Transports en commun – Les Amis des Aveugles sensibilisent la ministre Jacqueline Galant et la secrétaire d’Etat Elke Sleurs

Ce mardi matin, deux personnes déficientes visuelles et une instructrice en orientation mobilité des Amis des Aveugles ont participé à une sensibilisation de la ministre fédérale de la mobilité Jacqueline Galant et de la secrétaire d’Etat aux personnes handicapées Elke Sleurs. Les deux femmes politiques ont accepté, le temps d’un voyage en train, de se mettre dans la peau d’une personne déficiente visuelle.

Jacqueline GalantLes yeux bandés, la ministre fédérale de la mobilité Jacqueline Galant s’est rendue à la Gare de Mons et a demandé de l’aide au point d’assistance. L’occasion d’annoncer une réduction du temps de réservation d’une assistance à 3 heures au lieu de 24 heures au départ de 18 grandes gares (dont la gare de Mons). (Voir le communique de presse du 3 septembre 2015)

http://www.rtl.be/videos/page/rtl-video-en-embed/640.aspx?VideoID=550579

Suivant les conseils avisés de Caroline Rogier, instructrice en orientation mobilité du centre de réadaptation des Amis des Aveugles, la ministre a utilisé une canne blanche et a été conduite non sans mal jusqu’à son train.

« C’est impressionnant ! » a confié Jacqueline Galant au sortir de cette expérience. « On n’a aucun repère donc il y a cette peur de l’inconnu. On doit s’orienter à l’aide des dispositifs au sol. On s’accroche à l’accompagnateur car on a peur de heurter un obstacle. Je pense d’ailleurs que celui de Mons a un bleu au bras ! Au bout de quelques minutes, on prend véritablement conscience de la nécessité d’uniformiser les gares mais également de toute l’importance du service qui est mis à la disposition des personnes non-voyantes. » La Province

Lors du trajet Mons-Bruxelles, Hannelore et Belinda, personnes déficientes visuelles accompagnées de leurs chiens guides et suivies par notre association, ont pu discuter avec la ministre. Elles lui ont expliqué leur ressenti comme par exemple le manque d’annonce vocale dans les trains.

Selon l’agence Belga, « La ministre a trouvé très intéressant de se retrouver dans les mêmes conditions que des personnes handicapées », a indiqué la porte-parole de Jacqueline Galant. « La mesure d’assouplissement annoncée va dans le sens de la réflexion menée concernant la construction et l’aménagement de gares pour le confort des voyageurs et plus particulièrement des personnes handicapées. »

Arrivée à Bruxelles, Jacqueline Galand a rencontré la secrétaire d’Etat aux personnes handicapées, Elke Sleurs qui a vécu la même expérience coté flamand.

Elke Sleurs a éprouvé des difficultés dès l’embarquement, faute de pouvoir être systématiquement assistée par des bandes de guidage au sol. La secrétaire d’État a, en revanche, pu bénéficier avec succès de l’aide des collaborateurs de la SNCB. Elle a relevé la nécessité d’améliorer l’information apportée aux voyageurs par micro. La voix du préposé aux appels est moins audible que la voix numérisée, a-t-elle constaté à son arrivée à la gare du Midi. Selon elle, des appels supplémentaires devraient être proposés durant le voyage; il n’est pas toujours aisé, lorsque le train s’arrête, de savoir s’il s’agit d’une halte ou de la destination finale. Il n’est pas non plus évident pour les passagers malvoyants de savoir s’ils doivent quitter le train par la porte de gauche ou de droite. «Je ferai des propositions à ma collègue Galant dans les prochains mois. Il lui appartiendra de les mettre en œuvre à la SNCB», a conclu la secrétaire d’État N-VA.  L’avenir.

elke-sleursBien sûr, il reste de nombreux éléments à améliorer dans les transports en commun et notamment à la SNCB. Nous remercions la ministre Jacqueline Galant et la secrétaire d’Etat Elke Sleurs de s’être mises dans la peau de personnes déficientes visuelles le temps d’un instant. La sensibilisation peut parfois ressembler au mythe de Sisyphe mais ce travail d’information et aussi d’éducation est nécessaire pour faire prendre conscience aux décideurs politiques de la réalité du handicap visuel.

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03/10 – La Nuit Blanche de Bruxelles accessible aux déficients visuels !

logo_nuit_blanche_BruxellesManifestation accessible aux personnes à mobilité réduite & déficientes visuelles

13e édition | 3 OCTOBRE 2015

Portée par la Ville de Bruxelles, NUIT BLANCHE propose, chaque premier samedi d’octobre, de mettre en scène des dizaines de lieux de la capitale par le biais de la création artistique contemporaine.

NUIT BLANCHE propose des solutions pour améliorer l’accueil du public à besoins spécifiques, notamment à mobilité réduite et déficient visuel.

Parmi celles-ci, un parcours accompagné et adapté d’une dizaine de projets artistiques est organisé pour les déficients visuels.

Une sélection spécifique qui reprend les lieux et les projets accessibles selon leurs qualités artistiques, en adéquation avec le type de handicap. Ceux-ci sont signalés dans la brochure et sur le terrain grâce à des pictogrammes.

