireille Thys se dégrade, la conduisant vers la cécité. Elle a quitté l’agence bancaire qu’elle dirigeait et s’est consacrée au dessin et à la peinture en suivant les cours de l’Académie des Beaux-Arts de Charleroi. Derrière la représentation visible que le spectateur a parfois envie de toucher, qu’y a-t-il de singulier ou d’universel ? Et si l’œuvre de cette artiste nous offrait une voie –  parmi d’autres sans doute –  pour accéder à l’invisible.

Ses compositions   –  technique mixte – laissent apparaître des formes, de la couleur, de la matière. « J’ai beaucoup tra­vailler sur l’arbre naturel mais aussi l’arbre symbolique, l’arbre gé­néalogique, l’arbre comme être vivant. Je veux passer soit dans l’arbre, soit au-delà de l’arbre, peut-être dans un autre monde. J’ai travaillé les racines, les troncs, les nœuds. ». L’artiste travaille à plat sur une table : « Je tourne autour si bien que je ne sais parfois pas quel sens donner au tableau. Cela me permet aussi d’utiliser l’énergie et les mouvements circulaires. Je dessine avec des mé­langes de colle pour créer des repères, je laisse sécher et après vient la couleur. D’autres matières s’y intègrent : du bois, de la corde, des écorces formant des reliefs complètement fondus dans le tableau ».