Le livre Binettes Bizarres pour les enfants aveugles et malvoyants

L’ASBL Les Amis des Aveugles et Malvoyants est partenaire officiel du projet « Binettes Bizarres », un livre qui s’adresse aux enfants aveugles ou malvoyants. Cet ouvrage est dit « inclusif » car il est accessible à toute personne en ce y compris les enfants non et malvoyants ou encore dyslexiques. Ce livre de poèmes en images met en scène des animaux originaux.

 

Un livre accessible aux enfants déficients visuels

Publié par l’ASBL Bindenzorg Licht en Liefde, ce livre résulte de la collaboration entre l’auteur Jan DEWITTE et l’illustratrice Freya VLERICK. Grâce aux grandes images, aux couleurs contrastées, aux caractères nets et son contenu entièrement gaufré, l’ouvrage est accessible aux enfants atteints d’une déficience visuelle. « Binettes Bizarres » est à lire en tendant l’oreille, à toucher des yeux et à regarder du doigt.

Expérience multi-sensorielle

« Binettes Bizarres » est une véritable expérience multi-sensorielle pour les enfants atteints de cécité, de malvoyance ou encore de dyslexie: il fait appel aussi bien aux sens de l’ouïe, du toucher ou de la vue. Cet ouvrage contribue à l’accroissement des compétences cognitives, linguistiques et sociales de l’enfant.

Audiodescription

Au travers d’un CD-Rom qui accompagne le livre, le lecteur peut avoir accès à l’audiodescription des illustrations et des informations concernant les personnages. Le cri des animaux représentés dans le livre est également audible sur le CD-Rom.

Informations complémentaires

Pour le commander ou en savoir plus, contactez docu@lichtenliefde.be ; dewitte.jan@lichtenliefde.be ou rendez-vous sur le site internet de Blindenzorg Licht en Liefde.

Recherche de figurants aveugles ou malvoyants pour le tournage d’un film

Dans le cadre du prochain tournage du long-métrage « Plein la vue » réalisé par Philippe Lyon et coproduit  par Tarantula, l’équipe du casting est à la recherche d’une quarantaine de personnes non/malvoyantes âgées entre 18 et 35 ans pour faire de la figuration. Le tournage aura lieu entre le 14 août et le 23 septembre 2017 dans les environs de Liège et Verviers.

https://i0.wp.com/www.mariage.fr/shop/images/marque-place-clap-cinema-1a.jpgLe bref résumé du résumé du film : deux amis sont envoyés dans un centre pour non/malvoyants afin d’y purger une peine de travaux d’intérêt général. Rapidement le centre perd son plus gros « sponsor » et risque la faillite. Les deux jeunes tentent de sauver le centre en créant une équipe et en organisant un tournois de cécifoot.

Bien évidemment le thème de la « non/malvoyance » y est traité avec respect 🙂

Les personnes intéressées peuvent envoyer un mail à pleinlavuefigu@gmail.com (une photo + coordonnées … sans oublier le numéro de téléphone. Les contraintes pratiques seront gérées au cas par cas (trajets, prise en charge sur le plateau…)

L’équipe indique que le « défraiement » est de 40 euros / jour, mais c’est surtout  pour l’expérience et l’ambiance du tournage que cela vaut le coup. Être non oumalvoyant n’est pas une obligation, l’équipe recherche aussi des personnes pour jouer le rôle de spectateur ect…. mais c’est les réseaux englobant les personnes non/malvoyantes qui sont les plus durs à « investir ».

 

Lucy Kloeck – la musique comme métier

Lucy est une jeune maman, très malvoyante, atteinte d’une  amaurose congénitale de Leber (dégénérescence de la rétine). Passionnée par la musique, elle a décidé à l’âge de 18 ans d’en faire son métier.

Quel a été votre parcours ?

La maladie de Leber est une maladie qui cause une perte de vision progressive. Par exemple, à l’école primaire, j’utilisais des agrandis en format A3 et puis ensuite en secondaire, je suis passée à l’écriture braille. En primaire, j’ai suivi l’enseignement ordinaire dans l’école de mon village avec l’aide d’accompagnateurs à raison d’une fois par semaine. Pour parfaire ma connaissance du braille et aussi développer l’utilisation de la canne blanche, j’ai suivi les quatre premières années du secondaire en internat dans l’enseignement spécialisé. Le rythme était plus lent et un peu plus détendu. Je suis retournée dans l’enseignement ordinaire en 5e et 6e secondaire mais comme nous avions déménagé, je n’ai pas pu revenir dans l’école de mon village. C’était plus compliqué de s’intégrer avec des adolescents qui n’étaient pas sensibilisés à la déficience visuelle et aussi plus compliqué de reprendre un rythme plus soutenu.

Depuis quand jouez-vous de la musique et comment avez-vous appris ?