Le site internet dispose du label Any surfer.

De plus, des places de parkings situées à proximité du parcours sont réservées et sur inscription, vous bénéficierez d’un « coupe file ».

Venez donc nous rejoindre le samedi 3 octobre pour découvrir de nouvelles formes artistiques dans des lieux insolites de Bruxelles.

Nos accompagnateurs « Blind date »seront là pour vous faire vivre la NUIT BLANCHE en vous guidant sur le parcours et en décrivant les installations et performances présentées.

Inscription « Blind date » : avant le 1er octobre auprès de Martin Angenot au 02/279.64.05 ou via martin.angenot@brucity.be.

Date: samedi 3 octobre

Lieu : Nuit Blanche Meeting Point – VISMET- 1000 Bruxelles

N’hésitez pas à vous imprégner du programme Nuit Blanche en consultant notre site web: http://nuitblanchebrussels.be/

 

13e Colloque d’automne ARIBa sur la basse vision à Mons – 13 novembre

Le 13 novembre 2015 aura lieu le 13e colloque d’automne de l’ARIBa (Association francophone des professionnels de la Basse Vision) organisé en partenariat avec l’Œuvre fédérale « Les Amis des Aveugles et Malvoyants au MICX (Mons International Congress Xperience) à Mons.

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Les professionnels de la Basse Vision se retrouveront pour échanger autour d’une thématique globale : la personne déficiente visuelle au cœur du trajet de soins. Diverses questions seront explorées : Comment évoluent les contextes de prise en charge ? Au sein de ceux-ci, comment identifie-t-on les besoins et les réponses à apporter? Comment y garantir la cohérence et la qualité de l’articulation entre les professionnels tout en développant les réseaux avec l’entourage ? Qu’en est-il en cas de double atteinte sensorielle ? Dans quelle mesure les différences de culture ont-elles une incidence sur les pathologies et leurs prises en charge ? En quoi la culture au sens large et son accessibilité concernent-elles les professionnels de la Basse Vision ?

Des stands de professionnels et d’associations seront présents durant toute la durée du colloque. En outre, ne manquez pas de vivre une expérience sensorielle et interactive unique à travers la visite de l’exposition « Le Nez de Cyrano », guidée par des personnes non ou malvoyantes. Elle sera accessible, ainsi qu’un parcours chiens guides, pendant la journée.

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Séance en audiodescription – Tous les chats sont gris (FIFF Namur)

Invitation au FIFF de Namur : séance en audiodecription – 5 octobre 2015 à 18h15

Dans le cadre du Festival International du Film Francophone de Namur, Monsieur Maxime Prévot, Ministre wallon de la Santé et de l’Action sociale et Monsieur Joseph Gillain, Président de l’œuvre fédérale Les Amis des Aveugles et Malvoyants ont le plaisir de vous inviter à la projection du film « Tous les chats sont gris », de Savina Dellicour, avec Bouli Lanners et Anne Coesens.

Synopsis

Paul a 46 ans. Il est détective privTous-les-Chats-sont-Gris-2014-Savina-Dellicour-posteré. Dorothy a presque 16 ans. Elle est en pleine crise identitaire. Il vit en marge de la société bien-pensante bruxelloise, elle a grandi en plein dedans. La seule chose qui les lie est le fait que Paul sait qu’il est le père biologique de Dorothy. Récemment de retour au pays, Paul revoit Dorothy. Troublé, il l’observe, sans oser s’approcher. Mais tout bascule le jour où Dorothy vient lui demander de chercher son père biologique…

Film adapté en audiodescription par l’asbl « Les Amis des Aveugles ».

Après une brève introduction, cette projection sera l’occasion pour certains de découvrir ce qu’est le cinéma audiodécrit tandis que d’autres profiteront de ces séances trop rares pour pouvoir apprécier un film.

La projection du film aura lieu le lundi 5 octobre 2015 à 18h15 au cinéma Eldorado, rue de Fer 40 à 5000 Namur (salle 1).

Afin de garantir la meilleure organisation, pourriez-vous confirmer votre présence à cette soirée avant le 30 septembre en contactant Nathalie Philippart, collaboratrice communication au sein de l’asbl « Les Amis des Aveugles et Malvoyants », par mail via n.philippart@amisdesaveugles.org ou par téléphone au 065/40.31.00.

Merci de vous présenter à l’accueil du cinéma avec le carton d’invitation disponible en suivant ce lien : Carton d’invitation

Entrée gratuite.

Au plaisir de vous y rencontrer nombreux !

L’accès des chiens guides aux lieux ouverts au public

De quoi je me mêle ? – Le talk show sur RTL-TVi ce jeudi 17 septembre présentait un reportage sur un chiwawa traité comme un bébé dans un restaurant. Etonnant au vu du nombre de témoignages de personnes déficiences visuelles ou en situation de handicap, accompagnées de leur chien guide ou de leur chien d’assistance, à qui on refuse l’accès d’un resto, d’un hôpital, d’une grande surface, d’une prison… alors que la législation dans les 3 régions du pays consacre le droit d’accessibilité des lieux publics pour tous les chiens d’assistance. Rapportez votre expérience à la fédération belge des chiens d’assistance pour établir des statistiques et objectiver le débat.

http://www.rtl.be/rtltvi/video/549097.aspx

Intervention d’une personne déficiente visuelle et de la porte-parole des Amis des Aveugles vers 11 minutes

Les chiens d’assistance sont formés pour guider les personnes en situation de handicap et les aider à se déplacer avec une autonomie maximale, pour désigner les infrastructures et mobilier urbain intéressants pour le bénéficiaire (passage pour piétons, arrêt de bus, etc.). Ils mémorisent des itinéraires régulièrement empruntés (boulangerie, supermarché, médecin, etc.).

Les chiens d’assistance sont reconnaissables à leur harnais et à leur cape. Ils ont aussi une carte d’identification. Le chien d’assistance est remis gratuitement au bénéficiaire, après une formation ad hoc par un centre accrédité.

L’accessibilité des lieux publics est une compétence régionalisée. Un décret en régions wallonne et flamande et une ordonnance autorisent les chiens d’assistance, en ce compris les chiots en formation, à avoir accès à tous les lieux publics sans restriction (restaurants, bâtiments publics, hôpitaux, transports rémunérés…).

Le centre de formation de chiens guides des Amis des Aveugles est membre de la Belgian Assistance Dog Association (BADF) dont un des objectifs est de favoriser l’accès à tous les lieux publics. Cette fédération — qui rassemble les centres de formation de chiens d’assistance qui répondent aux normes d’accréditation et aux exigences des fédérations internationales pour obtenir la qualité de formation souhaitée – répertorient toutes les expériences malheureuses rencontrées par les bénéficiaires de chien d’assistance, de manière à pouvoir objectiver la problématique et inciter les pouvoirs publics à prendre les mesures ad hoc.

Les fédérations européennes des chiens d’assistance et des chiens guides lanceront très prochainement une pétition en ligne pour que des normes européennes soient prises.

Quand on leur parle d’accessibilité aux lieux publics, beaucoup de bénéficiaires de chien d’assistance répondent : « Pas évident ! C’est agaçant de devoir batailler au quotidien pour faire valoir un droit reconnu par la loi ». Et de constater qu’édicter des normes ne suffit malheureusement pas. Encore faut-il les faire connaître et les faire appliquer. Un de nos bénéficiaires rapporte qu’un jour, le gérant d’une grande surface lui refusait l’accès à son magasin. Présent à ce moment sur les lieux, un inspecteur de l’agence pour la sécurité alimentaire (AFSCA) se rangeait au point de vue du gérant, faute de connaître cette législation. Après discussion et présentation de la carte d’identification du chien guide, tout est rentré dans l’ordre.

Certains restaurateurs refusent parfois l’accès des personnes accompagnées d’un chien d’assistance, invoquant l’hygiène ou la crainte de la réaction des clients présents. Contre toute attente, c’est souvent dans les friteries que les refus sont les plus nombreux ! S’il est vrai que les chiens d’assistance sont interdits dans les cuisines, le fritkot est un lieu public comme un autre et donc accessible. N’oublions pas non plus que la personne en situation de handicap est un client comme un autre.

Que faire ? Au niveau régional, des campagnes de sensibilisation sont importantes pour faire connaître la législation en la matière. Les associations professionnelles et les centres de formation de chiens d’assistance ont aussi un rôle à jouer dans l’information sur et la sensibilisation aux différentes situations de handicap. Les bénéficiaires ont eux aussi un maillon fondamental dans la chaîne d’information : la plupart d’entre eux rapporte que grâce à un dialogue constructif, la situation s’améliore progressivement.

Lien vers l’article : Chien guide – un métier pas un autre

SNCB – délai de réservation réduit pour les PMR

Ces dernières années, la SNCB a amélioré l’accès à ses gares et trains pour les personnes à mobilité réduite. Dans 131 gares, elles peuvent compter sur une assistance personnelle pour monter et descendre du train. Pour ce faire, la SNCB demande de réserver 24 heures à l’avance, mais à partir de 2016, l’opérateur ferroviaire propose de réduire à seulement 3 heures le temps de réservation pour les relations directes entre 18 gares.

Un temps de réservation nettement réduit pour deux tiers des clients concernés

La règlementation européenne a fixé le temps de réservation à 48 heures. Avec 24 heures, la SNCB fait déjà mieux et a besoin de ce temps pour offrir une assistance garantie et complète durant tout le trajet (correspondances et gare finale inclues). La SNCB essaie également de prêter assistance aux voyageurs sans réservation, mais la réservation offre une garantie de service.

La SNCB travaille depuis longtemps sur différentes possibilités pour réduire le temps de réservation sans pour autant nuire à la qualité du service offert.

L’opérateur ferroviaire a identifié 18 plus grandes gares (1) entre lesquelles une assistance endéans une période minimum de 3 heures pourrait être demandée. Il s’agit pour cela uniquement de l’assistance pour des relations directes entre les gares concernées.