J’ai commencé à apprendre à jouer du violon vers l’âge de 9 ans. Mon professeur a utilisé la méthode Suzuki. Selon cette méthode, on apprend à jouer à l’oreille avant de connaître les règles de solfège. Des chiffres symbolisant les doigts ou les cordes à employer sont placés au dessus des notes des partitions pour dévelop­per la mémorisation. Au fur et à mesure, on enlève les chiffres. J’utilisais pour cela des partitions agrandies. J’ai appris aussi la guitare lorsque j’étais en internat. Une ergothérapeute apportait sa guitare pour nous apprendre, pendant son temps libre, quelques accords basiques d’abord, de plus en plus compliqués ensuite. A l’âge de 18 ans, j’ai eu la sur­prise d’être admise à l’Institut Lemmens de Leuven pour poursuivre des études supérieures dans la mu­sique. J’y ai appris le piano, le chant, la flûte à bec et les percussions. En 3e année, j’ai choisi de me spéciali­ser dans la musicothérapie. Je me passionne aussi pour la musique ancienne, la musique baroque (mais pas les œuvres symphoniques du romantisme tardif) et la musique atonale.

Pourquoi avoir fait de la musique un métier ?

Il faut être honnête, le choix des métiers possibles quand on est déficient visuel, est plus restreint. Bien sûr, j’aurai pu étudier la médecine mais je n’aurais pas su quoi en faire et surtout pas la pratiquer (rires). Et puis, je ne me voyais pas dans un boulot administratif. C’est donc tout naturellement que j’ai choisi la musique et ainsi vivre de ma passion. Mais pas en tant qu’artiste. Je ne peux pas jouer dans un orchestre professionnel car il faut avoir de bons yeux. Pour jouer comme soliste, le niveau est très exigeant. J’ai donc commencé ma carrière en donnant des cours de musique en 1re et 2e secondaire. C’était très chouette mais aussi très lourd de gérer des classes de plus de 20 étudiants. Depuis 10 ans, je travaille à Leuven dans une académie de musique qui propose des cours de solfège et de culture musicale pour des enfants aveugles et malvoyants.

Comment se passent les leçons ?

J’enseigne essentiellement à des enfants déficients visuels mais cela m’arrive de donner cours à des élèves qui ont plus de difficultés à apprendre le solfège. Je travaille soit individuellement avec l’élève, soit en petits groupes. Pour cela, nous utilisons des manuels transcrits en braille ou en grands caractères. Les élèves peuvent aussi apprendre à l’oreille. En règle générale, on travaille un peu moins car on prend plus le temps d’aller en profondeur. J’aide mes élèves à apprendre par cœur. Pour l’apprentissage des rythmes, j’ai développé un système tactile basé sur des briquettes de Lego. Chaque valeur rythmique correspond à une briquette si bien que les élèves peuvent les recomposer facilement en les disposants sur une plaquette de Lego.

Pensez-vous que les déficients visuels ont un sens de l’audition plus développé ?

Non, je ne pense pas. En tant que déficient visuel, nous nous concentrons sans doute plus que les autres mais avoir l’oreille musicale est une toute autre chose. J’ai déjà eu des élèves déficients visuels qui chantaient très faux (rires).

Ne jetez plus vos bouchons plastiques à la poubelle

Saviez-vous que la collecte et le recyclage de bouchons en plastique permet à notre association de contribuer au financement  de l’éducation d’un chien guide ? A l’instar de ce que notre association fait depuis plusieurs années au départ de notre site de Koksijde, le site de Ghlin a récemment décidé de se lancer dans l’expérience de la collecte de bouchons.

Action-bouchons-2017

Collectez vos bouchons pour offrir un chien guide d’aveugle

Pour soutenir la formation d’un chien guide d’aveugle, le principe est simple : collectez un maximum de bouchons en plastique et faites-les nous parvenir. Pour des quantités importantes, nous nous déplaçons et venons les chercher chez vous.

Vous pouvez participer à titre individuel mais vous pouvez aussi mobiliser votre entreprise.

Quels sont les bouchons acceptés et refusés ?

Les bouchons acceptés : les bouchons des bouteilles d’eau, de lait, de jus de fruit, de sodas, bouchons de sport, de choco, de beurre de cacahuètes, de vaporisateurs, d’adoucissants, de lessive liquide, de pâte à tartiner..

Les bouchons refusés : les bouchons-couronnes, les bouchons en Liège, les bouchons contenant du carton, du fer-blanc, du métal, les piles et le papier…

Téléchargez nos flyers en format pdf

Prenez part à notre projet !Vous avez envie de vous investir encore plus concrètement dans le projet ? Devenez l’un de nos volontaires et récoltez des bouchons dans des écoles, des maisons de repos, des clubs de sport…Des questions ? Contactez-nous via l’adresse bouchons@amisdesaveugles.org