Amélioration pour deux tiers de la clientèle concernée

Sur base des interventions effectives d’assistance dans les gares concernées, on peut en déduire que deux tiers de la clientèle qui demandent de l’assistance pourront de cette manière profiter du temps de réservation réduit.

La SNCB va présenter la nouvelle règlementation pour avis au Conseil Supérieur National des Personnes Handicapées. La règlementation est prévue pour début 2016. Via le contact center, 40.699 demandes d’assistance ont été introduites en 2014 pour les personnes à mobilité réduite. C’est une augmentation de 11,6%. Ce nombre passe à 57.524 si on tient compte des demandes sans réservation dans les gares. Un dossier peut comprendre plusieurs interventions dans différentes gares. Ainsi, un navetteur à mobilité réduite qui voyage sans correspondance le matin vers son travail et le soir retourne à son domicile peut compter sur quatre interventions différentes.

(1) Charleroi-Sud, Liège-Guillemins, Mons, Namur, Bruxelles-Central, Bruxelles-Nord, Bruxelles-Midi, Anvers-Central, Bruges, Denderleeuw, Dendermonde, Gand-Saint-Pierre, Hasselt, Courtrai, Louvain, Malines, Ostende, Saint-Nicolas.

CP SNCB – 03/09/2015

On the CAWaB road again …

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En route pour la première réunion  mensuelle du CAWaB dont les Amis des Aveugles font partie.

Qui est le CAWaB ?

Le Collectif Accessibilité Wallonie-Bruxelles – CAWaB – est une association de fait se composant d’ASBL intéressées de près ou de loin par les questions d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.

Son assemblée plénière est constituée de membres effectifs payant une cotisation et bénéficiant du droit de vote et de membres sympathisants, n’ayant pas le droit de vote mais dont l’avis est toujours entendu.

Le Cawab est avant tout un lieu de débat, de réflexions, d’échange d’informations. Il peut prendre l’initiative d’émettre un avis sur les décisions politiques, économiques, sociales ou techniques de toute instance publique ou privée. Il peut aussi être sollicité pour des textes légaux, des normes, des pratiques en faveur de la mobilité et de l’accessibilité des PMR.

Le CAWaB est devenu le garant de la qualité des initiatives ou des actions qui lui sont soumises. Avoir un vote favorable du CAWaB constitue la garantie que l’action menée réunit la majorité des préoccupations du secteur.

Depuis janvier 2014, la présidence du CAWaB est assurée par Vincent Snoeck de Gamah.

Pourquoi l’accessibilité ?

L’accessibilité, notamment architecturale, et la mobilité sont devenus des éléments fondamentaux de tout projet de société. L’âge, le type de handicap ou encore l’environnement sont des facteurs qui interviennent dans la dimension de l’accessibilité. Les compétences et les besoins du secteur sont donc multiples.

Afin de garantir aux décideurs une vision claire sur l’accessibilité et la mobilité, les associations membres du CAWaB réunissent leurs compétences et transmettent un message d’une même voix.

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La rentrée des ministres régionaux en charge de la politique du handicap

Pour Maxime Prévot et Céline Fremault respectivement ministre wallon et ministre bruxelloise en charge de la politique du handicap, cette rentrée s’annonce chargée. Entre mise en œuvre des transferts de compétences de la 6e réforme de l’Etat et développement de plan accessibilité, les défis ne manquent pas. Interview croisée.

Maxime Prévot : Ministre wallon des Travaux publics, de la Santé, de l’Action sociale et du Patrimoine

  • Monsieur le Ministre, le secteur du handicap n’est pas épargné par les transferts de compétences liés à la dernière réforme de l’Etat, pourriez-vous nous expliquer ce qui va changer ?

Dans le cadre du transfert de compétences, l’AWIPH sous sa forme actuelle est amenée à disparaître au 1er janvier 2016, date à laquelle naîtra la nouvelle Agence wallonne de la Santé, de la Protection sociale, du Handicap et des Familles. Cette agence sera gérée de façon paritaire, en s’inspirant notamment du fonctionnement de l’INAMI et plus largement de la sécurité sociale dans notre pays. En effet cette Agence sera chapeautée par un Conseil Général  composé principalement des partenaires sociaux interprofessionnels, du Gouvernement et des organismes assureurs.

Outre les trois branches majeures que sont le bien-être et la santé, le handicap et les politiques familiales qui gèreront chacun leur budget respectif, des synergies seront développées au travers de commissions transversales, (notamment pour ce qui est de l’assurance autonomie). Enfin, un conseil de stratégie et de prospective sera également mis en place avec comme mission principale d’évaluer les politiques et de proposer des recommandations à long terme. Le processus décisionnel est donc fondamentalement modifié puisque les différents acteurs de terrain (en ce compris les associations de personnes handicapées) se trouvent maintenant clairement impliqués dans le processus.

Le premier exemple concret de changement, sera la création de l’assurance autonomie qui doit permettre l’accompagnement de la personne en perte d’autonomie dans de bonne conditions, que cette perte soit causée par un handicap, par l’âge ou par des problèmes de santé. Cette assurance, qui devrait voir le jour au 1er janvier 2017, donnera droit à des services d’aides et de maintien à domicile, des aménagements de l’habitation … Ces prestations viseront à soutenir les personnes en perte d’autonomie, quel que soit leur âge, ainsi que leur entourage.

La Wallonie hérite de l’APA (aides à la personne âgée) octroyée aux personnes de plus de 65 ans. L’AWIPH octroyait pour les personnes de moins de 65 ans le budget d’assistance personnelle destiné à couvrir des services et des aides en fonction de l’état de dépendance de la personne. Le transfert de la compétence de l’APA va permettre d’harmoniser les dispositifs pour ne plus avoir la barrière des 65 ans. La mise en place de cette assurance autonomie permettra un accès clair aux droits pour les personnes, une lisibilité des droits pour les acteurs sociaux ou de soins sur le terrain, et une garantie d’être accompagné tout au long de la vie. Il s’agira aussi de permettre l’aménagement raisonnable de l’habitation afin de permettre aux personnes qui le souhaitent de rester le plus longtemps possible chez elle et ainsi de retarder l’entrée en institution.

  • Quelles sont vos priorités en matière de politique du handicap pour favoriser l’inclusion des personnes déficientes visuelles au sein de la société ?
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Maxime Prévot – Ministre de la santé et de l’action sociale – Gouvernement wallon

La priorité essentielle est d’établir un plan pour l’accessibilité qui soit réaliste. Ce plan devra prendre en compte aussi les aspects relatifs à l’information. En effet, de nombreuses erreurs commises lors de construction ou d’aménagement entraînent des difficultés importantes pour l’accessibilité des personnes à mobilité réduite en ce compris forcément les personnes déficientes visuelles. Ces erreurs pourraient probablement être évitées si dès la conception, il était tenu compte des écueils potentiels à la circulation des personnes. Le relatif déficit d’information, allié à l’inexistence de sanctions en cas de non-respect des normes pénalise, en quelque sorte, toute progression significative.

En matière d’aménagement des lieux publics notamment, force est de constater que de nouveaux bâtiments publics ont été érigés dans la totale ignorance des normes d’accessibilité. Leur adaptation aux normes peut effectivement s’avérer coûteuse, voire impossible. C’est pourquoi, j’ai la conviction que tout doit être mis en œuvre pour que les bâtiments, qui seront dorénavant construits, soient dès le départ conçus dans le strict respect des normes établies pour assurer leur accessibilité à tous.

Pour cela, plusieurs actions doivent être menées de front : des actions de sensibilisation, d’information, de formation. Il faudra également inventorier les lieux déjà accessibles, en faire largement la publicité et veiller à ce que toute nouvelle construction, par le respect des normes, puisse se retrouver d’emblée dans cet inventaire.

Quoi de plus frustrant pour une personne en situation de handicap que de ne pas disposer d’informations fiables quant à l’accessibilité d’un site ? Trop souvent certains lieux ou attractions se disent accessibles alors que le niveau d’accessibilité ne rencontre pas les nécessités des différentes catégories de personnes à mobilité réduite. Bien souvent l’accessibilité est associée aux « chaisards » alors qu’elle doit être entendue pour l’ensemble des problématiques, en ce compris les déficiences sensorielles. Aussi il est important d’uniformiser les critères et de travailler à la reconnaissance d’un label unique facilement identifiable pour chaque catégorie de personnes.

Ayant en charge le Patrimoine, il m’est apparu important de lancer des actions ponctuelles destinées à mettre le focus sur l’accessibilité. Lors des journées du Patrimoine qui se dérouleront les 12 et 13 septembre prochain, j’ai avec l’Institut du Patrimoine wallon souhaité renforcer l’accessibilité de certains sites par l’organisation de visites adaptées afin que les personnes à mobilité réduite puissent participer à cet événement. Pour ce faire, j’ai demandé la collaboration notamment de l’asbl Access-i et des services de conseils en accessibilité. Ceci n’est qu’un petit pas, mais c’est important car cela peut inciter, par effet de cascade, des gestionnaires de sites à entrer dans la dynamique.

  • Comment comptez-vous mettre en œuvre le plan accessibilité annoncé dans la Déclaration de politique générale du Gouvernement wallon ? Quelles sont les mesures concrètes qui seront prises pour favoriser plus d’accessibilité et d’autonomie aux aveugles et malvoyants ?

L’accessibilité est élément essentiel à la qualité du cadre de vie, c’est une responsabilité sociale, un enjeu d’égalité des chances. En découle bien entendu la participation de tous à la vie en société, comme l’indique l’article 27 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et l’article 9 de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées.

La mise en place d’un plan accessibilité permettra d’offrir une vision transversale et un cadre à toutes les initiatives ponctuelles inscrites dans la DPR. Il apportera une légitimité et un engagement commun du Gouvernement wallon au travers des lignes d’actions communes à suivre par l’ensemble des politiques sur le territoire wallon dans une vision d’intégration des personnes handicapées et de qualité de vie de chacun. J’ai pris l’initiative de rassembler une première fois les représentants des différents secteurs concernés (aménagement du territoire, mobilité, transports, action sociale, emploi, formation, tourisme, sport, éducation, culture) ainsi que les associations comme le CAWaB, Gamah, ANLH et Access-i mais aussi le Centre interfédéral pour l’Egalité des Chances, le Commissariat général au Tourisme (CGT) et l’AWIPH) afin qu’ils puissent prendre connaissance de la question, intégrer les données concernant la situation actuelle et se concerter dans un but commun.

Afin d’informer, de sensibiliser, de former et de conseiller les opérateurs publics, les administrations, les communes, les opérateurs privés, les architectes, etc., dans le but de favoriser la mise en place d’une politique visant à aménager l’environnement dans une logique d’accessibilité universelle, utile à tous les usagers, l’administration conventionne quatre services conseils en accessibilité. De même, plusieurs outils et actions ont été réalisés afin de fournir aux professionnels de la construction et de l’aménagement des conseils dans la conception des voiries, de bâtiments accessibles ou de logements adaptables.

J’aimerais également insister sur l’information du public quant à l’accueil des personnes à mobilité réduite dans le secteur touristique, culturel, sportif, commercial, public ou des activités de plein air. À cet effet, je soutiens, en collaboration avec l’administration et le Commissariat Général au Tourisme (CGT), le développement du référentiel Access-i et la diffusion des évaluations sur le site internet de l’association « www.access-i.be ».

Ce label Access-I vise à informer le tout public des niveaux d’accessibilité des sites ou bâtiments, des événements ou des activités, il prend aussi spécifiquement en compte les besoins du public malvoyant.

Les projets européens menés par l’AWIPH en matière d’inclusion socioprofessionnelle comportent également un volet de sensibilisation et de formation des professionnels de l’emploi à l’accessibilité. Plus spécifiquement, le projet Ergojob a pour objectif d’adapter les situations de travail, que ce soit par des aménagements architecturaux, techniques ou organisationnels, afin de permettre aux employés en situation de handicap d’exercer pleinement leurs compétences.

Arriver à un ensemble cohérent de mesures réalistes prend du temps. Mon objectif étant de présenter au Gouvernement une note d’intention dont les lignes directrices porteraient sur l’amélioration de la réglementation existante, la formation des acteurs et l’information au public. Pour ce faire, des rencontres bilatérales avec l’ensemble des acteurs devront être organisées afin que chacun dans ses compétences propres puisse s’engager à mettre en place des actions qui visent à améliorer l’accessibilité.

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Céline Fremault : Ministre du Collège de la COCOF, chargée des Familles, des Personnes handicapées, de l’Action sociale et des Relations internationales

  • Madame la Ministre, le secteur du handicap n’est pas épargné par les transferts de compétences liés à la dernière réforme de l’Etat, pourriez-vous nous expliquer ce qui va changer ?
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Céline Fremault – ministre en charge de la politique du handicap – Collège de la CoCof

Lors de la 6ème réforme de l’Etat, certaines politiques ont été transférées à l’entité bicommunautaire de Bruxelles, la COCOM. Ces matières sont les allocations familiales, la santé mentale, l’APA (l’allocation pour personnes handicapées âgées) et, pour le secteur du handicap, les aides à la mobilité. Lors de cette législature, un organisme d’intérêt public va être créé afin de gérer ces nouvelles matières. Même si la réforme de l’Etat ne le prévoit pas explicitement, en ce qui concerne les aides individuelles matérielles (voiturettes, …), je suis en faveur d’un rapprochement des aides gérées actuellement par le service PHARE et par ce futur organisme. Ce sera plus simple pour l’utilisateur.

  • Quelles sont vos priorités en matière de politique du handicap pour favoriser l’inclusion des personnes déficientes visuelles au sein de la société ?

L’inclusion des déficients visuels passe par des solutions très concrètes au niveau local. Pour cette raison, pour la Région bruxelloise, j’incite les communes à favoriser les activités des Conseils Consultatifs Communaux existants ou encore à créer. C’est vraiment à cet endroit que les acteurs de terrain peuvent apporter une influence sur des aménagements en cours au niveau des voiries ou des bâtiments publics. Le concept « Handicontact » est central et devrait aussi être promu. L’objectif est de développer une personne au sein de chaque commune qui serait le référent chargé d’orienter au mieux les parents, les personnes handicapées dans leurs démarches administratives et dans leurs diverses recherches. La Commune de Berchem-Sainte-Agathe est à cet égard un bon exemple, parmi d’autres.

  • Comptez-vous élaborer un plan accessibilité comme en Région wallonne ?

Effectivement. A mon initiative, le Gouvernement francophone Bruxellois a d’ailleurs adopté en juillet un « handiplan ». Celui-ci a pour objectif de favoriser la mise en place d’une politique d’handistreaming en Région de Bruxelles-Capitale. Le handistreaming vise à intégrer la dimension «handicap» lors de l’élaboration, de l’exécution et de l’évaluation des politiques menées et soutient l’implication et la collaboration de la société civile aux mesures politiques. Ainsi, la personne handicapée aura accès aux services publics destinés à l’ensemble de la population. Je piloterai une conférence ministérielle permanente avec mes collègues Pascal SMET et Bianca DE BAETS.

  • Quelles sont les mesures concrètes qui seront prises pour favoriser plus d’accessibilité et d’autonomie aux aveugles et malvoyants ?

Dans ce Handiplan, les notions d’accessibilité et celle d’aménagements raisonnables pourront être largement mises en avant pour faire une plus grande place à la personne handicapée. A titre d’exemple, il revient aux différents pouvoirs et services de faire des efforts accrus en termes d’accessibilité des bâtiments, en particulier pour les déficients visuels. Une collaboration avec le Collectif d’association CAWaB sera notamment recherchée. L’objectif est de rendre accessible tous les lieux où doivent se rendre les personnes à mobilité réduite (les cabinets ministériels, les services administratifs, les sites de formation professionnelle,…).

 

JOLYSignal – La signalétique de conception universelle

JOLYSignal est une entreprise citoyenne qui prône une signalétique de conception universelle. Son but est de rendre plus accessibles les lieux ouverts au public : « Ce qui est indispensable à quelques personnes devient utile à tous ». JOLYSignal sera présent lors de la journée portes ouvertes des Amis des Aveugles. Interview de Patrice JOLY son fondateur.

En quoi consiste l’activité de JOLYSignal ?

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Patrice Joly – fondateur de JOLYSignal

Le monde hospitalier que l’on a côtoyé pendant plus de 25 ans ne peut (normalement) laisser insensible quiconque des difficultés que rencontrent quotidiennement les personnes désorientées ou en situation de handicap – difficultés qui sont principalement, la conjonction d’une information pas bien comprise et d’une signalisation inadéquate ou inadaptée..Cette expérience m’a permis de démontrer qu’une signalétique de qualité et appropriée réduit significativement le nombre d’accidents, d’incidents, d’incompréhensions, d’interpellations ou de conflits.

C’est alors que JOLYSignal a vu le jour, en proposant une signalisation qui s’inscrit pleinement dans une démarche citoyenne institutionnelle. Aujourd’hui, concepteur et créateur d’une signalétique sur mesure, JOLYSignal tente de s’adapter à toutes les situations afin de proposer dans chaque projet (nouveau, en cours ou dans un cadre bâti) d’intégrer l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. En d’autres termes, JOLYSignal s’implique dans l’accessibilité des bâtiments et propose une gamme complète de produits universalistes et des services adaptés à tous et à toute situation de handicap (déficiences visuelle, auditive, cognitive ou de mobilité). Plans tactiles et multi-sensoriels, balises d’audio-repérage, tables d’orientation et d’information multi-sensorielle, marquages braille et/ou en relief, bandes d’éveil à la vigilance, bandes d’aide à l’orientation sont autant de produits qui permettent d’apporter une valeur ajoutée à chaque gestionnaire d’établissement qui s’inscrit dans une démarche citoyenne.

Table d'orientation et d'information

Table d’orientation et d’information

Le Bureau d’études de JOLYSignal conseille en accessibilité tout en s’adaptant au(x) secteur(s) d’activité et dès lors propose des solutions de signalétiques statiques et/ou dynamiques destinées au grand public et adaptées à tous. Au-delà de cela, JOLYSignal propose aussi des visuels (intra ou extra-muros, statiques ou dynamiques) d’information et d’orientation, des cadres, des vitrines, des présentoirs, des totems, des enseignes, …, et enfin les pictogrammes sécurité santé !

Qu’entendez-vous par engagement citoyen ?

JOLYSignal s’ouvre au-delà de l’individualisme pour œuvrer concrètement à l’amélioration de la société et au développement de la collectivité aux niveaux local, régional et/ou national. JOLYSignal a le souci des autres et a conscience d’appartenir à une communauté. JOLYSignal s’informe, est sensibilisé, demeure à l’écoute des besoins de tous et investit son engagement dans des domaines qui lui correspondent et pour lesquels il dispose des compétences nécessaires. Il adhère à des valeurs comme l’exclusion sociale, les droits de la personne, la protection de l’environnement, le développement durable et autres enjeux de société.

Vous serez présent à la journée portes ouvertes des Amis des Aveugles, qu’allez-vous présenter ?

Lors de la journée portes ouvertes, nous aurons l’occasion d’exposer :

– Notre Table d’Orientation et d’Information multi-sensorielle évolutive, c’est à dire qu’il s’agit-là d’une représentation spatiale (en 3D) du site des Amis des Aveugles en version statique qui intégrera la parole (innovation technologique pour évoluer vers la version dynamique) ;

Plan du site des Amis des Aveugles

Plan du site des Amis des Amis des Aveugles

Présentation du Plan en 3D lors de la visite de la Reine Mathilde aux Amis des Aveugles - avril 2015

Présentation du Plan en 3D lors de la visite de la Reine Mathilde aux Amis des Aveugles – avril 2015

– Nos balises sonores sur mesure ;

Balise sonore

Balise sonore

– Nos boucles d’induction magnétique sur mesure pour malentendants ;

– Notre accessi-kit – Un équipement qui comprend un bouton d’assistance, une boucle d’induction parlante (pour malentendant et malvoyant) et une balise sonore ;

– L’Ultra-canne 3D – canne pour malvoyant et non voyant équipée de capteurs ultrasons ;

– Nous avons également proposé d’installer, sous forme d’atelier avec l’ETA (entreprise de travail adapté), des BEV (bande d’éveil à la vigilance) et des BAO (bande d’aide à l’orientation) ;

Que pensez-vous de l’accessibilité des villes et communes wallonnes ? Que faudrait-il selon vous, pour les rendre plus accessibles ?

J’aurais tendance à vous dire que nos villes et communes Wallonnes n’en sont NULLE PART et ne montrent pas grand chose pour évoluer positivement vers une accessibilité totale de leurs installations et bâtiments.

Nous savons pertinemment que l’une des grandes préoccupations de notre époque est, sans nul doute, les conditions d’accessibilité des personnes handicapées dans les établissements et installations recevant du public. Mais s’il est désormais établi que favoriser l’accès de tout visiteur à un nombre croissant de services, de professions et de loisirs représente des intérêts évidents pour chacun, la Belgique n’accorde encore que trop peu de dynamisme en regard de ce qu’il se fait chez ses voisins.

Les informations communiquées par le Comité des droits des Personnes Handicapées des Nations Unies ont d’ailleurs bien mis en évidence le manque de possibilité d’intégration, de soutien et d’accessibilité dans les différentes infrastructures belges. Et pourtant, des solutions intelligentes, efficaces et adaptées – souvent très simples – suffisent le plus couramment à améliorer fortement l’accessibilité des Infrastructures, et donc à favoriser l’accueil et l’information de l’ensemble des publics. Il est par exemple très simple d’adapter l’accueil et l’information à chacun « en mettant en place dans les bâtiments et autres installations ouvertes au public une signalisation sous des formes faciles à lire et à comprendre ». (Rappel de la convention des nations Unies – article 9). C’est ici que JOLYSignal contribue efficacement à l’aboutissement d’une accessibilité totale des infrastructures. JOLYSignal, et son Partenaire AEQUIOS, s’inscrivent dans une démarche qui consiste à concevoir et à proposer des solutions statiques et dynamiques adaptées à tous les usagers d’un bâtiment. Cette conception universelle est une stratégie qui vise à proposer des produits finis et de qualité, naturellement accessibles, compréhensibles et utilisables par tous… et parfaitement adaptés à vos besoins.

Interview de JOLYSignal pour Télémb :

http://www.telemb.be/embded_telemb.php?id=16040

Coordonnées :

JOLYSignal
Rue de Carochette, 3 A à 7380 BAISIEUX (Quiévrain) – BELGIQUE
Tél/Fax : +32 (0)65 43 17 39 – Portable : +32 (0)470 540 185
RC MONS (B) : 143652 – TVA : BE 0664 431 687

info@jolysignal.behttp://www.jolysignal.be

Fin du tournage de Coeur en braille de Michel Boujenah

Comme nous vous le racontions dans l’article précédent, Michel Boujenah était en tournage à la Résidence Comtesse Madeleine d’Oultremont pour son prochain film, « Cœur en braille ».

Petite anecdote de tournage : la jeune actrice, Alice Vaillot, qui interprète le rôle de Marie joue elle-même du violon dans le film. Musicienne de talent, elle a eu l’occasion entre les prises d’offrir plusieurs morceaux de violon et de piano aux résidents. Charles Berling qui interprète le rôle du père de Marie s’est aussi prêté au jeu en s’adonnant à quelques improvisations.

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Jules, jeune figurant non-voyant et suivi par le centre de réadaptation de l’association a aussi été initié au piano par Alix.11950355_971794709528452_2094125923619837388_o11953328_971794729528450_6212352304107888514_o

Sur le t-shirt de Jules est écrit « Je ne vois rien mais je m’en fous », signe que ce film ne sera assurément pas un film triste !

Avant de partir, Michel Boujenah s’est prêté à une séance de dédicaces et de photos ouverte aux membres du personnel et aux résidents qui le souhaitaient.Aujourd’hui, la vie à la résidence reprend son cours. La direction remercie les résidents et leur famille pour leur patience ainsi que le personnel pour son dévouement à maintenir le confort des résidents au centre des préoccupations pendant ces trois journées de tournage.

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11148856_971794842861772_3711591918606527677_oSignature de notre livre d’or (juste après la Reine Mathilde)

Il a écrit : « A tous vraiment merci de votre accueil, de votre tendresse, de votre gentillesse. Je reviendrai avec le film. Bisous – Michel Boujenah – PS. Merci à Laurent (le directeur de la Résidence Comtesse Madeleine d’Oultremont)

En images – Reportage de Télémb sur la première journée de tournage :

http://www.telemb.be/embded_telemb.php?id=16564